Pourquoi les écoles du CCG pourraient se tourner vers un modèle hybride

De nos jours, les étudiants exigent une plus grande flexibilité au niveau pédagogique, selon un responsable du secteur de l'éducation, alors que les sondages révèlent que les parents ne privilégient pas le même modèle d'enseignement. (AFP)
De nos jours, les étudiants exigent une plus grande flexibilité au niveau pédagogique, selon un responsable du secteur de l'éducation, alors que les sondages révèlent que les parents ne privilégient pas le même modèle d'enseignement. (AFP)
De nos jours, les étudiants exigent une plus grande flexibilité au niveau pédagogique, selon un responsable du secteur de l'éducation, alors que les sondages révèlent que les parents ne privilégient pas le même modèle d'enseignement. (AFP)
De nos jours, les étudiants exigent une plus grande flexibilité au niveau pédagogique, selon un responsable du secteur de l'éducation, alors que les sondages révèlent que les parents ne privilégient pas le même modèle d'enseignement. (AFP)
De nos jours, les étudiants exigent une plus grande flexibilité au niveau pédagogique, selon un responsable du secteur de l'éducation, alors que les sondages révèlent que les parents ne privilégient pas le même modèle d'enseignement. (AFP)
De nos jours, les étudiants exigent une plus grande flexibilité au niveau pédagogique, selon un responsable du secteur de l'éducation, alors que les sondages révèlent que les parents ne privilégient pas le même modèle d'enseignement. (AFP)
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Publié le Dimanche 26 décembre 2021

Pourquoi les écoles du CCG pourraient se tourner vers un modèle hybride

  • L'enseignement combiné, dit hybride, a gagné en popularité depuis que la pandémie de Covid-19 a éclaté
  • Les parents ne partagent pas les mêmes avis sur les bienfaits des cours à distance;ils estiment que cette méthode risque de priver leurs enfants de certaines compétences pratiques

DUBAÏ : L'enseignement à distance et les salles de classe virtuelles sont devenus la norme dans la plupart des régions du monde en proie à la pandémie de Covid-19 qui sévit depuis 2020.

Les informations sont véhiculées par le biais de forums de discussion, de vidéoconférences et de tests en ligne. Quant aux activités éducatives, elles ont été repensées selon différents formats et méthodes qui font appel, pour la plupart, à la technologie informatique via l'Internet.

Les nouveaux variants inquiétants qui émergent, tels que l'omicron, et la recrudescence des cas dans plusieurs régions du monde laissent présager que l'enseignement à distance est loin d'être une solution temporaire ; il est là pour rester.

En Irak, des élèves portant des masques assistent aux cours le premier jour de la rentrée à Mossoul. (AFP)
En Irak, des élèves portant des masques assistent aux cours le premier jour de la rentrée à Mossoul. (AFP)

La pandémie a certes bouleversé le calendrier scolaire de plus de 1,7 milliard d'étudiants dans le monde. Elle a par ailleurs donné un coup de pouce à la numérisation, en transformant la façon dont les élèves étudient, travaillent et communiquent entre eux.

Ce qui n’était au départ qu’une solution temporaire permettant aux écoles et aux universités de boucler l'année scolaire dans le respect d'une distanciation sociale stricte s'impose aujourd'hui comme un élément incontournable de notre système éducatif.

L'enseignement en ligne est désormais intégré aux méthodes pédagogiques. Il vient détrôner les méthodes traditionnelles d'enseignement en classe. On assiste ainsi à la naissance d'un nouveau modèle hybride alliant enseignement en ligne et enseignement présentiel.

Pour un grand nombre d'enseignants des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), ce modèle constitue une approche plus « pragmatique » et plus « économe » pour l'apprentissage au 21e  siècle. Selon Jeffrey Smith, directeur des partenariats entre écoles chez iCademy Middle East, la tendance à l'avenir repose sur l'apprentissage combiné, dit hybride.

« Les étudiants et les familles s'attendent aujourd’hui à une flexibilité plus poussée que celle offerte par l'enseignement traditionnel », explique Jeffrey Smith à Arab News. Il attribue ce changement en grande partie à l'évolution des exigences qui sous-tendent le monde du travail moderne.

Les EdTech – ou technologies de l'éducation – reflètent elles aussi cette nouvelle tendance. En effet, la demande de solutions d'apprentissage en ligne a explosé pendant la pandémie. Le secteur des EdTech est appelé à atteindre une valeur de 404 milliards de dollars en 2025, contre 227 milliards de dollars en 2020.

