Les principaux disparus en France en 2021

   Les funérailles du défunt acteur français Jean Paul Belmondo à l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris le 10 septembre 2021. (AFP).
 Les funérailles du défunt acteur français Jean Paul Belmondo à l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris le 10 septembre 2021. (AFP).
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Publié le Mercredi 29 décembre 2021

Les principaux disparus en France en 2021

  • Nathalie DELON, 79 ans, actrice et ex-épouse d'Alain Delon
  • Nikita MANDRYKA dit MANDRYKA, 80 ans, auteur de BD

PARIS : De Jean-Paul Belmondo à Bernard Tapie, voici quelques-unes des personnalités disparues en France en 2021.

JANVIER

- 10: Hubert AURIOL, 68 ans, ancien pilote et directeur du rallye Dakar

- 10: Georges PERNOUD, 73 ans, journaliste, présentateur de "Thalassa"

- 13: Marielle de SARNEZ, 69 ans, députée, ancienne ministre, bras droit de François Bayrou

- 18: Jean-Pierre BACRI, 69 ans, acteur et scénariste, éternel "ronchon" du cinéma français

- 21: Jean GRATON, 97 ans, créateur de BD ("Michel Vaillant")

- 21: Nathalie DELON, 79 ans, actrice et ex-épouse d'Alain Delon

- 21: Rémy JULIENNE, 90 ans, cascadeur, décédé des suites du Covid-19

grands disparus

FÉVRIER

- 8: Jean-Claude CARRIERE, 89 ans, écrivain et scénariste oscarisé

-16: David GRAMMONT dit TONTON DAVID, 53 ans, chanteur, figure du reggae

-19: Philippe CHATEL, 72 ans, chanteur, auteur du conte musical "Emilie Jolie"

MARS

- 4: Paulette GUINCHARD-KUNSTLER, 71 ans, ancienne députée PS et ex-ministre

- 5: Patrick DUPOND, 61 ans, ex-danseur étoile de l'Opéra de Paris

- 6: Renée DORIA, 100 ans, doyenne des chanteurs lyriques français

- 7: Olivier DASSAULT, 69 ans, député LR et capitaine d'industrie, mort dans un crash d'hélicoptère

- 25: Bertrand TAVERNIER, 79 ans, réalisateur ("Coup de Torchon", "L.627"...)

- 30: Gérard FILIPPELLI, 78 ans, acteur, membre des Charlots

AVRIL

- 1er: Patrick JUVET, 70 ans, chanteur des années disco ("Où sont les femmes ?", "I love America")

- 22: Marc FERRO, 96 ans, historien, spécialiste de la Russie et du cinéma

- 24: Yves RENIER, 78 ans, acteur, interprète du "Commissaire Moulin" pendant des années à la télévision

MAI

- 22: Robert MARCHAND, 109 ans, doyen des cyclistes, détenteur de nombreux records

- 31: Romain BOUTEILLE, 84 ans, auteur de théâtre, acteur, cofondateur du Café de la Gare

 

JUIN

- 13: Nikita MANDRYKA dit MANDRYKA, 80 ans, auteur de BD

 

JUILLET

- 6: Axel KAHN, 76 ans, généticien et essayiste, président de la Ligue contre le cancer

- 10: Jean-Michel DUBERNARD, 80 ans, professeur de médecine, ex-député, pionnier de la transplantation

- 11: Renée DORLEAC, 109 ans, comédienne, doyenne des actrices françaises, mère de Catherine Deneuve

- 14: Christian BOLTANSKI, 76 ans, plasticien et photographe

- 16: Roger FAUROUX, 94 ans, capitaine d'industrie (Saint-Gobain) et ministre de l'Industrie de Mitterrand

- 20: Françoise ARNOUL, 90 ans, actrice, vedette du "French Cancan" de Jean Renoir

- 22: Michel LORAIN, 87 ans, ancien chef triplement étoilé

- 23: Jean-Yves LAFESSE, 64 ans, humoriste

- 27: Jean-François STEVENIN, 77 ans, acteur et réalisateur

- 30: Jacob DESVARIEUX, 65 ans, chanteur, père du zouk, décédé des suites du Covid

SEPTEMBRE

- 1er: Jean-Denis BREDIN, 92 ans, avocat engagé, écrivain et académicien

- 6: Jean-Pierre ADAMS, 73 ans, ex-joueur des Bleus, surnommé "Le Roc", mort après 39 ans de coma (accident d'anesthésie)

- 6: Jean-Paul BELMONDO, 88 ans, surnommé Bébel, acteur populaire et monument du cinéma français aux 80 films

- 9: Lucette MICHAUX-CHEVRY, 92 ans, figure politique de la Guadeloupe, ancienne ministre

