L'OMS avertit du risque très élevé du variant Omicron

Au Nicaragua, on confectionne des poupées en papier mâché à l'effigie du virus qu'on brûlera le soir du nouvel an pour se débarrasser, selon la tradition, du mauvais sort. (Photo, AFP)
Au Nicaragua, on confectionne des poupées en papier mâché à l'effigie du virus qu'on brûlera le soir du nouvel an pour se débarrasser, selon la tradition, du mauvais sort. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 29 décembre 2021

L'OMS avertit du risque très élevé du variant Omicron

  • La France, le Royaume-Uni, le Portugal et la Grèce ont enregistré des records de contaminations
  • Plusieurs pays ont mis en place de nouvelles restrictions, dont la Finlande qui ferme ses frontières

Le risque lié au variant Omicron dans le monde "reste très élevé", a prévenu mercredi l'Organisation mondiale de la Santé, tandis que la France, le Royaume-Uni, le Portugal et la Grèce enregistraient des records de contaminations. 

Plusieurs pays ont mis en place de nouvelles restrictions, dont la Finlande qui ferme ses frontières aux étrangers non vaccinés.

"Le risque global lié au nouveau variant préoccupant Omicron reste très élevé", a noté l'OMS dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire, en dépit de données préliminaires suggérant un moindre risque d'hospitalisation lié à Omicron. 

"Des preuves fiables montrent que le variant Omicron possède un avantage de croissance par rapport au variant Delta avec un rythme de doublement de deux à trois jours".

La France, le Royaume-Uni, le Portugal et la Grèce ont enregistré mardi de nouveaux records de cas quotidiens de Covid-19, preuve selon les autorités de la progression fulgurante d'Omicron.

En France, ce sont près de 180.000 cas qui ont été recensés dans les dernières 24 heures. Record quotidien également au Royaume-Uni, l'un des pays européens les plus touchés par la pandémie, avec près de 130.000 contaminations en Angleterre et au Pays de Galles. En Grèce, le nombre de cas a plus que doublé par rapport à lundi.

L'Argentine a elle aussi vu une spectaculaire propagation du virus, avec près de 34.000 nouvelles contaminations au cours des dernières 24 heures, 10.000 de plus que la veille et six fois plus qu'il y a une semaine, mais le gouvernement a pour l'heure écarté de nouvelles mesures restrictives.

"Une hausse rapide d'Omicron, comme celle que nous observons dans plusieurs pays, même si elle se combinait avec une maladie légèrement moins grave, entraînera tout de même un grand nombre d'hospitalisations, notamment parmi les non-vaccinés", a déclaré à l'AFP Catherine Smallwood, une des principales responsables de l'OMS Europe.

La spécialiste a appelé à prendre les données préliminaires sur un risque moindre d'hospitalisation "avec prudence" car pour l'heure les cas observés concernent surtout des "populations jeunes et en bonne santé dans des pays avec des taux élevés de vaccination".

Les autorités sanitaires américaines ont averti que les tests antigéniques de dépistage du Covid-19, qui ont l'avantage de délivrer un résultat en quelques minutes seulement, sont moins sensibles au variant Omicron qu'aux variants précédents et donc plus susceptibles d'indiquer un résultat négatif malgré une infection.

Le président Joe Biden a levé à compter du 31 décembre l'interdiction d'entrée aux Etats-Unis des voyageurs venant de huit pays d'Afrique australe, région où est apparu ce variant, désormais présent à travers le monde.

Outre le Portugal, Omicron domine également désormais les infections aux Pays-Bas, où les autorités ont mis en garde contre "une augmentation du nombre d'admission dans les hôpitaux", et en Suisse (envrion 55% des cas).

Face à ces incertitudes, plusieurs pays ont imposé de nouvelles restrictions.

La Chine, qui enregistre un nombre record de contaminations à moins de 40 jours des JO d'hiver de Pékin, a confiné mardi plusieurs dizaines de milliers de personnes supplémentaires.

La ville de Xi'an (nord) était soumise mardi à une sixième journée de stricte quarantaine après un rebond épidémique limité.

A 300 km, plusieurs dizaines de milliers d'habitants d'un district de la ville de Yan'an ont reçu à leur tour consigne de rester chez eux et les entreprises de fermer leurs portes.

