Les Libyens manifestent contre la suppression des élections

Vendredi, des Libyens ont protesté à Benghazi pour dénoncer le report de l'élection présidentielle qui devait se tenir le 24 décembre 2021. (REUTERS/Esam Omran Al-Fetori)
Vendredi, des Libyens ont protesté à Benghazi pour dénoncer le report de l'élection présidentielle qui devait se tenir le 24 décembre 2021. (REUTERS/Esam Omran Al-Fetori)
Des Libyens manifestent dans la ville de Benghazi, le 24 décembre, pour dénoncer le report de l'élection présidentielle. (Photo d'Abdullah Doma / AFP)
Des Libyens manifestent dans la ville de Benghazi, le 24 décembre, pour dénoncer le report de l'élection présidentielle. (Photo d'Abdullah Doma / AFP)
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Publié le Samedi 25 décembre 2021

Les Libyens manifestent contre la suppression des élections

  • Ces manifestations, auxquelles ont appelé des candidats au Parlement et des groupes politiques, mettent en évidence les incertitudes entourant la stabilité précaire de ce pays pétrolifère
  • La commission libyenne chargée des élections a proposé d'organiser les élections présidentielles le 24 janvier, suivies des élections législatives le 15 février

LE CAIRE : Des centaines de personnes ont manifesté dans plusieurs villes de Libye pour dénoncer la suppression de l'élection présidentielle prévue vendredi. Cette décision vient saper les espoirs de sortir ce pays d'Afrique du Nord du chaos qui y règne depuis dix ans.

Ces manifestations, auxquelles ont appelé des candidats au Parlement et des groupes politiques, mettent en évidence les incertitudes entourant la stabilité précaire de ce pays pétrolifère qui abrite des milices et continue d'être divisé entre l'Est et l'Ouest.

La commission libyenne chargée des élections a proposé d'organiser les élections présidentielles le 24 janvier, suivies des élections législatives le 15 février. Toutefois, aucune date officielle n'a été fixée ni approuvée par les différentes factions rivales du pays.

Lors d'un rassemblement à Benghazi, les manifestants ont brandi des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Oui aux élections, non au report ».

« Il faut tenir les élections à la date prévue dans toute la Libye. Nous refusons toute forme de report ou de manipulation de la volonté des Libyens », a déclaré à la foule le militant Mohamed Alorfy.

« Sortez de votre torpeur. Rejoignez les rues et exprimez votre opinion. Obligez-les à respecter votre volonté », a écrit Al-Salhen Al-Nihoom, un candidat au Parlement originaire de Benghazi, sur sa page Facebook.

D'autres villes et villages de l'est de la Libye, dont Tobrouk et Derna, ont connu des rassemblements similaires. La ville de Misrata (ouest du pays), le village de Gatroun (sud du pays) et la ville de Hun (centre de la Libye) ont eux aussi été le théâtre de petites manifestations.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

FAITS MARQUANTS

Les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Italie ont exhorté vendredi les autorités libyennes à choisir au plus vite une date pour la tenue du scrutin et à communiquer les noms des candidats à la présidence.

Nombre de candidats aux élections législatives avaient fait circuler une affiche invitant les gens à se rassembler pour le « vendredi du salut », selon leurs propres termes.

L'affiche énonçait les revendications des manifestants, à savoir fixer le 24 janvier comme date limite pour les élections.


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".