Quatre missiles Houthis ont touché la ville densément peuplée de Marib au Yémen

Des débris sur le site des frappes aériennes de la coalition arabe à Sanaa, au Yémen, le dimanche 5 décembre 2021. (Photo, AP)
Des débris sur le site des frappes aériennes de la coalition arabe à Sanaa, au Yémen, le dimanche 5 décembre 2021. (Photo, AP)
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Publié le Lundi 06 décembre 2021

Quatre missiles Houthis ont touché la ville densément peuplée de Marib au Yémen

Des débris sur le site des frappes aériennes de la coalition arabe à Sanaa, au Yémen, le dimanche 5 décembre 2021. (Photo, AP)
  • Le ministre yéménite de l'Information appelle les États-Unis et l'ONU à condamner les attaques terroristes contre des zones résidentielles
  • Des images sur les réseaux sociaux montrent une fumée épaisse s'échappant des zones bombardées et des gens qui fuient

AL-MUKALLA: Trois civils yéménites ont été blessés lorsque quatre missiles tirés par les Houthis soutenus par l'Iran ont frappé des zones résidentielles de Marib, ville centrale du Yémen, alors que de violents combats font rage à l'extérieur de la ville stratégique, déclarent dimanche des responsables locaux et des habitants. 

De fortes explosions ont secoué la ville après que les quatre missiles ont touché l'aéroport, les quartiers d'Al-Shareka et de Rawdha, indiquent des habitants. 

Des images sur les réseaux sociaux montrent une fumée épaisse qui s'échappe des zones bombardées et des gens qui fuient. 

Le ministre yéménite de l'Information a appelé les envoyés des Nations Unies et des États-Unis au Yémen à condamner les attaques de missiles Houthi et à qualifier le mouvement Houthi d’organisation terroriste. 

« La milice houthie prend constamment pour cible la ville de Marib, qui regorge de millions d'habitants et de personnes déplacées, avec des missiles balistiques pour essayer de faire un grand nombre de victimes parmi les civils. C'est un lâche acte de vengeance », déclare Moammar Al-Eryani sur Twitter. 

Le bombardement de Marib par les Houthis intervient alors que la coalition arabe annonçait qu'elle avait intercepté quatre drones équipés d'explosifs tirés par les Houthis dans les régions du sud de l'Arabie saoudite. 

La coalition déclare également avoir tué plus de 115 Houthis au cours des dernières 24 heures après avoir ciblé leurs emplacements et leurs véhicules militaires avec 19 frappes aériennes dans les provinces de Jouf et Marib, portant le nombre total de décès de Houthis au cours des dernières 48 heures à plus de 175. 

Par ailleurs, de violents combats entre les troupes gouvernementales et les Houthis ont éclaté dimanche dans des zones sensibles au sud de la ville de Marib alors que les Houthis intensifiaient leurs attaques, précise à Arab News un responsable militaire local. 

Le responsable indique que des dizaines de Houthis ont été tués dans des combats dans différents points de la région de Juba et que sept autres se sont rendus aux troupes gouvernementales. 

Les responsables militaires yéménites associent généralement le bombardement arbitraire des Houthis contre la ville de Marib à la mort de chefs militaires rebelles ou aux défaites qu'ils ont subies. 

« Nous pensons qu'un certain nombre de chefs militaires houthis de haut rang ont été tués dimanche dans la province de Marib », dit le responsable. 

Selon le site d'information du ministère de la Défense, le commandant de la 143e brigade d'infanterie à Marib, le brigadier général Thayab Abdul Waded Al-Qibili a déclaré dimanche que les troupes de l'armée avaient tué des dizaines de Houthis et détruit 10 véhicules militaires lors de violents combats à Marib Rowdhat Jehim, saluant au passage l’aviation militaire de la coalition arabe qui a ciblé les renforts militaires houthis sur les champs de bataille au sud de Marib, au Yémen. 

Des milliers de combattants et de civils ont été tués dans la province de Marib depuis février, lorsque les Houthis ont relancé une offensive militaire pour prendre le contrôle de Marib une ville riche en énergie et dernier bastion du gouvernement dans le nord. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.