Dans les universités du Conseil de coopération du Golfe (CCG), la demande de cours en ligne et hybrides avait déjà augmenté bien avant que la pandémie ne survienne. « Les cours en ligne encouragent les étudiants à persévérer, ce qui augmente leurs chances d'obtenir un diplôme et accroît les revenus des universités », explique M. Smith.

Les enseignants et les conférenciers ont eux aussi été contraints de s'adapter aux réalités imposées par la pandémie de Covid-19. (AFP)
Les enseignants et les conférenciers ont eux aussi été contraints de s'adapter aux réalités imposées par la pandémie de Covid-19. (AFP)

Dans le cas de l'Arabie saoudite qui représente le plus grand marché en matière d'éducation parmi les pays du CCG, près de 77 % des cours ont été dispensés à distance tout au long de la pandémie, comme le révèle une étude publiée en juin par Citrix Systems, société de cloud computing (informatique en nuage, NDRL).

L'étude a été réalisée auprès d'un échantillon de cadres supérieurs, de responsables informatiques, d'enseignants et d'administrateurs dans des universités saoudiennes. La majorité des répondants (81 %) considèrent que les méthodes d'apprentissage hybrides amélioreront l'expérience d'apprentissage au cours de la prochaine année universitaire et la moitié d'entre eux estiment que cette nouvelle méthode améliorera considérablement l'apprentissage.

Aux Émirats arabes unis (EAU), au Qatar, à Oman, à Bahreïn et au Koweït, des établissements universitaires de renom se sont également engagés à numériser leur système éducatif.

Comme on pouvait s'y attendre, le marché des technologies éducatives et des salles de classe virtuelles au Moyen-Orient et en Afrique est appelé à atteindre 7,1 milliards de dollars d'ici à 2027, selon une étude de The Insight Partners.

L'Europe compte actuellement la plus vaste communauté EdTech, et plus de la moitié des 20 premières entreprises d'EdTech de l'Europe sont implantées au Royaume-Uni – ce pays est l'un des plus importants fournisseurs de solutions intelligentes en matière d'éducation dans les pays du Golfe.

Firefly en est un exemple : ce portail consulté par plus d'un million d'élèves, d'enseignants et de parents est disponible dans plus de 600 écoles aux Émirats arabes unis (EAU), au Qatar, à Oman et en Arabie saoudite.

Le marché des EdTech et des salles de classe intelligentes au Moyen-Orient et en Afrique devrait atteindre 7,1 milliards de dollars d'ici à 2027. (Photo d'archive AFP)
Le marché des EdTech et des salles de classe intelligentes au Moyen-Orient et en Afrique devrait atteindre 7,1 milliards de dollars d'ici à 2027. (Photo d'archive AFP)

L'Applied Science University (ASU) au Bahreïn atteste de la montée en puissance de l'apprentissage en ligne : après la levée des restrictions imposées par la Covid-19, les étudiants ont eu le choix de retourner au campus ou de poursuivre leurs études à distance pour l'année universitaire 2021.

« 25 % de nos étudiants ont décidé de se rendre au campus contre 75 % qui ont préféré poursuivre leurs études à distance », confie à Arab News Ghassan Aouad, président de l'ASU.

On attache certes une grande importance aux incidences « psychologiques » défavorables que peut avoir la pandémie sur les étudiants. Toutefois, M. Aouad souligne les avantages considérables que présente l'apprentissage en ligne.

« Nous avons dispensé à nos étudiants des connaissances de très grande qualité ; enregistrer tous les cours a sans doute été avantageux », ajoute-t-il.

« La transition vers l'enseignement en ligne a en outre permis de renforcer les connaissances informatiques, la gestion du temps et l'autonomie des étudiants », a-t-il ajouté.

Le modèle hybride comporte bien entendu des inconvénients, dans la mesure où la moitié de la population mondiale – ou presque –  n'a pas accès à l'internet. Les établissements ne possédant pas une bonne infrastructure numérique sont confrontés à des problèmes de technologie, d'accessibilité et de communication entre enseignants, étudiants et parents.

De nombreuses écoles et universités n'étaient pas disposées à faire face à cette transition lorsque la pandémie a frappé. Elles ont été contraintes de se tourner vers l'enseignement en ligne pour survivre.

