JO-2024 de Paris: la cérémonie sur la Seine, «symbole de notre ambition»

Tony Estanguet, président du comité d'organisation de Paris des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, prend la parole lors du 103e Congrès des maires et présidents intercommunaux de France à Paris, le 16 novembre 2021 (Photo,AFP)
Tony Estanguet, président du comité d'organisation de Paris des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, prend la parole lors du 103e Congrès des maires et présidents intercommunaux de France à Paris, le 16 novembre 2021 (Photo,AFP)
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Publié le Lundi 13 décembre 2021

JO-2024 de Paris: la cérémonie sur la Seine, «symbole de notre ambition»

  • «On veut vraiment montrer le meilleur d'un pays et ça fait du sens d'aller en centre-ville»
  • «C'est vraiment une première inédite, avant-gardiste, où on arrive à marier le plus beau de notre histoire, de notre culture, de notre patrimoine»

PARIS: Le patron du comité d'organisation des JO de Paris 2024 (Cojo), Tony Estanguet, estime dans un entretien avec l'AFP que le choix de la Seine pour le défilé de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris dans plus de deux ans, symbolise cette "ambition" d'organiser des Jeux différents, et de marquer l'histoire.  

Q: Tony Estanguet, la Seine sera donc le théâtre de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris, hors d'un stade, une première pour des JO d'été...    

R: "Pour la première fois de l'histoire des Jeux, on va en effet organiser un défilé des athlètes en plein centre-ville, sur la Seine, une arrivée des 10 500 athlètes qui viendront de 206 pays qui vont entrer dans Paris, qui vont traverser Paris d'Est en Ouest pour aller rencontrer, découvrir le plus beau paysage de notre pays avec cette ville, avec ses musées. Je pense au musée d'Orsay, au Louvre, au Grand Palais, les plus beaux ponts aussi, avec ce Pont Neuf qui est le pont le plus historique de Paris, et un parcours de 6 km de long pour aller à la rencontre des Françaises et des Français. Donc c'est vraiment une première inédite, avant-gardiste, où on arrive à marier le plus beau de notre histoire, de notre culture, de notre patrimoine. Une cérémonie extrêmement spectaculaire mais aussi accessible au plus grand nombre y compris de manière gratuite, car ce sera la première cérémonie d'ouverture qui pourra aussi être accessible gratuitement.

Q: Est-ce que vous pouvez nous raconter la genèse de cette idée, comment est-elle née?

R: "Assez tôt dans le projet en fait, après l'obtention des Jeux quand on a créé le comité d'organisation. On remue beaucoup d'idées depuis le début et Paris-2024 essaye de repenser les Jeux, de voir comment notre pays est capable d'organiser des Jeux exceptionnels qui rendent fiers les Français. Cette cérémonie d'ouverture, elle doit être le symbole de cette ambition de Jeux différents, de Jeux créatifs, spectaculaires, populaires. La Seine s'est imposée très rapidement comme étant le plus beau terrain de jeu parce qu'elle offre cette découverte et cette alliance, un mariage entre le meilleur de notre histoire, de notre patrimoine et la célébration des athlètes aussi qui seront au coeur de ce dispositif. On va aussi repenser la participation des athlètes qui seront les premiers à ouvrir la cérémonie d'ouverture. On veut vraiment qu'ils débutent cette cérémonie d'ouverture pour en être les acteurs principaux. Pendant un an en 2021, on a mis en place des groupes de travail, on a eu près de 50 réunions pour vérifier la faisabilité de cette cérémonie d'ouverture en ville. On sent que cette cérémonie est le reflet de notre ambition et elle ouvre un champ de possibles assez magique pour cette cérémonie vue par un milliard de personnes." 

Q: Vous visez 600 000 personnes mais les forces de l'ordre avaient émis des réticences sur cette ambition voulant limiter le public à 250 000 personnes. Vous les avez convaincues?  

R: "On travaille depuis plus d'un an avec l'ensemble des autorités publiques en charge de la sécurité pour trouver justement le bon niveau. On veut accueillir au moins 600 000 personnes aujourd'hui, c'est la jauge qui a été fixée sur 6 km de long de chaque côté de la Seine. Ça fait 12 km de quais accessibles, les quais bas et les quais hauts seront utilisés avec des jauges respectables pour maintenir la sécurité de tous les participants. 600 000 personnes, c'est 10 fois plus que dans un stade et c'est aussi quelque part la garantie pour les athlètes de vivre un moment absolument inoubliable. C'est important pour nous de conditionner la faisabilité de cette cérémonie d'ouverture en ville au fait que la sécurité soit garantie pour tout le monde."

Q: Cette cérémonie, inédite, pourrait-elle marquer l'histoire des JO? 

R: "J'en ai la conviction. Je pense que Paris 2024 tient un nouveau format de cérémonie d'ouverture qui fait sens. On veut vraiment montrer le meilleur d'un pays et ça fait du sens d'aller en centre-ville, de découvrir la ville qui organise les Jeux, d'accueillir les athlètes par des centaines de milliers de supporters qui auront envie de les voir au plus près. Je pense qu'on est en train de repenser complètement le modèle, d'être beaucoup plus créatifs, d'être aussi beaucoup plus populaire. C'est une première inédite et j'espère qu'elle fera date et que tout le monde se souviendra de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Paris 2024." 


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.


Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
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  • Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban"
  • Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban"

TEHERAN: Voici les principaux points du protocole d'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-orient, dont le contenu a été rendu public par Washington et Téhéran:

Cessation permanente des hostilités 

Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban".

Accord final sous 60 jours 

L'Iran et les Etats-Unis "s'engagent à négocier et à conclure l'accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d'un commun accord".

Levée du blocus naval américain 

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours.

Les Etats-Unis s'engagent en outre "à retirer leurs forces des abords de la République islamique d'Iran dans les 30 jours suivant l'accord final".

Réouverture du détroit d'Ormuz 

L'Iran s'engage à "assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d'Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement" et sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d'Ormuz déminé.

Plan de 300 milliards de dollars pour l'Iran 

Les Etats-Unis et leurs partenaires régionaux élaboreront un plan "d'un montant d'au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique" de l'Iran.

Levée des sanctions 

Les Etats-Unis "s'engagent à mettre fin à tous les types de sanctions" unilatérales et internationales contre l'Iran, selon un calendrier qui sera convenu dans l'accord final.

En attendant, les Etats-Unis "s'engagent à rendre pleinement disponibles et utilisables les fonds et avoirs de la République islamique d'Iran gelés ou soumis à des restrictions dès la mise en œuvre du présent protocole d'accord".

De façon immédiate et jusqu'à la levée des sanctions, le département du Trésor américain délivrera "des dérogations pour l'exportation de pétrole brut iranien, de produits pétroliers et dérivés, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions bancaires, les assurances, le transport, etc".

Nucléaire 

L'Iran réaffirme qu'il "ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires".

Le sort de l'uranium enrichi accumulé par l'Iran sera réglé "selon un mécanisme qui sera convenu mutuellement (...) la méthodologie a minima consistant en une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).

En attendant cet accord final, l'Iran "maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire", et les Etats-Unis "n'imposeront aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région".

Signature 

Selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été cruciale, l'accord a été signé électroniquement et à distance jeudi, heure d'Islamabad, par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump.

Une cérémonie de signature est confirmée vendredi en Suisse "pour commémorer cet événement marquant et donner le coup d'envoi des discussions techniques".

Résolution de l'ONU 

L'accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.