Mises en garde contre la «menace» de laisser des membres de Daech dans des camps syriens «peu sûrs»

On estime qu'environ 70 000 personnes, dont des combattants de Daech, des femmes et 27 500 enfants étrangers, sont actuellement détenues par les Forces démocratiques syriennes dans des camps en Syrie. (AFP)
On estime qu'environ 70 000 personnes, dont des combattants de Daech, des femmes et 27 500 enfants étrangers, sont actuellement détenues par les Forces démocratiques syriennes dans des camps en Syrie. (AFP)
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Publié le Samedi 18 décembre 2021

Mises en garde contre la «menace» de laisser des membres de Daech dans des camps syriens «peu sûrs»

  • Un nouveau rapport suggère la création d'un «tribunal hybride» international pour juger les membres de Daech et rapatrier les enfants
  • Un spécialiste britannique dans la lutte contre le terrorisme affirme que les victimes du groupe méritent que justice soit rendue

LONDRES: Des centres de détention «non sécurisés», dans le nord de la Syrie, détenant des dizaines de milliers de membres de Daech, ont créé un «mini califat» qui constitue une «menace sécuritaire grandissante» pour la région et les pays occidentaux, a mis en garde un nouveau rapport.

Des chercheurs du groupe de réflexion du Royal United Services Institute à Londres ont affirmé que la communauté internationale devait trouver un moyen de résoudre la situation, suggérant de créer un «tribunal hybride», similaire aux systèmes mis en place au Kosovo, au Cambodge et au Timor oriental.

«La réponse internationale actuelle réside dans la solution d’un maintien en cantonnement, mais celle-ci n'est pas durable», ont écrit Sabin Khan et Imogen Parsons, auteurs du rapport RUSI.
«Outre le fait que justice n’est pas rendue à ceux qui ont subi des violences, il existe une menace croissante pour la sécurité.»

Le rapport a ajouté que les autorités locales ne pouvaient pas retenir des détenus «indéfiniment», affirmant que la communauté internationale, à travers l'ONU ou le Forum mondial de lutte contre le terrorisme, devait donner la priorité au jugement et à l'emprisonnement des personnes accusées de violations des droits humains, renvoyer les personnes condamnées de Syrie vers leurs pays d'origine, et rapatrier les enfants ainsi que les personnes vulnérables.

Ne pas le faire, a-t-il ajouté, aurait des conséquences politiques et sécuritaires «générationnelles d’une portée considérable».

On estime qu'environ 70 000 personnes, dont des combattants de Daech, des femmes et 27 500 enfants étrangers, sont actuellement détenues dans des camps en Syrie par les Forces démocratiques syriennes, les détenus étant originaires d'au moins 60 pays différents.

Ces détenus comptent 1 000 personnes du Royaume-Uni et de l'UE sachant que de nombreux États occidentaux refusent de rapatrier leurs ressortissants , entre autres Shamima Begum, née à Londres, qui a été déchue de sa nationalité par le gouvernement britannique en 2019.

Le rapport a obtenu le soutien d’importantes figures de la lutte contre le terrorisme au Royaume-Uni. Sir Mark Rowley, ancien commissaire adjoint de la Metropolitan Police, a déclaré au Times que la situation actuelle en Syrie constituait une «menace dangereuse à long terme», ajoutant que «les victimes décédées et les survivants largement dispersés ont certainement droit à la solution de ce problème».

Suzanne Raine, ancienne directrice du Joint Terrorism Analysis Centre du Royaume-Uni, a ajouté qu'il était important que les membres de Daech soient traduits en justice, au su et au vu de tous. Elle a déclaré au Guardian: «Une impasse comprenant l'impunité pour les auteurs devrait être inacceptable.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.