Le Pentagone confiant dans ses options militaires pour contrer l'Iran

Le général Frank McKenzie est le commandant militaire américain pour le Moyen-Orient. (Photo, AP)
Le général Frank McKenzie est le commandant militaire américain pour le Moyen-Orient. (Photo, AP)
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Publié le Dimanche 12 décembre 2021

Le Pentagone confiant dans ses options militaires pour contrer l'Iran

  • La lenteur des négociations visant à limiter le programme nucléaire de Téhéran irrite l’Occident
  • L’Iran a enrichi de l’uranium à des niveaux de plus en plus proches de ceux nécessaires pour fabriquer une bombe nucléaire

LONDRES: Le commandant militaire américain pour le Moyen-Orient a déclaré que ses forces disposaient d’une «gamme très solide d’options militaires» pour contrer l’Iran, qui développe actuellement son programme nucléaire et son arsenal de missiles balistiques.

Les tensions entre l’Iran et les États-Unis se sont accrues ces dernières semaines, alors que les négociations à Vienne visant à limiter le programme nucléaire de Téhéran sont au point mort. «Je pense que l’Iran nous sous-estime gravement s’il croit qu’il va pouvoir continuer à attaquer et à faire des victimes en Irak et en Syrie, tout en menant des négociations nucléaires avec nous sans aucune conséquence», a indiqué le général Frank McKenzie au Financial Times.

Reuters a rapporté que le conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, Jake Sullivan, avait été informé en octobre par les dirigeants du Pentagone d’une série d’options militaires disponibles visant à garantir que l’Iran ne soit pas en mesure de produire une arme nucléaire, selon une source proche du dossier.

Les nations occidentales sont de plus en plus irritées par la lenteur des négociations et l’intransigeance apparente de Téhéran sur cette question. Les discussions ont été interrompues pendant plusieurs mois après l’élection du nouveau président iranien, Ebrahim Raïssi, et Téhéran refuse toujours de mener des pourparlers directs avec les États-Unis, préférant recourir à des médiateurs.

L’Iran a intensifié son activité nucléaire ces dernières années, notamment en enrichissant de l’uranium à des niveaux de plus en plus proches de ceux requis pour une bombe nucléaire. Téhéran insiste pour que toutes les sanctions soient levées avant qu’il ne revienne sur ses acquis nucléaires.

M. McKenzie estime que l’engagement diplomatique reste la «première et meilleure solution» pour faire face aux capacités nucléaires et militaires croissantes de l’Iran, y compris la production de missiles et de drones. 

«Soyons bien clairs: notre objectif est que la diplomatie prime en ce moment», a-t-il lancé. «C’est la meilleure voie à suivre pour tout le monde et l’Iran doit simplement s’en rendre compte». La semaine dernière, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne ont accusé Téhéran de revenir sur les compromis convenus lors des six premiers cycles de négociations de cette année, après que les négociateurs iraniens ont soumis de nouvelles propositions qui ne semblaient pas «réalistes».

Un responsable anonyme de l’administration Biden a indiqué au Financial Times qu’étant donné l’avancée du programme nucléaire iranien et la lenteur des négociations, les États-Unis «préparent le terrain pour une tout autre issue».

Selon ce responsable, «si la diplomatie ne peut pas se mettre sur les rails rapidement et si le programme nucléaire de l’Iran continue de s'accélérer, alors nous n’aurons d’autre choix que de prendre des mesures supplémentaires pour restreindre davantage les secteurs qui génèrent des revenus. Nous n’entrerons pas dans les détails pour l’instant».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.