En effet, un rapport publié récemment par l'Unicef indique qu'au moins 460 millions d'étudiants dans le monde sont incapables de suivre des cours à distance parce qu'ils ne disposent pas des équipements ou des infrastructures nécessaires.

Pour assurer une meilleure intégration, les écoles et les universités redoublent d'efforts pour ramener les étudiants dans les salles de classe. Les EAU ont récemment adopté des protocoles de sécurité visant à retourner à 100% aux cours en présentiel à compter de janvier 2022.

Dans la même optique, le gouvernement saoudien a consacré plus d'un milliard de SAR à la réhabilitation des établissements conformément aux protocoles de sécurité. Cette démarche vise à garantir un retour sans heurts dans les écoles et les universités pour les étudiants et le personnel.

L'Autorité saoudienne des produits alimentaires et pharmaceutiques a approuvé d'administrer le vaccin Pfizer pour les enfants âgés de 5 à 11 ans, ce qui permettra aux élèves de ce groupe d'âge de réintégrer les salles de classe.

Si les modèles d'apprentissage à distance fournissent une réponse adaptée aux défis liés à la pandémie, peu de gens considèrent que les cours traditionnels en classe sont révolus.

Près de la moitié de la population du monde n'a pas accès à l'internet. (AFP)
Près de la moitié de la population du monde n'a pas accès à l'internet. (AFP)

« Je ne pense pas que le modèle hybride reposera à parts égales sur les deux méthodes », affirme M. Aouad. « L'enseignement traditionnel sur le campus continuera de prendre le dessus et comportera un volet virtuel.  Cette combinaison deviendra la norme, surtout pour les cours généraux. En revanche, les étudiants devront se rendre sur le campus pour assister aux cours pratiques ».

Selon lui, les compétences en matière de relations interpersonnelles, d'analyse et de réflexion critique nécessaires aux étudiants pour réussir dans plusieurs professions ne peuvent être transmises au moyen d'une webcam.

De toute évidence, les parents ne partagent pas les mêmes avis sur les bienfaits des cours en présentiel et à distance. Un récent sondage mené par le gouvernement des Émirats arabes unis et auquel 28 171 personnes ont répondu révèle que 59 % des parents privilégient les cours à distance contre 41 % qui sont favorables aux cours en présentiel.

George Tharakan, père d'un garçon de 10 ans qui fréquente l'Apple International Community School à Dubaï, estime que l'apprentissage à distance a amélioré l'interaction entre les membres de la famille, évité les harcèlements en milieu scolaire et permis aux parents d'aider leurs enfants à faire leurs devoirs et leurs activités.

Les compétences en matière de relations interpersonnelles, d'analyse et de réflexion critique nécessaires aux étudiants pour réussir dans plusieurs professions ne peuvent être transmises au moyen d'une webcam. (Photo fournie)
Les compétences en matière de relations interpersonnelles, d'analyse et de réflexion critique nécessaires aux étudiants pour réussir dans plusieurs professions ne peuvent être transmises au moyen d'une webcam. (Photo fournie)

Il reconnait en revanche que les cours en ligne ne permettent pas à son enfant d’interagir avec d'autres élèves, ils l’amènent à privilégier la dactylographie ou la communication verbale au détriment de la rédaction écrite, et l’exposent à des problèmes techniques.

Aaliyah Khan, mère de deux enfants, se dit impressionnée par la transition rapide et sans heurts vers l'apprentissage en ligne au cours de la pandémie. Elle continue toutefois à privilégier l'apprentissage traditionnel dans les salles de classe.

« Les cours doivent être dispensés en ligne uniquement lorsque cela est nécessaire, et ne doivent pas être un choix. Je ne suis pas non plus favorable aux méthodes hybrides, car elles contraignent les élèves à passer beaucoup de temps devant l'écran, et je ne suis pas favorable à cette pratique », explique Mme Khan à Arab News.

« Grâce aux cours en présentiel, les élèves établissent des relations sociales et des liens sains. Voilà pourquoi les êtres humains sont des animaux sociaux. Outre les avantages sociaux que procurent les cours en classe, ils permettent aux élèves de mieux se concentrer et de participer plus activement aux activités pédagogiques ».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

EN CHIFFRES

1,7 milliard d'étudiants ont vu leur éducation interrompue par la pandémie de Covid-19.