- 15: Marthe MERCADIER, 92 ans, comédienne, reine du boulevard

- 19: Françoise BERNARD, 100 ans, icône de la cuisine familiale française

- 24: Paul QUILES, 79 ans, ancien ministre socialiste, figure de la Mitterrandie

OCTOBRE

- 2: Michel TUBIANA, 69 ans, avocat, ancien président de la Ligue des droits de l'Homme

- 3: Bernard TAPIE, 78 ans, ancien homme d'affaires, ministre, acteur, patron de presse et dirigeant de club de football

- 5: Jules THEOBALD, 112 ans, doyen des Français depuis 2019

- 7: Etienne MOUGEOTTE, 81 ans, homme de médias (TF1, Le Figaro)

- 12: Hubert GERMAIN, 101 ans, résistant, député, ministre de Pompidou, ultime survivant des 1.038 Compagnons de la Libération

- 23: Marcel BLUWAL, 96 ans, réalisateur et metteur en scène de théâtre

Le scientifique français, généticien et président de la « Ligue contre le cancer » Axel Kahn pose à Paris le 22 mars 2021.(AFP)
Le scientifique français, généticien et président de la « Ligue contre le cancer » Axel Kahn pose à Paris le 22 mars 2021.(AFP)

DÉCEMBRE

- 4: Pierre RABHI, 83 ans, écrivain, philosophe et pionnier de l'agro-écologie en France

- 15: Marcel MEYS, 112 ans, doyen des Français, mort du Covid-19

- 18: Laurent BOUVET, 53 ans, politologue et cofondateur du Printemps républicain, mouvement de défense de la laïcité


Au cœur du centre de crise du Quai d’Orsay: rapatrier mais également écouter et rassurer

Depuis les frappes israélo-américaines contre l’Iran et la riposte de Téhéran, la situation militaire au Moyen-Orient s’est fortement tendue. Cette crise représente un défi majeur pour la France, qui doit protéger et rapatrier ses ressortissants dans une région devenue instable. (Arlette Khouri)
Depuis les frappes israélo-américaines contre l’Iran et la riposte de Téhéran, la situation militaire au Moyen-Orient s’est fortement tendue. Cette crise représente un défi majeur pour la France, qui doit protéger et rapatrier ses ressortissants dans une région devenue instable. (Arlette Khouri)
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  • Depuis le début de la crise, près de 15 000 appels ont été enregistrés
  • Chaque appel permet de créer un dossier pour identifier la situation des personnes et déterminer les priorités

PARIS: Depuis les frappes israélo-américaines contre l’Iran et la riposte de Téhéran, la situation militaire au Moyen-Orient s’est fortement tendue. Cette crise représente un défi majeur pour la France, qui doit protéger et rapatrier ses ressortissants dans une région devenue instable.

Le Centre de crise et de soutien (CDCS) du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, dirigé par l’ambassadeur Louis L’alliot, a été immédiatement mobilisé. Ses équipes travaillent jour et nuit pour répondre aux appels des Français, organiser des évacuations et coordonner les actions diplomatiques et humanitaires.

Environ 400 000 Français vivent au Moyen-Orient, auxquels s’ajoutent de nombreux touristes. La fermeture des espaces aériens rend les départs très difficiles. Une plateforme téléphonique composée d’environ 30 répondants, dont une majorité de bénévoles de la Croix-Rouge, traite les appels de personnes inquiètes ou bloquées. Au total, plus de 50 agents peuvent répondre simultanément grâce à plusieurs centres d’appel.

Depuis le début de la crise, près de 15 000 appels ont été enregistrés. Chaque appel permet de créer un dossier pour identifier la situation des personnes et déterminer les priorités. Les personnes vulnérables (personnes âgées, malades, familles avec jeunes enfants) sont prioritaires pour les vols spéciaux affrétés par l’État, dont le coût est en partie pris en charge.

Jusqu’à présent, plus de 1 500 personnes ont été rapatriées par ces vols, tandis qu’environ 17 000 Français ont quitté la région par leurs propres moyens.

Le centre fonctionne grâce à plusieurs pôles spécialisés : gestion des ressources humaines, relations internationales, soutien médical, organisation des vols et le « pôle communauté » chargé de contacter les ressortissants prioritaires.

Les bénévoles de la Croix-Rouge jouent également un rôle important en apportant écoute et soutien psychologique aux appelants souvent stressés ou inquiets.

Créé en 2008, le Centre de crise et de soutien est aujourd’hui un outil essentiel de la diplomatie française, capable d’activer une cellule de crise en moins d’une heure et de fonctionner 24h/24 lors de situations internationales majeures.


