Irak: démission du gouverneur de Najaf un jour après celui de Nassiriya

Son départ intervient après les virulentes critiques d'un baron de la politique irakienne, le religieux chiite Moqtada Sadr, grand vainqueur des dernières législatives. (Photo, AFP)
Son départ intervient après les virulentes critiques d'un baron de la politique irakienne, le religieux chiite Moqtada Sadr, grand vainqueur des dernières législatives. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 25 décembre 2021

Irak: démission du gouverneur de Najaf un jour après celui de Nassiriya

  • Le gouverneur de Najaf, une des villes sacrées de l'Islam chiite, a annoncé vendredi en conférence de presse sa démission, selon l'agence de presse étatique INA
  • Son départ intervient après les virulentes critiques d'un baron de la politique irakienne, le religieux chiite Moqtada Sadr, grand vainqueur des dernières législatives

NAJAF, Irak : Deuxième démission du genre en 48 heures: le gouverneur de Najaf dans le centre de l'Irak a annoncé vendredi qu'il quittait son poste après des manifestations et des critiques fustigeant mauvaise gestion et corruption dans sa province.

Jeudi, dans le sud pauvre et marginalisé d'un pays pourtant riche en hydrocarbures, le gouverneur de la province de Nassiriya avait lui aussi annoncé sa démission, au lendemain de manifestations violemment réprimées dans ce bastion de la contestation antipouvoir.

Le gouverneur de Najaf, une des villes sacrées de l'Islam chiite, a annoncé vendredi en conférence de presse sa démission, selon l'agence de presse étatique INA.

Son départ intervient après les virulentes critiques d'un baron de la politique irakienne, le religieux chiite Moqtada Sadr, grand vainqueur des dernières législatives.

M. Sadr avait effectué mercredi une visite médiatisée à la mairie de Najaf après "des informations faisant état de faits de corruption et de manquements dans cette institution", selon l'agence INA.

"Nous allons oeuvrer à faire révoquer le gouverneur de Najaf et le remplacer par des moyens légaux", avait lancé M. Sadr.

Vendredi soir, le politicien a salué dans un communiqué la démission, y voyant "un pas dans la bonne voie".

Ces dernières semaines, Najaf a connu des manifestations sporadiques, à l'instar de mobilisations similaires dans la province voisine de Diwaniya, ou encore celle de Nassiriya, les contestataires dénonçant des conditions de vie difficiles et réclamant des emplois pour les jeunes diplômés.

Le Premier ministre Moustafa al-Kazimi avait présidé mercredi une réunion sécuritaire pour discuter de ces manifestations, réitérant la nécessité "de ne pas recourir à la force ni tirer par balles".

Le lendemain, le gouverneur de Nassiriya Ahmed Ghani Khafaji avait présenté sa démission, un jour après des rassemblements durant lesquels trois personnes avaient été blessées par balles, selon une source médicale.

A l'automne 2019, l'Irak a été secoué par un immense et inédit mouvement de protestation qui a vu des milliers de manifestants à travers le pays battre le pavé pour dénoncer pêle-mêle le chômage des jeunes, des infrastructures en déliquescence et la corruption endémique.

Réprimé dans le sang, paralysé par la pandémie, le mouvement s'est essoufflé. Plus de 600 personnes ont été tuées et des dizaines de milliers blessées.


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'il ne permettra pas l'établissement d'un «Etat palestinien à Gaza»

Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
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  • "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas"
  • "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée

JERUSALEM: Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée.

"J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, se vantant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien".

"Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer"  Méditerranée, soit Israël et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés.