Saisie record de drogue dans le golfe Arabique par la coalition navale multinationale en 2021

Des marins affectés à la frégate française FS Floréal font l'inventaire d'une cargaison de drogues illicites interceptées depuis un boutre d’origine inconnue, le 3 novembre 2021. (@CMF_Bahrain)
Des marins affectés à la frégate française FS Floréal font l'inventaire d'une cargaison de drogues illicites interceptées depuis un boutre d’origine inconnue, le 3 novembre 2021. (@CMF_Bahrain)
Des marins affectés à la frégate française FS Floréal font l'inventaire d'une cargaison de drogues illicites interceptées depuis un boutre d’origine inconnue, le 3 novembre 2021. (@CMF_Bahrain)
Des marins affectés à la frégate française FS Floréal font l'inventaire d'une cargaison de drogues illicites interceptées depuis un boutre d’origine inconnue, le 3 novembre 2021. (@CMF_Bahrain)
Le 9 février 2020, les autorités américaines ont saisi trois missiles sol-air de type «358» (ci-dessus) et 150 missiles guidés antichars «Dehlavieh». (Département américain de la Justice)
Le 9 février 2020, les autorités américaines ont saisi trois missiles sol-air de type «358» (ci-dessus) et 150 missiles guidés antichars «Dehlavieh». (Département américain de la Justice)
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Publié le Jeudi 09 décembre 2021

Saisie record de drogue dans le golfe Arabique par la coalition navale multinationale en 2021

  • La saisie cumule 6 550 kg d'héroïne, 4 052 kg de méthamphétamine et 56 834 kg de haschich, et a été entièrement détruite
  • Les États-Unis ont également saisi deux grandes caches d'armes iraniennes, comprenant 171 missiles sol-air et huit missiles antichars, destinés aux Houthis

MANAMA/DUBAÏ: La coalition navale multinationale a déclaré avoir saisi plus de 67 tonnes de drogues d'une valeur de plus de 189 millions de dollars (168 millions d’euros) lors d'opérations près du golfe Arabique en 2021, un record pour cette force opérationnelle.

La valeur des drogues saisies par la Combined Task Force (CFT) 150 basée à Bahreïn a dépassé celle des quatre dernières années cumulées, a déclaré Tim Hawkins, porte-parole des Combined Maritime Forces (CMF) qui encadrent la force opérationnelle.

La saisie cumule 6 550 kg d'héroïne, 4 052 kg de méthamphétamine et 56 834 kg de haschich, et a été entièrement détruite, a-t-il déclaré.

Le commandant de la CTF 150, le capitaine de la marine royale néo-zélandaise Brendon Clark, a affirmé que la drogue provenait d'un certain nombre de pays de la région, sans donner de précisions.

«Ce sont des opérations de sécurité maritime empêchant les activités illégales dans la région d'acteurs «non étatiques», a-t-il soutenu.

«Nous agissons ainsi pour avoir une navigation et une pêche commerciales légales, et afin de pouvoir passer et opérer dans la région à l'abri de ces menaces non étatiques», a-t-il ajouté.

La CTF 150 fait partie de la coopération navale des CMF, au sein desquelles 34 pays patrouillent sur 3,2 millions de milles carrés dans les eaux internationales. La marine néo-zélandaise a pris le commandement de la CTF 150 en juillet.

Par ailleurs, les États-Unis ont saisi deux grandes caches d'armes iraniennes, comprenant 171 missiles sol-air et huit missiles antichars, destinés à la milice houthie au Yémen.

Mardi, le ministère américain de la Justice a déclaré que les troupes de la marine avaient saisi les armes de deux navires dans la mer d'Oman, alors qu'elles menaient des opérations de sécurité maritime de routine.

«Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien, organisation  désignée comme terroriste, a organisé ces livraisons d'armes destinées aux Houthis», ajoutait le communiqué.

Environ 1,1 million de barils de produits pétroliers iraniens ont également été saisis dans quatre pétroliers battant pavillon étranger dans ou autour de la mer d'Oman alors qu'ils faisaient route vers le Venezuela, a indiqué le ministère de la Justice.

«Les actions des États-Unis dans ces deux affaires portent un coup dur au gouvernement iranien et aux réseaux criminels soutenant le CGRI», a déclaré le procureur général adjoint Matthew G. Olsen, de la division de la sécurité nationale du ministère de la Justice.

Les produits pétroliers saisis ont été vendus pour plus de 26 millions de dollars (environ 23 millions d’euros), conformément à une ordonnance du tribunal, le produit de la vente étant versé, «en tout ou en partie, au Fonds américain, parrainé par l’État, en faveur des victimes du terrorisme».

Cette opération représente «la plus importante saisie de cargaisons de carburant et d'armes en provenance d'Iran», jamais faite par le gouvernement américain, a indiqué le communiqué.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.