Royaume-Uni–CCG: un partenariat stratégique indispensable

La ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, pose avec ses homologues et le Secrétaire général du CCG à Chevening, en Angleterre. (@trussliz)
La ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, pose avec ses homologues et le Secrétaire général du CCG à Chevening, en Angleterre. (@trussliz)
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Publié le Mardi 21 décembre 2021

Royaume-Uni–CCG: un partenariat stratégique indispensable

  • Le Royaume-Uni et le CCG travaillent en étroite collaboration dans de multiples domaines, entre autres la politique étrangère, le commerce et le développement
  • Les ministres des Affaires étrangères ont exhorté l’Iran à saisir l’opportunité diplomatique actuelle pour rétablir le Plan global d’action commun

LONDRES: Les ministres des Affaires étrangères des pays membres du CCG et celle du Royaume-Uni ont déclaré que la relation stratégique entre les deux parties était indispensable afin de promouvoir la paix, la sécurité, la stabilité et le développement économique dans la région du Moyen-Orient et même au-delà.

Lundi, la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, a rencontré ses homologues ainsi que le Secrétaire général du CCG à Chevening, en Angleterre.

Lors de l’entretien, les ministres ont convenu que les liens entre le Royaume-Uni et le CCG seraient consolidés dans tous les domaines. Ils se sont également engagés à développer le partenariat dans les domaines émergents, notamment les technologies propres, l’infrastructure digitale et la cybernétique.

Le Royaume-Uni et le CCG travaillent en étroite collaboration dans de multiples domaines, y compris celui du dialogue politique, de la sécurité, de la politique étrangère, du commerce et de l’investissement, et du développement.

Le partenariat redynamisé contribuera à assurer la sécurité des citoyens du Royaume-Uni et de ceux du CCG. Il créera également des opportunités d’affaires et d’emplois, a dit le Bureau des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement (FCDO).

Les États membres du Royaume-Uni et du CCG ont insisté sur l’importance de favoriser les liens entre les peuples – des liens qui constituent un facteur essentiel dans la promotion de la compréhension et un élément-clé de l’innovation, des opportunités d’affaires et des échanges culturels et éducatifs.

Par ailleurs, ils ont réitéré leur engagement à travailler ensemble afin d’identifier les opportunités bilatérales en faveur d’un investissement conjoint dans l’infrastructure, les technologies propres et les pays en voie de développement.

La première étape de cette collaboration consisterait à mettre en place des dispositifs pour aboutir à un partenariat solide et élaborer de potentiels projets d'investissement conjoints.

Les ministres des Affaires étrangères ont salué l'ambitieuse stratégie quinquennale ainsi que l'élargissement de la mission du British Investment International (BII), l'institution britannique de financement du développement.

Le BII jouera effectivement un rôle important dans la proposition du gouvernement britannique d’aider les pays en voie de développement à satisfaire leurs besoins de financement des infrastructures et des entreprises.

Les ministres ont ensuite évoqué la reprise des pourparlers en ce qui concerne le Plan d'action global commun (PAGC) à Vienne et ont souligné que c’était la dernière occasion de rétablir le Plan, étant donné que l'escalade nucléaire continue de l'Iran compromet les avantages de l'accord ainsi que la sécurité régionale et internationale.

Ils ont incité l’Iran à saisir l’opportunité diplomatique actuelle et de rétablir le PAGC, pour éviter de conduire la région et la communauté internationale vers une crise.

Les ministres ont enfin indiqué que la restauration du PAGC ouvrirait la voie vers des efforts diplomatiques plus inclusifs et durables pour garantir la sécurité régionale dans les pays du Golfe qui seraient définitivement exempts d’armes nucléaires.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.