La Chine a fait état mardi de 209 nouveaux malades en 24 heures, le nombre le plus important depuis 21 mois.

La Suède exige à partir de ce mardi un test Covid négatif à tous les voyageurs arrivant sur le territoire. La Finlande a décidé d'aller plus loin en n'autorisant l'entrée sur son territoire qu'aux voyageurs étrangers munis d'un test Covid-19 négatif et pouvant prouver une vaccination complète ou une infection passée.

L'Afrique du Sud, qui avait annoncé la semaine dernière la fin du traçage des cas contact de personnes testées positives au Covid-19, est revenue sur cette décision.

En France, de nouvelles règles d'isolement pour les malades et leurs contacts seront fixées par le gouvernement "d'ici la fin de semaine", a annoncé lundi le Premier ministre Jean Castex.

Et en Allemagne, une nouvelle batterie de mesures est entrée en vigueur mardi. Les réunions privées de plus de dix personnes - même vaccinées ou guéries - sont interdites. Pour les non-vaccinés, la limite tombe à deux membres de foyers différents.

Toutes les compétitions sportives se dérouleront à huis clos, ce qui devrait concerner le championnat d’Allemagne lorsqu'il reprendra le 7 janvier.

Dans un arrêt publié mardi, la Cour constitutionnelle allemande a imposé à l’État de prendre des dispositions législatives pour protéger l'accès aux soins intensifs des personnes handicapées en cas de "tri" médical imposé par la pandémie.

En Belgique, le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative, a lui suspendu mardi la récente décision gouvernementale de fermer théâtres et salles de spectacle, estimant que la nécessité n'en avait pas été démontrée.

La pandémie de Covid-19 a fait au moins 5.404.577 morts dans le monde depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles mardi à 11h GMT. 


Téhéran veut garder le contrôle d'Ormuz, fin du round de négociations

Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
  • Le responsable américain, ainsi que le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont quitté lundi le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, au terme d'un marathon de 18 heures
  • En attendant, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions dans le détroit d'Ormuz ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que la voie resterait "administrée" par son pays, selon des propos rapportés mardi par Irna

BURGENSTOCK: Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Ces discussions ont permis de poser des "bases très solides pour aboutir à un accord final réussi", s'est félicité lundi le vice-président américain JD Vance, les Etats-Unis annonçant dans la foulée une suspension de deux mois des sanctions sur le pétrole iranien.

Le responsable américain, ainsi que le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont quitté lundi le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, au terme d'un marathon de 18 heures, laissant à des diplomates le soin de poursuivre des discussions "techniques" sur place.

Celles-ci se sont également achevées et les pourparlers se poursuivront ultérieurement au sein de groupes de travail, a indiqué mardi la diplomatie iranienne à l'agence officielle Irna.

En attendant, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions dans le détroit d'Ormuz ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que la voie resterait "administrée" par son pays, selon des propos rapportés mardi par Irna.

Le passage par Ormuz, où transite en temps normal 20% du pétrole et du GNL mondial, était libre de tout contrôle avant le déclenchement par les Etats-Unis et Israël le 28 février de la guerre contre l'Iran.

Mais "l'administration du détroit d'Ormuz ne redeviendra jamais ce qu'elle était avant la guerre", a assuré M. Ghalibaf, martelant que "l'Iran administrera" celui-ci.

L'Iran a par ailleurs indiqué mardi avoir conclu en Suisse avec les Américains un accord pour le déblocage "immédiat" de 12 milliards d'avoirs iraniens gelés.

Ceux-ci seront libérés "en deux tranches de 6 milliards", a détaillé auprès d'Irna le chef de la délégation iranienne chargé des discussions techniques, le vice-ministre de Affaires étrangères Kazem Gharibabadi.

M. Vance avait souligné que son pays s'assurerait qu'un éventuel déblocage d'avoirs iraniens "ne servirait pas à financer le terrorisme".

Ghalibaf à Oman 

Le cycle de négociations entamé ce week-end en Suisse nourrit les espoirs d'un règlement durable du conflit et a fait retomber le cours du baril de Brent de la mer du Nord sous la barre des 78 dollars, loin des plus de 126 dollars atteints au paroxysme de la guerre.

