USA: Biden insulté à demi-mot lors d'un appel téléphonique pour Noël

Le président et son épouse Jill se sont pliés à la tradition de discuter avec quelques personnes appelant une ligne spéciale pour suivre la tournée du Père Noël, gérée depuis 1955 par le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD). (Photo, AFP)
Le président et son épouse Jill se sont pliés à la tradition de discuter avec quelques personnes appelant une ligne spéciale pour suivre la tournée du Père Noël, gérée depuis 1955 par le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD). (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Samedi 25 décembre 2021

USA: Biden insulté à demi-mot lors d'un appel téléphonique pour Noël

  • Mettant fin à la conversation, le président américain a souhaité "un merveilleux Noël" à son interlocuteur, qui lui a répliqué "je vous souhaite également d'avoir un merveilleux Noël, joyeux Noël" avant d'achever ses propos par "Let's go Brandon".
  • L'extrait vidéo de cet échange est devenu viral sur les réseaux sociaux, certains internautes saluant le président pour être resté impassible

WASHINGTON : Le président américain Joe Biden a été insulté à demi-mot lors d'un appel téléphonique dans le cadre des célébrations de Noël, lorsqu'un père de famille a utilisé une expression codée populaire chez les partisans de l'ancien président Donald Trump.

Le président et son épouse Jill se sont pliés à la tradition de discuter avec quelques personnes appelant une ligne spéciale pour suivre la tournée du Père Noël, gérée depuis 1955 par le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD).

En vidéoconférence depuis la Maison Blanche, ils ont été mis en relation avec un homme disant s'appeler "Jared", père de quatre enfants.

Après avoir discuté brièvement avec les enfants au sujet des cadeaux commandés et les avoir incités à se coucher avant minuit, M. Biden a parlé avec le père de famille soulignant notamment qu'ils avaient tous deux un fils prénommé Hunter.

Mettant fin à la conversation, le président américain a souhaité "un merveilleux Noël" à son interlocuteur, qui lui a répliqué "je vous souhaite également d'avoir un merveilleux Noël, joyeux Noël" avant d'achever ses propos par "Let's go Brandon".

"+Let's go Brandon+, je suis d'accord", a répondu M. Biden, sans autre réaction à cette formule codée qui signifie en réalité "Fu** Joe Biden" ("Biden, va te faire f...").

S'il n'a pas été possible de déterminer dans l'immédiat si le président avait saisi la référence, Jill Biden a en revanche eu un rire gêné et une mimique avec ses yeux.

L'extrait vidéo de cet échange est devenu viral sur les réseaux sociaux, certains internautes saluant le président pour être resté impassible.

Tout a commencé par l'erreur d'une journaliste de la chaîne NBC interviewant début octobre le coureur automobile Brandon Brown après sa victoire sur un circuit Nascar. Elevant la voix pour couvrir la rumeur montant des tribunes, elle lance: "Et vous pouvez entendre les chants de la foule: Vas-y Brandon!".

L'expression "Let's Go Brandon" est rapidement devenue un slogan permettant d'insulter Joe Biden sans prononcer le "F word", mot grossier proscrit.

Outre des partisans lambda de Donald Trump, des responsables politiques républicains de premier ordre ont même repris cette formule.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Short Url
  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Short Url
  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Short Url
  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.