La CNCDH « exhorte » de nouveau la France à rapatrier les enfants détenus en Syrie

Un véhicule, transportant des enfants orphelins de djihadistes français, quitte l'aéroport de Vélizy-Villacoublay le 10 juin 2019 alors que douze enfants nés de familles djihadistes françaises ont été rapatriés des camps en Syrie.(AFP)
Un véhicule, transportant des enfants orphelins de djihadistes français, quitte l'aéroport de Vélizy-Villacoublay le 10 juin 2019 alors que douze enfants nés de familles djihadistes françaises ont été rapatriés des camps en Syrie.(AFP)
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Publié le Vendredi 17 décembre 2021

La CNCDH « exhorte » de nouveau la France à rapatrier les enfants détenus en Syrie

  • Environ 80 femmes françaises, qui avaient rejoint l'organisation Etat islamique, et 200 enfants sont détenus dans les camps kurdes
  • Les autorités françaises maintiennent une politique de retour au cas par cas pour ces enfants, majoritairement des orphelins

PARIS : La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) "exhorte" de nouveau vendredi la France à rapatrier "de toute urgence" tous les enfants français de jihadistes détenus dans les camps du nord-est de la Syrie, ainsi que leurs mères.

La CNCDH, dans cet avis adopté à l'unanimité lors de son assemblée plénière jeudi, souligne que ces enfants, "victimes de la guerre" et "des choix de leurs parents", sont confrontés "à des conditions de vie qui auront des conséquences physiques et psychiques irrémédiables".

"A l’insuffisance de structures sanitaires, d’eau et de nourriture, à l’inadéquation des tentes pour protéger du froid et de la pluie, à l’absence de toute prise éducative de ces enfants délaissés, sont venues s’ajouter des tensions entre des femmes radicalisées et celles qui ont pris leur distance avec l'EI (Etat islamique)", ajoute-t-elle.

"Diverses formes de violences ont été rapportés à la CNCDH (notamment incendies volontaires de tentes, exploitation et mauvais traitements, y compris sexuels, sur les enfants)", ajoute l'institution indépendante qui avait rendu un premier avis similaire le 24 septembre 2019.

Environ 80 femmes françaises, qui avaient rejoint l'organisation Etat islamique, et 200 enfants sont détenus dans les camps kurdes du Rojava, le nord-est syrien.

Les autorités françaises maintiennent une politique de retour au cas par cas pour ces enfants - 35, majoritairement des orphelins, ont été rapatriés jusqu'ici - et considèrent que les adultes devraient être jugés sur place.

Cet avis de la CNCDH intervient après le décès mardi d'une Française de 28 ans détenue au camp de Roj, dans le nord-est syrien, des suites d’un diabète pour lequel elle ne pouvait pas être soignée sur place. Elle laisse orpheline sa fille âgée de 6 ans.

Son avocate Marie Dosé affirme que le gouvernement français a été informé depuis 2019 de son "état de santé catastrophique" et du "caractère d'urgence absolue" de son rapatriement.

La CNCDH souligne que la Belgique, l'Allemagne, l'Italie, le Danemark et la Finlande "ont décidé courant 2021 de rapatrier leurs ressortissants" détenus dans le nord-est syrien.

La commission a mené, du 30 octobre au 3 novembre avec le Conseil national des barreaux et l'association Avocats sans frontières, une mission en Irak et dans le nord-est syrien en vue d'échanger avec les autorités kurdes sur le sort des familles françaises détenues en Syrie.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.