Biden déplore «l'une des séries de tornades les pires» de l'histoire des Etats-Unis

Le président américain a également souligné que les phénomènes météorologiques étaient «plus intenses» avec le réchauffement climatique. (Photo, AFP)
Le président américain a également souligné que les phénomènes météorologiques étaient «plus intenses» avec le réchauffement climatique. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 12 décembre 2021

Biden déplore «l'une des séries de tornades les pires» de l'histoire des Etats-Unis

  • «C'est une tragédie», a-t-il déclaré, «et nous ne savons toujours pas combien de vies ont été perdues ni l'étendue complète des dégâts»
  • Les agences fédérales de réponses aux catastrophes ont déjà commencé à être déployées sur place, a affirmé Joe Biden

WILMINGTON : Le président américain Joe Biden a déploré samedi "l'une des séries de tornades les pires" de l'histoire des Etats-Unis après les ravages constatés dans cinq Etats du pays.

"C'est une tragédie", a-t-il déclaré, "et nous ne savons toujours pas combien de vies ont été perdues ni l'étendue complète des dégâts", alors qu'au moins 83 décès, dont plus de 70 dans le seul Etat du Kentucky, ont déjà été recensés.

Les agences fédérales de réponses aux catastrophes ont déjà commencé à être déployées sur place, a affirmé Joe Biden, qui a promis que "l'Etat fédéral ferait tout ce qu'il peut pour aider".

Six morts dans l'effondrement d'un entrepôt Amazon

EDWARDSVILLE : Au moins six personnes sont mortes dans l'effrondrement d'un entrepôt du géant du commerce en ligne Amazon, a annoncé samedi le chef des pompiers d'Edwardsville (Illinois), où se situe le bâtiment.

"Nous avons identifié 45 membres du personnel qui ont réussi à sortir du bâtiment, un qui a dû être évacué par les airs vers un hôpital de la région pour être traité et six décès", a déclaré James Whiteford lors d'une conférence de presse.

Le chef des pompiers de cette ville de 25 000 habitants a en outre précisé que les opérations de secours s'étaient conclues plus tôt dans l'après-midi, faisant place désormais aux opérations de récupération des corps. 

L'annonce laisse craindre que le bilan de cet effondrement s'alourdisse encore durant les trois jours que les opérations doivent durer.

Une grande partie du toit de l'entrepôt Amazon a été arrachée, tandis qu'un des murs s'est effondré dans le bâtiment.

"Nous sommes profondément attristés par la nouvelle que des membres de notre famille Amazon sont décédés en raison de la tempête à Edwardsville", avait déclaré plus tôt Kelly Nantel, porte-parole d'Amazon.

"Nous continuons de fournir du soutien à nos employés et partenaires dans la zone", avait-t-elle précisé.

Une déclaration d'état d'urgence a déjà été proclamée au Kentucky, a-t-il également précisé, et d'autres pourraient suivre si les gouverneurs des Etats touchés par la catastrophe en faisaient la demande.

Joe Biden a affirmé prévoir se rendre sur place dans le Kentucky, mais a souligné ne pas vouloir "faire obstacle" aux opérations de secours.

Le président américain a également souligné que les phénomènes météorologiques étaient "plus intenses" avec le réchauffement climatique, sans établir toutefois de lien de causalité directe entre le dérèglement climatique et la catastrophe qui a endeuillé vendredi soir le pays.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.