 

460 millions de jeunes à travers le monde n'ont pas la possibilité de poursuivre leurs études à distance.

 

404 milliards de dollars sera la valeur du secteur EdTech à l'échelle mondiale d'ici 2025, contre 227 milliards de dollars en 2020.


Le prince Turki Al-Faisal réaffirme la solidité des relations saoudo-émiraties et appelle à se fier aux sources officielles

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  • L’ancien chef du renseignement se dit « optimiste » quant au nouveau Conseil de paix formé par Donald Trump
  • Israël applique le deux poids deux mesures en soutenant le terrorisme tout en accusant les autres de le faire, estime-t-il

ÎLE DE SHURA – MER ROUGE : Le prince Turki Al-Faisal, président du Centre du roi Faisal pour la recherche et les études islamiques, et ancien ambassadeur en Grande-Bretagne et aux États-Unis, a réaffirmé vendredi les « relations fraternelles » entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, appelant le public à « se référer aux sources d’information officielles saoudiennes » plutôt qu’aux publications sur les réseaux sociaux.

« Comme nous l’avons vu, les responsables saoudiens ont réaffirmé les relations fraternelles avec les Émirats arabes unis. Ces liens ne sont pas uniquement politiques, mais profondément enracinés dans l’affection, les liens familiaux et une histoire commune », a-t-il déclaré.

S’exprimant lors de la séance d’ouverture du sommet Investing Is a Sea, organisé par The Family Office, le prince Turki Al-Faisal a affirmé que malgré le bruit sur les réseaux sociaux autour du différend politique entre Riyad et Abou Dhabi sur le Yémen, les relations entre les deux pays demeurent solides. Il s’exprimait lors d’un échange avec le rédacteur en chef d’Arab News, Faisal J. Abbas, modérateur de la session.

« Notre relation avec les Émirats est fondée sur l’intégration, non sur la confrontation, et ce principe s’applique à l’ensemble du CCG », a expliqué Al-Faisal.

« Les divergences d’opinion sont naturelles, y compris au sein de l’Union européenne, mais nous espérons que les utilisateurs des réseaux sociaux s’abstiendront de toute dérive immorale dans ce différend », a répondu Abbas, en référence à ceux qui propagent la haine et les mensonges en ligne.

Les tensions entre les deux pays du Golfe se sont accrues en décembre lorsque les Émirats ont soutenu et approvisionné le Conseil de transition du Sud (STC) yéménite, qui a agi unilatéralement dans une tentative de sécession près de la frontière saoudienne. La coalition dirigée par Riyad pour rétablir la légitimité au Yémen est alors intervenue fermement, ciblant ce qu’elle a qualifié de livraison militaire non autorisée au STC et demandant à Abou Dhabi de retirer tous ses moyens et personnels du Yémen. Peu après, le ministère émirati de la Défense a annoncé qu’il se conformerait à cette demande et qu’il soutenait la sécurité et la stabilité de l’Arabie saoudite.

Malgré cela, une guerre médiatique s’est poursuivie sur les réseaux sociaux des deux côtés, amenant de nombreux observateurs à s’interroger sur la volonté réelle des deux capitales de mettre fin au différend.

S’exprimant lundi depuis Varsovie, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reconnu une « divergence de vues » sur le Yémen, tout en soulignant que la relation entre les deux pays restait « d’une importance cruciale ». Il a insisté sur le fait que « les Émirats se sont totalement retirés du dossier yéménite ».

« Il s’agit d’un élément essentiel de la stabilité régionale, et le Royaume tient toujours à entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis, partenaire clé au sein du CCG », a déclaré le prince Faisal lors d’une conférence de presse en Pologne.

Deux jours plus tard, le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a démenti dans un message publié sur les réseaux sociaux les rumeurs circulant en ligne selon lesquelles le Royaume aurait refusé de recevoir Cheikh Tahnoun ben Zayed Al Nahyan, vice-gouverneur d'Abou Dhabi et conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis.

« Cheikh Tahnoun ben Zayed se rend au Royaume quand il le souhaite, sans avoir besoin d’autorisation. L’Arabie saoudite est sa maison et ses dirigeants sont sa famille », a écrit Al-Dossary.

Le panel d’ouverture de The Family Office a également abordé les évolutions mondiales récentes. Le prince Turki a dit espérer que le Conseil de paix mis en place par le président américain Donald Trump apportera un changement.

