Retour du masque obligatoire à l'extérieur: les Espagnols se font une raison

Au lendemain de l'annonce du retour du masque obligatoire à l'extérieur, les Espagnols faisaient contre mauvaise fortune bon coeur, beaucoup se réjouissant même de la mesure. (Photo, AFP)
Au lendemain de l'annonce du retour du masque obligatoire à l'extérieur, les Espagnols faisaient contre mauvaise fortune bon coeur, beaucoup se réjouissant même de la mesure. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 23 décembre 2021

Retour du masque obligatoire à l'extérieur: les Espagnols se font une raison

  • Dans le centre-ville de Madrid, ils étaient quelques uns jeudi à exposer leur visage au vent
  • La mesure paraît «excellente » à Amadeus Garcia, 82 ans, qui se promène sur la célèbre place de la Puerta del Sol derrière un FFP2

MADRID: "Excellente mesure! Je suis en faveur de tout ce qui peut protéger les gens": au lendemain de l'annonce du retour du masque obligatoire à l'extérieur, les Espagnols faisaient contre mauvaise fortune bon coeur, beaucoup se réjouissant même de la mesure.

Dans le centre-ville de Madrid, ils étaient quelques uns jeudi à exposer leur visage au vent: touristes, cyclistes, fumeurs et quelques autres. Mais la majorité des gens portaient le masque, avant même l'entrée en vigueur de l'obligation vendredi.

La mesure paraît "excellente" à Amadeus Garcia, 82 ans, qui se promène sur la célèbre place de la Puerta del Sol derrière un FFP2. "Tout ce qui va dans le sens de la protection est bien", poursuit-il, expliquant porter le masque "tout le temps". 

Quant aux doutes de certains experts sur l'efficacité d'une telle mesure, rarissime actuellement dans le monde, l'octogénaire les balaye: "il y a des complotistes partout!".

"Ah bon, dans la rue aussi il faut le porter ? Je ne savais pas". En vacances à Madrid, Ramy Azizeh est l'un des rares à avoir le visage dégagé. Il juge que la mesure est bonne et devrait s'exporter à Londres, où vit ce jeune comptable. "On n'aurait pas eu autant de cas: 100 000 en 24H!, dit-il."

Jeannet Prevost, également de passage dans la capitale espagnole, approuve la mesure "préventive, d'autant plus avec ce nouveau variant". Cette pédiatre péruvienne de 62 ans dit avoir été surprise en arrivant à Madrid: "les gens ne mettent pas le masque, ils ne portent pas le double masque comme à Lima. Tiens, regarde là-bas, lui ne le porte pas". 

«Une mesure de Noël»

Devant la bouche de métro, c'est le "dernier jour de liberté" pour Aida García, une avocate de 28 ans qui porte un bonnet sur sa tête. 

"C'est pénible, mais c'est nécessaire, et d'ailleurs, il ne faut pas se dire +allez c'est bon, j'ai le masque, on oublie le reste!+", commente-t-elle.

A partir de vendredi, elle respectera l'obligation, qu'elle considère être "une mesure de Noël" et dont elle espère en grimaçant qu'elle sera levée "en février".

Begonia Gómez, 61 ans, marche au bras de sa fille Cristina Blanco, 23 ans. Elles réajustent le masque qu'elles avaient sur le menton quand on s'approche d'elles.

Le masque dehors? En choeur, elles répondent que c'est "parfaitement inutile". "Les gens ont du bon sens, ils savent comment se comporter s'il y a du monde ou non, comment se protéger...", explique Begonia.

A Barcelone (Catalogne), la deuxième plus grande ville du pays, Lorena Ramos, une infirmière de 34 ans, partage le même avis: "Ca fait suffisamment longtemps que nous vivons avec la pandémie pour savoir comment se comporter quand il y a du monde".

Alberto Díaz, photographe de 34 ans, estime qu'il s'agit d'une "mesure dissuasive pour contrôler d'une manière ou d'une autre autre les fêtes de Noël, une mesure express qui n'a pas vraiment de sens, mais pour dire qu'on fait quelque chose".

En annonçant mercredi le retour du masque à l'extérieur, le Premier ministre Pedro Sánchez a insisté sur le consensus "très large" de cette mesure, réclamée par la majorité des présidents de régions au cours de la réunion extraordinaire convoquée mercredi face à la propagation du variant Omicron.

"L'expérience nous a démontré que, combiné à la vaccination, le masque était fondamental pour prévenir la hausse des infections", a-t-il dit devant la presse.

Championne de la vaccination avec 89,7% des plus de 12 ans totalement vaccinés et déjà plus d'un enfant de 5 à 11 ans qui a reçu sa première dose, l'Espagne a connu une situation hospitalière dramatique au début de la pandémie en 2020. 

Elle a gardé un souvenir amer du premier confinement, l'un des plus strict au monde, qui avait laissé dans son sillage une économie exsangue et une population traumatisée.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com