Les négociations, où le Pakistan et le Qatar jouent un rôle de médiation, doivent aboutir à un document final sous un délai de 60 jours renouvelables.

Dans ce cadre, le président iranien, Massoud Pezeshkian, doit effectuer une visite d'Etat à Islamabad mardi, selon la diplomatie pakistanaise.

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio est pour sa part attendu de mardi à jeudi aux Emirats arabes unis, à Bahreïn et au Koweït, selon son ministère.

Et l'équipe de négociateurs iraniens, emmenée par M. Ghalibaf, s'est rendue de son côté à Oman pour parler précisément de la gestion du détroit d'Ormuz, selon Irna.

Pressé de mettre un terme à un conflit qui pèse sur le pouvoir d'achat de ses citoyens, Washington a multiplié les gestes envers Téhéran.

Concernant le pétrole, principale ressource de la République islamique, "toutes les transactions" concernant la production, la vente et le transport d'hydrocarbures d'origine iranienne "sont autorisées jusqu'au 21 août", a détaillé le ministère américain des Finances.

Selon M. Vance, Téhéran a accepté d'inviter à nouveau des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), ce que l'Iran n'a pas confirmé.

"Premier test réel" 

Mises en place par l'accord de 2015 déchiré par M. Trump en 2018, ces inspections avaient été suspendues par l'Iran après les bombardements israélo-américains de ses installations en juin 2025.

Les inspecteurs de l'AIEA n'ont depuis pas pu visiter les sites touchés, laissant planer le doute sur l'état des stocks d'uranium hautement enrichi de la République islamique, un point de contentieux majeur avec Washington.

Téhéran a toujours nié chercher à se doter de l'arme nucléaire, tout en restant inflexible sur son droit à exploiter une filière nucléaire civile complète.

Sur le front libanais, que Téhéran a insisté pour associer aux discussions, une "cellule de gestion des conflits" va être mise en place pour faire cesser les combats entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre début mars.

Lundi, le président libanais Joseph Aoun a ainsi fait savoir avoir reçu un appel de M. Vance au sujet de "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard".

L'offensive au Liban, destinée selon Israël à empêcher les attaques du Hezbollah, a fait plus de 4.100 morts selon les autorités et plus d'un million de déplacés.

Pour le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, le respect de ce cessez-le-feu sera "le premier test réel" de la solidité du protocole d'accord américano-iranien.


Pourparlers Iran-Etats-Unis : «des bases très solides» en vue d'un accord final, selon JD Vance

Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
  • "Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis
  • Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna

BURGENSTOCK: Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance.

"Nous avons posé des bases très solides pour aboutir à un accord final réussi. L'accord final, c'est la maison. Nous en avons posé les fondations. Nous n'avons pas encore construit la maison, mais nous avons posé des bases solides pour atteindre une issue favorable pour le peuple américain", a-t-il déclaré aux journalistes.

Après la signature d'un protocole d'accord la semaine dernière et un démarrage dans le chaos, ces négociations, lancées dimanche dans le complexe hôtelier du Burgenstock, dans les Alpes suisses, doivent aboutir, sous un délai de 60 jours renouvelables, à un document final.

"Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis.

Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna.

Des négociations vont toutefois se poursuivre au niveau technique.

"Nos équipes, en collaboration avec les Iraniens, les Qataris et les Pakistanais, ont réalisé d'importants progrès hier. Elles continueront à travailler au niveau technique avec les équipes présentes ici au Burgenstock", a indiqué JD Vance.

"Ces négociations techniques se poursuivront ensuite au cours des semaines et des jours à venir. Nous voulions mettre en place une structure pour garantir une supervision politique adéquate", a-t-il ajouté.


Iran et Etats-Unis s'accordent sur une feuille de route pour un accord définitif sous 60 jours

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient
  • "La médiation pakistanaise et qatarie a permis des progrès majeurs afin de mettre un terme à la guerre au Liban"

BURGENSTOCK: Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, lors de leur première séance de négociations en Suisse, ont annoncé lundi les médiateurs pakistanais et qatari.

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint.