La Syrie accueillera une conférence arabe sur l'énergie en 2024

La Syrie accueillera une conférence arabe sur l'énergie en 2024 après le vote unanime des membres de l'Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OAPECP) lors d'une réunion virtuelle qui s’est tenue jeudi dernier, indique le ministère de l'Énergie du pays. (Shutterstock)
La Syrie accueillera une conférence arabe sur l'énergie en 2024 après le vote unanime des membres de l'Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OAPECP) lors d'une réunion virtuelle qui s’est tenue jeudi dernier, indique le ministère de l'Énergie du pays. (Shutterstock)
Short Url
Publié le Vendredi 10 décembre 2021

La Syrie accueillera une conférence arabe sur l'énergie en 2024

  • L'annonce fait suite à un vote unanime des membres de l'OAPECP lors d'une réunion virtuelle jeudi
  • Ces derniers mois, les pays arabes ont pris certaines mesures pour améliorer leurs relations avec la Syrie

DAMAS: La Syrie accueillera une conférence arabe sur l'énergie en 2024. C’est ce qu’a annoncé jeudi dernier le ministère de l'Énergie du pays. Il s’agit du dernier geste en date qui montre que des pays arabes sont prêts à reprendre contact avec le gouvernement du président syrien, Bachar al-Assad.

Cette annonce intervient après le vote unanime des membres de l'Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OAPECP) lors d'une réunion virtuelle qui s’est tenue jeudi, indique le ministère. La conférence aura lieu à Damas, précisent un communiqué du ministère sur Facebook et l'agence de presse officielle Sana. C’est le Qatar qui accueillera la conférence de 2023.

Ces derniers mois, les pays arabes ont pris certaines mesures pour améliorer leurs relations avec la Syrie, une décennie après que cette dernière a été expulsée de la Ligue arabe, au début de la guerre civile du pays, en 2011.

Le rapprochement inclut la réouverture de plusieurs ambassades, des visites de responsables arabes à Damas et la restauration de certains liens commerciaux avec ce pays déchiré par la guerre. Ces mesures représentent une reconnaissance des faits sur le terrain: après des années de guerre et malgré le soutien initial de certains pays arabes à son opposition, le gouvernement d'Assad a survécu et ses forces ont repris le contrôle d'une grande partie du pays.

La guerre civile en Syrie a déplacé la moitié de sa population, tué des centaines de milliers de personnes et fait sombrer l'économie du pays.

Avant la guerre, la Syrie produisait 350 000 barils de pétrole par jour et en exportait plus de la moitié. La production, qui tourne désormais en moyenne autour de 24 000 barils par jour, ne couvre qu'une fraction des besoins nationaux. La plupart des champs pétrolifères du pays sont aux mains des forces dirigées par les Kurdes, qui administrent une région autonome dans le nord-est du pays. Le gouvernement d'Assad s'est appuyé sur un allié de premier plan, l'Iran, pour son approvisionnement en pétrole.

Ces dernières semaines, un accord a été signé avec l'Égypte pour étendre le gaz naturel via la Syrie jusqu'au Liban en utilisant un oléoduc arabe qui est hors service depuis une décennie.

L'OAPECP a été fondée à Beyrouth en 1968, avec pour premiers membres l'Arabie saoudite, le Koweït et la Libye. Son siège se trouve au Koweït. L'Algérie, le Qatar, les Émirats arabes unis et Bahreïn l’ont intégrée trois ans plus tard. La charte de cette organisation a ensuite été modifiée dans le but d’inclure des pays où le pétrole constitue une source essentielle de revenus, mais non la principale. La Syrie et l'Égypte ont également rejoint l’OAPECP par la suite.

Le site Internet de l'organisation indique que les réserves totales des États membres sont estimées à 704 milliards de barils par an.

 


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Short Url
  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Short Url
  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.


Plus d’un million de Libanais risquent de souffrir de la faim d’ici août, avertit l’ONU

Les femmes et les enfants continuent d’être touchés de manière disproportionnée. (AFP/Archives)
Les femmes et les enfants continuent d’être touchés de manière disproportionnée. (AFP/Archives)
Short Url
  • Les récents progrès en matière de sécurité alimentaire ont été anéantis par une forte escalade de la violence, replongeant le Liban dans un état de crise, selon des analystes
  • Cette situation intervient alors que les autorités israéliennes émettent un nouvel ordre de déplacement visant 16 zones du sud du Liban, enjoignant les habitants à se rendre dans la ville voisine de Saïda

​​​​​​NEW YORK : Plus d’un million de personnes au Liban risquent de faire face à une insécurité alimentaire aiguë dans les mois à venir, alors que la violence, les déplacements massifs et les difficultés économiques aggravent une situation humanitaire déjà fragile, a averti l’ONU mercredi.

Cette annonce intervient le même jour où les autorités israéliennes ont émis un nouvel ordre de déplacement pour 16 zones situées au sud du fleuve Litani, demandant aux habitants de se relocaliser dans la ville voisine de Saïda.

Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré que ce nouvel ordre accentue les pressions liées aux déplacements à travers le pays, alors que les civils continuent de payer le prix des hostilités en cours.

Les femmes et les enfants restent particulièrement touchés, a-t-il ajouté, avec des rapports faisant état d’une hausse des détresses psychologiques. Beaucoup font face à des difficultés accrues liées au déplacement, à la séparation familiale et à la dégradation des conditions économiques. Les abris surpeuplés augmentent également le risque de violences basées sur le genre, aggravant encore la vulnérabilité des populations déplacées.

« Nous et nos partenaires répondons aux besoins croissants là où l’accès le permet », a déclaré Dujarric aux journalistes à New York, tout en soulignant que les opérations humanitaires restent limitées par un accès restreint aux zones touchées.

La crise est encore aggravée par la détérioration des conditions de sécurité alimentaire. Une nouvelle analyse de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture et du Programme alimentaire mondial conclut que les progrès récents ont été inversés par la récente escalade de la violence, replongeant le Liban dans une situation de crise.

Les dernières données de la Classification intégrée des phases de la sécurité alimentaire indiquent qu’environ 1,24 million de personnes — soit près d’une sur quatre parmi celles évaluées — devraient faire face à une insécurité alimentaire de « phase 3 » (niveau de crise) ou pire d’ici août. Cela signifie que les ménages sont contraints d’adopter des stratégies d’adaptation sévères, comme sauter des repas ou vendre des biens essentiels pour pouvoir se nourrir.

Malgré l’ampleur de la crise, le financement des efforts humanitaires reste gravement insuffisant. L’appel éclair pour le Liban n’a jusqu’à présent recueilli qu’un peu plus de 117 millions de dollars, soit seulement 38 % des 308 millions nécessaires pour répondre aux besoins les plus urgents.

Dujarric a averti que sans un soutien financier immédiat supplémentaire et un meilleur accès humanitaire, la situation risque de se détériorer davantage, exposant des millions de personnes à un risque accru de faim et de précarité dans les mois à venir. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com