20% des Tunisiens veulent émigrer, selon un sondage

Des migrants tunisiens débarquant d'un bateau de la Guardia Costiera sur l’île de Lampedusa, en Italie, le 29 juillet 2020. (AFP)
Des migrants tunisiens débarquant d'un bateau de la Guardia Costiera sur l’île de Lampedusa, en Italie, le 29 juillet 2020. (AFP)
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Publié le Mardi 14 décembre 2021

20% des Tunisiens veulent émigrer, selon un sondage

  • Selon l'étude, près d'une personne sur cinq (19,9%) des personnes interrogées, âgées de 15 ans et plus, a affirmé qu'elle voudrait émigrer pour vivre, travailler ou étudier à l'étranger
  • L'étude a révélé que l'Europe (principalement la France, l'Italie et l'Allemagne) était la première destination de choix pour sept migrants potentiels sur dix, suivie par les pays d'Amérique du Nord et les pays arabes

ROME: Un Tunisien sur cinq aimerait quitter le pays pour trouver un avenir meilleur, révèle un rapport publié par l'Institut national tunisien des statistiques.

Le rapport a été publié en coopération avec l'Observatoire national des migrations et financé par l'Union européenne dans le cadre du programme ProGreS Migration.

Il présente les principaux résultats des premières recherches sur les migrations internationales menées dans le pays entre juillet 2020 et mars 2021, donnant un aperçu de la migration du point de vue de la Tunisie.

Selon l'étude, près d'une personne sur cinq (19,9%) des personnes interrogées, âgées de 15 ans et plus, a déclaré qu'elle aimerait émigrer pour vivre, travailler ou étudier à l'étranger.

Cependant, seulement 14,3% parmi ceux qui ont exprimé le désir de partir ont affirmé avoir déjà un plan pour le faire.

Les principales raisons invoquées pour le choix de l’émigration étaient la recherche d'un travail, de meilleures conditions de travail et l'espoir de construire une vie meilleure.

L'étude a révélé que l'Europe (principalement la France, l'Italie et l'Allemagne) était la première destination de choix pour sept migrants potentiels sur dix, suivie par les pays d'Amérique du Nord et les pays arabes.

La volonté d'émigrer variait considérablement entre les sexes 25,6% des hommes contre 14,7% des femmes.

L'enquête a également révélé que l'intention d'émigrer diminuait avec l'âge. Alors que les plus jeunes exprimaient un fort désir de quitter la Tunisie, les adultes étaient moins intéressés à partir à l'étranger de 39,5% des 15 à 29 ans à 2,2% des personnes dans la soixantaine.

L'intention d'émigrer augmente avec le niveau d'instruction (de 2,7% chez les personnes illettrées à 29,5% chez celles ayant un niveau d’éducation supérieur). Elle est encore plus élevée chez ceux qui ont suivi une formation professionnelle (32,5%).

En ce qui concerne le statut matrimonial, les célibataires et les personnes séparées ou divorcées étaient plus disposés à partir 36,6%, 19,9% et 14,5%, respectivement. L'intérêt était sensiblement plus faible chez ceux qui avaient perdu un conjoint (2,2%) et les couples mariés (9,3%).

Le rapport indique que le chômage représente un facteur déterminant pour les Tunisiens souhaitant partir: 35,8% des chômeurs interrogés ont déclaré vouloir partir, contre 18,5% des personnes ayant un emploi.

Depuis le début de cette année, plus de 10 000 Tunisiens sont arrivés en Italie malgré les efforts communs des gouvernements tunisien et italien visant à contrôler les départs de migrants de ce pays d'Afrique du Nord.

Lorsque les troubles politiques ont commencé en Tunisie, fin juillet, les services de renseignement italiens ont estimé que plus de 15 000 Tunisiens pourraient atteindre l'Italie d'ici la fin de l'année si la situation dans le pays ne s'améliorait pas.

 Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite condamne l'attaque de drone près de la centrale nucléaire d'Abou Dhabi

 Le ministère des affaires étrangères de l'Arabie saoudite a déclaré que l'attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales. (SPA)
Le ministère des affaires étrangères de l'Arabie saoudite a déclaré que l'attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales. (SPA)
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  • Ministère des Affaires étrangères : L'attentat menace la sécurité et la stabilité régionales
  • Le Koweït, le Bahreïn et le chef de la Ligue arabe expriment également leur condamnation

RIYAD: L'Arabie saoudite a condamné une attaque de drone qui a visé un générateur d'électricité aux Émirats arabes unis, situé à l'extérieur du périmètre de la centrale nucléaire de Barakah, dans la région d'Al-Dhafra, à Abou Dhabi.