« Le rôle de l’Arabie saoudite au sein du Conseil de paix est de poursuivre son soutien à la Palestine, et les déclarations du prince héritier Mohammed ben Salmane à Washington visent toutes à convaincre les États-Unis que la paix doit reposer sur la justice et non sur des principes sélectifs », a-t-il déclaré.

Al-Faisal a déclaré qu'on ne pouvait pas accorder à Israël le « droit à l'autodéfense » tout en refusant ce même droit aux Palestiniens, alors que ce sont eux qui sont attaqués.

Il a rappelé que la position saoudienne a toujours été l’établissement d’un État palestinien avant toute normalisation avec Israël.

Évoquant la visite du prince héritier Mohammed ben Salmane à la Maison-Blanche en novembre dernier, Al-Faisal a affirmé que la position du Royaume repose sur la justice et sur les principes fondateurs de l’Arabie saoudite.

Concernant Israël, le prince Turki a réitéré son point de vue selon lequel Israël applique le deux poids deux mesures, tant dans ses actes que dans son discours.

Interrogé par Abbas sur un article du Times of Israel, signé par la correspondante politique Tal Schneider et publié le 8 octobre 2023, affirmant qu’Israël avait payé le prix, le 7 octobre, de la politique de soutien au Hamas menée pendant 16 ans par Benyamin Netanyahou au détriment de l’Autorité palestinienne, Abbas a demandé : « Ne trouvez-vous pas ironique qu’Israël soutienne publiquement et massivement le terrorisme, puis accuse les autres de faire la même chose ? »

Le prince Turki Al-Faisal a répondu qu’Israël affiche un double standard évident lorsqu’il accuse d’autres pays de soutenir le Hamas et l’extrémisme, alors qu’il est largement connu comme l’un des principaux soutiens du mouvement.

« Il existe un dicton dans le Hedjaz, où j’ai grandi, qui dit : “Il m’a frappé, puis il a pleuré et s’est plaint avant moi.” Les dirigeants israéliens ont maîtrisé cette tactique. Depuis sa création, Israël s’est présenté comme la victime à qui l’on aurait volé ses droits. Cette machine de propagande fonctionne depuis quatre-vingts ans », a-t-il expliqué.

« Je ne suis pas surpris lorsque Netanyahou ou ses partisans affirment aujourd’hui que l’Arabie saoudite adopte une position extrémiste à l’égard du judaïsme ou d’Israël. En réalité, ce sont les actions d’Israël, sous la direction de Netanyahou, qui nous ont conduits à la situation actuelle, où nous assistons à un génocide contre les Palestiniens, non seulement à Gaza mais aussi en Cisjordanie », a-t-il ajouté.

« Netanyahou a récemment déclaré que quiconque souhaitait normaliser ses relations avec Israël devait reconnaître son “droit à l’autodéfense”, accordant de facto à Israël un permis pour sacrifier les Palestiniens », a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La justice allemande saisit des biens dans une enquête pour fraude bancaire au Liban

Les procureurs allemands ont déclaré jeudi avoir saisi des avoirs d'une valeur d'environ 35 millions d'euros (42 millions de dollars) dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent visant l'ancien gouverneur de la banque centrale libanaise, Riad Salameh, et quatre autres personnes. (AFP/Fichier)
Les procureurs allemands ont déclaré jeudi avoir saisi des avoirs d'une valeur d'environ 35 millions d'euros (42 millions de dollars) dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent visant l'ancien gouverneur de la banque centrale libanaise, Riad Salameh, et quatre autres personnes. (AFP/Fichier)
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  • La justice allemande a saisi 35 millions d’euros de biens dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent visant l’ancien gouverneur de la banque centrale libanaise, Riad Salamé
  • Les procureurs l’accusent d’avoir détourné plus de 330 millions de dollars entre 2004 et 2015 ; un tribunal doit désormais statuer sur la confiscation définitive des biens

BERLIN: La justice allemande a indiqué jeudi avoir saisi des biens d'une valeur totale de 35 millions d'euros dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent visant l'ancien gouverneur de la banque centrale libanaise, Riad Salamé, et quatre autres personnes.

Âgé de 75 ans, M. Salamé, qui a dirigé la banque centrale entre 1993 et 2023, fait face à de multiples accusations au Liban et à l'étranger, notamment de détournement de fonds, blanchiment d'argent et évasion fiscale. Il a toujours nié toute malversation.

