Naufrage dans la Manche: un rescapé évoque un SOS, les autorités françaises excluent toute négligence

Une migrante porte ses enfants après avoir été aidée par la RNLI (Royal National Lifeboat Institution) sur une plage de Dungeness, sur la côte sud-est de l'Angleterre, le 24 novembre 2021 (Ben STANSALL / AFP)
Une migrante porte ses enfants après avoir été aidée par la RNLI (Royal National Lifeboat Institution) sur une plage de Dungeness, sur la côte sud-est de l'Angleterre, le 24 novembre 2021 (Ben STANSALL / AFP)
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Publié le Samedi 04 décembre 2021

Naufrage dans la Manche: un rescapé évoque un SOS, les autorités françaises excluent toute négligence

  • Le 24 novembre, 17 hommes, sept femmes, deux adolescents et un enfant ont péri dans le naufrage de leur embarcation en route vers les côtes anglaises
  • Un des deux rescapés, Kurde irakien, a affirmé qu'alors que le bateau commençait à se dégonfler, des passagers avaient appelé en vain les autorités britannique et française pour obtenir de l'aide

LILLE: La préfecture maritime française a exclu vendredi qu'un appel de migrants en difficulté dans la Manche n'ait pas été "traité" par ses services, après qu'un rescapé du naufrage du 24 novembre a assuré que les "polices" française et britannique avaient refusé d'agir. 

"Pour ce drame qui a provoqué 27 morts, le centre opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) Gris-Nez n'a eu connaissance de la situation que lors de l’appel passé par un pêcheur en milieu de journée", écrit la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord dans un communiqué à l'AFP.

"Tous les appels reçus par le CROSS" qui pilote les sauvetages dans la zone "sont pris en compte et traités, quel que soit le secteur maritime, les gens sont secourus. Un renvoi de responsabilité entre centres de sauvetage en mer n’est pas réaliste", a-t-elle insisté.

La préfecture souligne "que tous les appels vers les centres de secours sont enregistrés".

Le 24 novembre, 17 hommes, sept femmes, deux adolescents et un enfant ont péri dans le naufrage de leur embarcation en route vers les côtes anglaises, dans des circonstances encore floues.

Dans un entretien avec la chaîne kurde irakienne Rudaw, un des deux rescapés, Kurde irakien, a affirmé qu'alors que le bateau commençait à se dégonfler, des passagers avaient appelé en vain les autorités britannique et française pour obtenir de l'aide.

"Nous avons appelé la police française à l'aide et nous lui avons indiqué que le moteur était cassé", a déclaré cet homme, formellement identifié par la préfecture comme étant l'un des rescapés.

La police française "nous a dit que nous étions dans les eaux britanniques et nous avons appelé la police britannique, qui nous a dit d'appeler la police française. Deux personnes appelaient côté français et britannique. La police britannique ne nous a pas aidés, tandis que la police française a dit: +Vous êtes en eaux britanniques, nous ne pouvons pas intervenir+".

"Il n’y a pas de principe +territorialité+ en matière de sauvetage en mer", a répondu vendredi la préfecture maritime.

Les centre de secours ont reçu "plusieurs centaines d’appels" le 24 novembre, "ce qui a permis de sauver plus d’une centaine de personnes", "dont la personne qui a fait ces déclarations", a-t-elle ajouté.

L'enquête, délocalisée à Paris, est toujours en cours pour faire la lumière sur ce naufrage d'une ampleur inédite et identifier les 27 victimes.


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".