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que cette attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales, et a exprimé sa solidarité avec les Émirats arabes unis et son soutien à toutes les mesures visant à préserver leur souveraineté, leur sécurité et leur intégrité territoriale, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Les ministères des affaires étrangères du Koweït et de Bahreïn, ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, ont également condamné l'attentat.

Le Koweït a déclaré que le fait de viser des installations nucléaires pacifiques constituait une violation flagrante du droit international et représentait un risque pour les civils, l'environnement et la sécurité.

Bahreïn a réaffirmé sa solidarité avec les Émirats arabes unis et a félicité les forces de défense aérienne d'Abou Dhabi pour leur réponse à la menace.

M. Aboul Gheit a exprimé son soulagement après les déclarations de l'Autorité fédérale de régulation nucléaire des Émirats arabes unis selon lesquelles l'incendie provoqué par l'attaque avait été circonscrit.

L'autorité "a confirmé que l'incendie n'a pas affecté la sécurité de la centrale ou l'état de préparation de ses systèmes essentiels, et que toutes les unités fonctionnent normalement".

Les Émirats arabes unis n'ont pas précisé qui avait lancé le drone ni son territoire d'origine.

L'attaque s'est produite pendant un fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, alors que près de 40 pays préparent des efforts pour rouvrir le détroit d'Ormuz, fermé depuis fin février, ce qui a perturbé les marchés du pétrole et du gaz.


Le ministère de la défense saoudien annonce l'interception de trois drones en provenance de l'espace aérien irakien

Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré que le Royaume prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité. (SPA)
Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré que le Royaume prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité. (SPA)
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  • Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré qu'il prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité
  • M. Al-Maliki a ajouté qu'il prendrait également des mesures pour assurer la sécurité des citoyens et des résidents sur le territoire saoudien

RIYAD: L'Arabie saoudite a déclaré dimanche avoir intercepté trois drones qui avaient pénétré sur son territoire depuis l'espace aérien irakien.

Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré qu'il prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité.

M. Al-Maliki a ajouté qu'il prendrait également des mesures pour assurer la sécurité des citoyens et des résidents sur le territoire saoudien.

Bien que les hostilités dans le cadre du conflit iranien aient été largement réduites depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu en avril, des drones ont été lancés depuis l'Irak en direction des pays du Golfe.


Liban: nouvelles frappes israéliennes malgré la prolongation de la trêve

Des personnes se tiennent au milieu des décombres et des gravats près de bâtiments endommagés et effondrés après des bombardements israéliens nocturnes sur la ville de Tyr, dans le sud du Liban, le 16 mai 2026. (AFP)
Des personnes se tiennent au milieu des décombres et des gravats près de bâtiments endommagés et effondrés après des bombardements israéliens nocturnes sur la ville de Tyr, dans le sud du Liban, le 16 mai 2026. (AFP)
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  • Israël a mené de nouvelles frappes dans le sud du Liban après avoir ordonné l’évacuation de plusieurs villages, malgré la prolongation récente de la trêve entre les deux pays lors de négociations à Washington
  • Les violences continuent d’aggraver la crise humanitaire : plus de 400 personnes ont été tuées depuis le début de la trêve et près d’un million de personnes ont été déplacées au Liban depuis le début du conflit régional

BEYROUTH: Israël mène de nouvelles frappes sur le sud du Liban samedi après avoir ordonné aux habitants de neuf villages d'évacuer, malgré la prolongation d'un mois et demi de la trêve lors de négociations entre les deux pays la veille à Washington.

"Les forces de défense israéliennes ont commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah dans plusieurs zones du sud du Liban", a affirmé l'armée israélienne dans un communiqué.

L'Agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle) a rapporté des frappes sur au moins cinq villages du sud, précédées un mouvement d'exode des habitants vers Saïda, la grande ville du sud, et Beyrouth.

L'armée israélienne avait auparavant ordonné aux habitants de neuf villages des régions de Saïda et Nabatiyé de les évacuer en prévision de frappes.

Ces frappes sur le sud dévasté se poursuivent malgré l'annonce vendredi soir de la prolongation d'une trêve entrée en vigueur le 17 avril entre les deux pays, et qui devait expirer dimanche.

Israël et le Liban mènent des négociations à Washington, les premières depuis des décennies entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à ces négociations et continue de revendiquer des attaques contre l'armée israélienne qui occupe désormais une partie du sud du pays, et épisodiquement contre le nord d'Israël.

Plus de 400 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes au Liban depuis le début de la trêve, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels.

Le Liban a été entraîné dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars et près de 3.000 personnes ont été tuées et plus d'un million déplacées depuis, selon les chiffres officiels.