Dans un communiqué, le parquet a déclaré que "des biens immobiliers commerciaux de grande valeur à Munich et à Hambourg, ainsi que des parts sociales d'une société immobilière à Düsseldorf pour une valeur totale d'environ 35 millions d'euros" ont été saisis.

"Après des enquêtes très approfondies", notamment au Liban, le parquet accuse  M. Salamé, agissant avec son frère Raja Salamé, d'avoir "détourné des fonds d'un montant total de plus de 330 millions de dollars au détriment de la banque centrale libanaise et donc aux dépens de l'Etat libanais, afin de s'enrichir illégalement" entre 2004 et 2015.

Ces fonds provenaient de transactions financières entre la banque centrale libanaise et des banques commerciales au Liban.

L'argent a été blanchi par l'intermédiaire d'une société écran dans les îles Vierges britanniques et utilisé par Raja Salamé et trois autres coaccusés pour des investissements en Allemagne et ailleurs en Europe, selon les procureurs.

Un tribunal de Munich doit désormais décider si les biens saisis peuvent être définitivement confisqués.

Les procureurs allemands ont ouvert leur enquête en 2021 et ont collaboré avec des enquêteurs français et luxembourgeois.

Détenteur de la double nationalité française et libanaise, Riad Salamé avait été arrêté en 2024 au Liban et inculpé pour le détournement présumé de 44 millions de dollars de la banque centrale libanaise, avant d'être libéré en septembre dernier contre le versement d'une caution record.

L’ex-gouverneur est considéré comme l'un des principaux responsables de l’effondrement économique du Liban, que la Banque mondiale a qualifié de l'un des pires de l’histoire récente. Mais il a toujours défendu son bilan, affirmant être un "bouc émissaire".

Il a quitté ses fonctions fin juillet 2023 et répète que sa fortune provient d’investissements privés et de sa carrière antérieure au sein de la société américaine Merrill Lynch.


Après sa rencontre avec le prince Khalid ben Salmane, Graham salue la trajectoire du Royaume

Le sénateur américain Lindsey Graham avec le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane. (X : @LindseyGrahamSC)
Le sénateur américain Lindsey Graham avec le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane. (X : @LindseyGrahamSC)
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  • Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, en visite officielle à Washington

DUBAÏ : Le sénateur américain Lindsey Graham estime que l’Arabie saoudite est « sur la voie de la lumière », dans une déclaration publiée après sa rencontre avec le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, en visite officielle à Washington.

« Mes échanges avec l’Arabie saoudite au cours des deux derniers jours m’ont donné un sentiment de confiance : le Royaume — tout en poursuivant ses propres intérêts — est sur une voie qui mène à la lumière, et non à l’obscurité », a déclaré le sénateur.

Il a également indiqué qu’il se réjouissait de se rendre prochainement en Arabie saoudite.

« Au fil des années, j’ai développé une solide relation de travail avec l’Arabie saoudite. Je sais que le président Trump est un fervent admirateur du prince héritier Mohammed ben Salmane. J’ai été témoin des changements que le prince héritier a adoptés et j’en ai été impressionné », a ajouté Lindsey Graham.

Le sénateur américain a également affirmé qu’après avoir rencontré le prince Khalid, ainsi que le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, plus tôt, « je suis convaincu que l’Arabie saoudite estime que la meilleure chose pour la région est la croissance économique et la prospérité ».

« L’Arabie saoudite souhaite devenir, à l’avenir, une destination de choix, afin que des personnes du monde entier viennent visiter ce que je considère comme un pays remarquable. Le Royaume veut être l’une des forces dominantes dans le domaine de l’IA, ce qui signifie que les esprits les plus brillants afflueront. Je suis convaincu que tel est toujours l’objectif du prince héritier et du Royaume. »

Lindsey Graham a également salué le rôle que le Royaume cherche à jouer en Syrie.

« Ils ont clairement indiqué être l’ami à la fois du gouvernement syrien et du peuple kurde. Cette attitude visant le compromis plutôt que la destruction finira, espérons-le, par l’emporter », a-t-il déclaré.

Le prince Khalid devrait discuter, lors de sa visite, des relations saoudo-américaines et des moyens de les renforcer. Il a déjà rencontré le secrétaire d’État Marco Rubio, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et l’envoyé spécial Steve Witkoff.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com