Soudan: première visite de la procureure de la CPI au Darfour

La procureure générale sortante de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda. (Photo, AFP)
La procureure générale sortante de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 31 mai 2021

Soudan: première visite de la procureure de la CPI au Darfour

  • Après avoir accompli une première visite au Soudan en octobre 2020, Bensouda est la première cheffe de la CPI à se rendre dans cette région meurtrie
  • «Je salue la résilience et le courage des Darfouris», a déclaré la magistrate dans un tweet de la CPI, qualifiant cette rencontre historique de «productive»

KHARTOUM: La procureure générale sortante de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a entamé dimanche sa première visite au Darfour, région occidentale du Soudan ravagée par deux décennies de guerre civile et faisant l'objet d'une enquête internationale, selon l'agence officielle Suna.

Après avoir accompli une première visite au Soudan en octobre 2020, Bensouda est la première cheffe de la CPI à se rendre dans cette région meurtrie.

Pour la magistrate citée par Suna, visiter le Darfour est « un rêve qui se réalise ».

Le conflit au Darfour a éclaté en 2003 lorsque des membres de minorités ethnique ont pris les armes contre le régime de Khartoum, dominé par la majorité arabe. Il a fait 300 000 morts et 2,5 millions de déplacés, selon l'ONU.

Fatou Bensouda est arrivée dimanche al-Facher, capitale de l'Etat du Darfour-Nord, après avoir rencontré la veille à Khartoum Minni Minnawi, gouverneur du Darfour et chef d'un ancien groupe rebelle, l'Armée de libération du Soudan (ALS).

« Je salue la résilience et le courage des Darfouris », a déclaré la magistrate dans un tweet de la CPI, qualifiant cette rencontre historique de « productive ».

Selon Suna, la responsable s'est rendue dans des camps de déplacés où elle a rencontré des représentants de victimes du conflit.

En 2009, la CPI a lancé un mandat d'arrêt international contre l'ex-président Omar el-Béchir, qui a dirigé le Soudan d'une main de fer pendant trois décennies avant d'être destitué en avril 2019, l'accusant notamment de génocide.

Reconnu coupable de corruption en décembre 2019, l'ancien autocrate de 76 ans est actuellement emprisonné à Khartoum.

Outre Béchir, deux autres suspects, l'ex-gouverneur de l'Etat du Kordofan-Sud, Ahmed Haroun, et Abdel Rahim Mohamed Hussein, ancien ministre de la Défense, sont recherchés par la CPI pour les mêmes motifs. Tous deux sont détenus au Soudan.

Le 24 mai, Ali Kosheib, chef de la milice janjawid --force supplétive du gouvernement soudanais accusée d'exactions durant le conflit du Darfour--, a été reconnu coupable d'y avoir personnellement commis des meurtres, par les procureurs de la Cour installée à La Haye. Il s'était rendu en juin 2020.

En 2020, le gouvernement soudanais de transition s'était engagé à collaborer avec la Cour pour traduire les responsables en justice. Khartoum est depuis en pourparlers avec la CPI sur les modalités de procès pour Béchir et ses collaborateurs mis en cause dans les exactions au Darfour. 

Fatou Bensouda, une Gambienne, va quitter ses fonctions en juin et sera remplacée par l'avocat britannique Karim Khan, spécialiste des droits humains.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.