Darfour: 138 morts en trois semaines de violences tribales

Au Darfour, martèle l'ONU, les habitants ont besoin "de nourriture, d'abris et d'accès à l'eau et à des services de santé" (Photo, AFP).
Au Darfour, martèle l'ONU, les habitants ont besoin "de nourriture, d'abris et d'accès à l'eau et à des services de santé" (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 10 décembre 2021

Darfour: 138 morts en trois semaines de violences tribales

  • En trois semaines, deux épisodes meurtriers ont déchiré le Darfour, ravagé par une guerre sanglante à l'époque du dictateur Omar el-Béchir
  • Depuis des semaines, l'ONU ne cesse d'alerter sur les dégâts créés par ces affrontements saisonniers pour les terres, l'eau ou les ressources qui ravagent maisons, champs et récoltes

KHARTOUM: Au moins 138 personnes ont été tuées dans des conflits tribaux au Darfour, rapportent jeudi des médecins, assurant que de nombreux blessés auraient pu être sauvés si l'accès à la santé était meilleur dans cette région du Soudan difficilement accessible aux humanitaires.

En trois semaines, deux épisodes meurtriers ont déchiré le Darfour, ravagé par une guerre sanglante à l'époque du dictateur Omar el-Béchir qui a fait depuis 2003 au moins 300.000 morts et 2,5 millions de déplacés selon l'ONU.

Le premier a été provoqué le 17 novembre par un différend entre éleveurs s'accusant de vols de chameaux dans la région montagneuse du Jebel Moun au Darfour-Ouest. Le second a éclaté samedi avec une dispute qui a dégénéré en bataille rangée à l'arme automatique dans la région de Krink au Darfour-Ouest.

Au total, ils ont fait, selon le dernier bilan du syndicat des médecins du Darfour-Ouest, "138 morts et 106 blessés, dont 25 morts mercredi seulement à Jebel Moun", tandis que l'ONU fait état de plus de 22.000 déplacés, dont plus de 2.000 ont fui au Tchad voisin. 

"De nombreux blessés sont morts parce qu'il leur était impossible de rejoindre un établissement médical à temps et parce que les dispensaires en zone rurale n'ont pas les équipements pour les sauver", a affirmé le syndicat.

Depuis des semaines, l'ONU ne cesse d'alerter sur les dégâts créés par ces affrontements saisonniers pour les terres, l'eau ou les ressources qui ravagent maisons, champs et récoltes dans une région où l'accès des humanitaires est déjà "restreint".

Au Darfour, martèle l'ONU, les habitants ont besoin "de nourriture, d'abris et d'accès à l'eau et à des services de santé". 

Et ce dans un pays où, toujours selon l'ONU, en 2022, 30% de la population aura besoin d'une aide humanitaire, et en premier lieu les 2,9 millions de déplacés, quasiment tous au Darfour.

Dans cette seule région, l'ONU dit avoir recensé "plus de 200 incidents violents" rien qu'en 2021, avec des épisodes récents ailleurs au Darfour de "destruction de villages, de violences sexuelles et de vols de bétail".


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.