Algérie/ « Hirak »: nouvelles condamnations à de lourdes peines de prison

Des militants proches du mouvement de protestation populaire « Hirak » participent à une manifestation devant les bureaux des Nations Unies à Genève contre les "arrestations arbitraires" en Algérie, le 23 août 2020 (Photo, AFP)
Des militants proches du mouvement de protestation populaire « Hirak » participent à une manifestation devant les bureaux des Nations Unies à Genève contre les "arrestations arbitraires" en Algérie, le 23 août 2020 (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 28 septembre 2020

Algérie/ « Hirak »: nouvelles condamnations à de lourdes peines de prison

  • Le CNLD, association de soutien aux détenus du « Hirak », a qualifié la sentence d' « incroyable et inadmissible »
  • Selon le CNLD, quelque 60 personnes sont actuellement emprisonnées pour des faits liés à la contestation, la plupart pour des publications sur Facebook

ALGER : La justice algérienne a condamné dimanche Brahim Laalami, une figure du mouvement de protestation populaire « Hirak », à trois ans de prison ferme, a-t-on appris auprès du Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Par ailleurs, Khaled Tazaghart, un ex-député et militant antirégime, a écopé d'un an ferme dans un autre procès, selon la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme (LADDH).

Brahim Laalami comparaissait devant le tribunal de Bordj Bou Arreridj, au sud-est d'Alger, pour sept affaires au total, a précisé à l'AFP Kaci Tansaout, porte-parole du CNLD.

Le CNLD, association de soutien aux détenus du « Hirak », a qualifié la sentence d' « incroyable et inadmissible ».

Brahim Laalami a été à nouveau interpellé le 8 septembre  quelques jours après avoir été libéré de prison à la suite d'une réduction de peine. Il avait été condamné en juillet à 18 mois de prison ferme pour, entre autres, « outrage à corps constitués » et « outrage à fonctionnaire ». 

Ce jeune tailleur était notamment sorti seul à Bordj Bou Arreridj en février 2019 avec une grande pancarte contre la candidature à un 5e mandat de l'ancien président déchu Abdelaziz Bouteflika.

Neuf jours après éclatait le « Hirak ».

Un autre militant du « Hirak », l'ex-député Khaled Tazaghart, a reçu une peine d'emprisonnement d'un an dimanche devant un tribunal de Béjaïa, en Kabylie (Est du pays), a indiqué la LADDH.

Arrêté samedi, Tazaghart a été présenté en comparution immédiate.

Il a été accusé d' « incitation à attroupements », « publications sur les réseaux sociaux portant atteinte à l'ordre publique » et « non respect du confinement sanitaire », a déclaré à l'AFP Said Salhi vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme.

« C'est un verdict qui inquiète, qui nous fait peur. Jusqu'à présent, il n'y avait pas eu de peines aussi lourdes à Béjaïa », a souligné Salhi.

Les autorités ciblent depuis des mois les militants, les opposants politiques, les journalistes et les internautes, multipliant interpellations, poursuites judiciaires et condamnations, afin d'empêcher une reprise du « Hirak », suspendu par la crise sanitaire.

Selon le CNLD, quelque 60 personnes sont actuellement emprisonnées pour des faits liés à la contestation, la plupart pour des publications sur Facebook.

Le « Hirak » est un mouvement de contestation pacifique né en février 2019 d'un immense ras-le-bol des Algériens qui réclament un profond changement du « système » en place depuis l'indépendance (1962).


Le prince héritier saoudien reçoit le lauréat du prix Nobel de chimie 2025, Omar Yaghi

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le professeur Omar Yaghi à Riyad mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le professeur Omar Yaghi à Riyad mercredi. (SPA)
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  • Le prince héritier a félicité Yaghi pour avoir reçu ce prix et lui a souhaité beaucoup de succès pour l'avenir

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi à Riyad le professeur Omar Yaghi, lauréat du prix Nobel de chimie 2025.

Le prince héritier a félicité Omar Yaghi pour cette distinction et lui a souhaité un succès continu, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Le professeur a été récompensé par le prix Nobel de chimie 2025, qu’il partage avec Richard Robson, de l’Université de Melbourne en Australie, et Susumu Kitagawa, de l’Université de Kyoto au Japon.

Les scientifiques ont été distingués pour la création de « constructions moléculaires dotées de vastes espaces permettant la circulation de gaz et d’autres substances chimiques. Ces structures, appelées réseaux métallo-organiques, peuvent être utilisées pour capter l’eau de l’air du désert, piéger le dioxyde de carbone, stocker des gaz toxiques ou catalyser des réactions chimiques ».

Omar Yaghi a exprimé sa gratitude au prince héritier pour cette rencontre ainsi que pour le soutien qu’il a reçu dans ses travaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com