Les motos-taxis du Rwanda à la pointe de la conversion à l'électrique

Une charge de batterie coûte environ 900 francs rwandais (80 centimes d'euros) et permet de parcourir jusqu'à 60 kilomètres, alors qu'un litre d'essence coûte environ 1 000 francs rwandais. (Photo, AFP)
Une charge de batterie coûte environ 900 francs rwandais (80 centimes d'euros) et permet de parcourir jusqu'à 60 kilomètres, alors qu'un litre d'essence coûte environ 1 000 francs rwandais. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 12 décembre 2021

Les motos-taxis du Rwanda à la pointe de la conversion à l'électrique

  • Le projet, financé par le gouvernement rwandais et le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), fait partie d'une campagne nationale ambitieuse visant à réduire les émissions de dioxyde de carbone de 16% d'ici 2030
  • En juillet, le gouvernement rwandais a levé les taxes sur l'importation de véhicules électriques et hybrides ainsi que sur les équipements pour les bornes de recharge

KIGALI : Quand Evode Niyorurema a converti sa moto-taxi vorace en carburant à l'énergie électrique, il n'avait aucune idée qu'il était à la pointe de la lutte contre le changement climatique au Rwanda.

"La raison pour laquelle je suis passé à une moto électrique, c'est parce que je voulais m'éviter les coûts d'essence, qui ne cessent d'augmenter, et aussi le coût d'aller tout le temps au garage pour l'entretien", explique à l'AFP cet homme de 37 ans.

L'entreprise qui a transformé son engin, Rwanda Electric Motors Ltd, a jusqu'à présent converti environ 80 motos-taxis - le moyen de transport public le plus répandu dans la capitale Kigali - et développé 200 autres motos électriques flambant neuves.

Le projet, financé par le gouvernement rwandais et le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), fait partie d'une campagne nationale ambitieuse visant à réduire les émissions de dioxyde de carbone de 16% d'ici 2030, puis d'atteindre 38% de baisse à la fin de la décennie suivante. 

En juillet, le gouvernement rwandais a levé les taxes sur l'importation de véhicules électriques et hybrides ainsi que sur les équipements pour les bornes de recharge, affirmant espérer que cela accélèrerait la transition et "réduirait les émissions de gaz à effet de serre".

Transports publics moteurs

Pour le PDG de Rwanda Electric Motors Ltd, Donald Kabanda, le premier argument à faire valoir est la rentabilité à long terme des véhicules électriques. 

Une charge de batterie coûte environ 900 francs rwandais (80 centimes d'euros) et permet de parcourir jusqu'à 60 kilomètres, alors qu'un litre d'essence coûte environ 1 000 francs rwandais (85 centimes d'euros) pour couvrir 35 kilomètres, souligne-t-il à l'AFP: "Economiquement, c'est avantageux pour les chauffeurs".

D'autres entreprises sont engagées dans ce domaine. Outre Rwanda Electric Motors Ltd, deux autres sociétés basées à Kigali, Ampersand et Safi Moto, assemblent des motos électriques, tandis que le géant allemand Volkswagen a commencé à importer des véhicules électriques en octobre 2019 pour sa plateforme de voitures avec chauffeur Move.

Bien que les taxes sur les véhicules importés non-électriques soient élevées au Rwanda (entre 40 et 80%), la demande en voitures électriques ou hybrides reste faible. 

La société Victoria Motors, basée à Kigali, a indiqué à l'AFP n'avoir vendu que 37 véhicules hybrides en 2019 et 2020, principalement à des ONG et à des entreprises privées. 

Dans un pays où le PIB par habitant est inférieur à 800 dollars (707 euros) selon la Banque mondiale, les véhicules électriques sont hors de portée pour la grande majorité des 13 millions d'habitants. 

Le gouvernement veut donc faire des transports publics le principal moteur de changement.

Les autorités prévoient de convertir à l'électrique 30% des motos, 20% des bus et 25% des mini et micro bus d'ici 2030. 

Mais l'autre défi est le manque de bornes de recharge dans le pays, souligne Evode Niyorurema. "Ces motos sont tellement plus maniables et tellement plus silencieuses comparées aux motos à essence", admet-il: "Le seul problème (...) c'est qu'elles ne peuvent couvrir qu'une distance relativement faible."


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.