Municipales en France: percée de la gauche radicale, l'extrême droite s'installe

Sarah Knafo (au centre), candidate d'extrême droite du parti Reconquete! à la mairie de Paris, se promène parmi ses partisans et les représentants des médias après l'annonce des résultats du premier tour des élections municipales de 2026 à Paris, le 15 mars 2026. (AFP)
Sarah Knafo (au centre), candidate d'extrême droite du parti Reconquete! à la mairie de Paris, se promène parmi ses partisans et les représentants des médias après l'annonce des résultats du premier tour des élections municipales de 2026 à Paris, le 15 mars 2026. (AFP)
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  • Tard dans la nuit dimanche, les tractations ont commencé partout où de possibles triangulaires, quadran, quinquan, voire sextangulaires sont théoriquement possibles, puisqu'il suffit qu'une liste ait obtenu 10% pour qu'elle puisse se maintenir au 2e tour
  • A Toulouse (sud), 4e ville de France, où La France insoumise (LFI), le parti de gauche radicale dirigé par Jean-Luc Mélenchon, est arrivé à la surprise générale devant la liste de gauche menée par le Parti socialiste (PS)

PARIS: Au lendemain d'élections locales en France marquées par la percée de la gauche radicale et des scores favorables à l'extrême droite, des alliances délicates ont commencé à se nouer à gauche lundi en vue du second tour dimanche.

Les résultats ont placé en effet dimanche soir les forces politiques, et notamment la gauche, face à de nombreux dilemmes à treize mois de la prochaine présidentielle. Le scrutin a été marqué par une progression de l'abstention.

Tard dans la nuit dimanche, les tractations ont commencé partout où de possibles triangulaires, quadran, quinquan, voire sextangulaires sont théoriquement possibles, puisqu'il suffit qu'une liste ait obtenu 10% pour qu'elle puisse se maintenir au second tour.

A Toulouse (sud), 4e ville de France, où La France insoumise (LFI), le parti de gauche radicale dirigé par Jean-Luc Mélenchon, est arrivé à la surprise générale devant la liste de gauche menée par le Parti socialiste (PS), une "liste commune" a été annoncée dès lundi matin.

A Lille (nord), les discussions ont débuté entre les trois forces de gauche arrivées en tête, socialistes et insoumis cherchant une alliance avec les Écologistes.

A Besançon (est), la maire écologiste sortante, largement distancée par le candidat Les Républicains (LR, droite), a annoncé son ralliement à LFI pour "battre la droite".

A Lyon (centre-est) également, la candidate LFI espère une fusion avec la liste de l'écologiste sortant Grégory Doucet contre le candidat de droite Jean-Michel Aulas, ancien patron de l'Olympique lyonnais.

Mais à Paris et Marseille, 2e ville de France, les négociations s'annoncent plus ardues après des campagnes extrêment tendues entre PS et LFI.

A Paris, le candidat socialiste Emmanuel Grégoire a certes largement distancé sa concurrente de droite Rachida Dati, ex-ministre de la Culture, d'au moins dix points et semble en mesure de permettre à la gauche hors-LFI de conserver la capitale.

Mais la candidate Insoumise Sophia Chikirou, qui a passé le cap des 10%, risque de lui mettre des bâtons dans les roues.

Faute de fusion, elle se maintiendra, a-t-elle assuré. Le socialiste a toujours exclu la moindre alliance avec LFI.

"Tradition à gauche" 

En face, le candidat centriste Pierre-Yves Bournazel va lui aussi devoir décider s'il répond à l'appel au "rassemblement" lancé par Rachida Dati.

Pour la gauche, la situation est plus complexe encore à Marseille, où le sortant Benoît Payan est au coude-à-coude avec Franck Allisio (Rassemblement national, RN).

M. Payan a affirmé qu'il n'était "pas question de faire la moindre tambouille avec qui que ce soit". Une position jugée "irresponsable" par le LFI Sébastien Delogu, lui aussi qualifié.

Les choix pour le second tour du 22 mars devront être tranchés au plus tard mardi soir, date-butoir pour les têtes de liste ayant obtenu plus de 10% des voix dimanche qui devront dire si elles se maintiennent, fusionnent ou se désistent.

Lundi matin, les stratèges des partis ont développé leurs argumentaires.

Répétant qu'il n'y aurait pas d'"accord national", le secrétaire général du PS Pierre Jouvet a demandé "solennellement" à LFI de se retirer à Marseille, tout en évoquant des alliances locales possibles, comme à Nantes (ouest).

Forte de ses bons résultats dans les grandes villes, de sa victoire à Saint-Denis (nord de Paris) et de son score très prometteur à Roubaix (nord), LFI continue de mettre la pression sur le reste de la gauche.

Son coordinateur Manuel Bompard a répété son souhait d'"une fusion entre les différentes listes (de gauche) pour battre la droite et l'extrême droite, comme d'ailleurs c'est la tradition à gauche depuis la nuit des temps".

A rebours, l'ancien président François Hollande ou le très probable candidat Place publique (gauche) à la présidentielle Raphaël Glucksmann semblent prêts à prendre le risque de voir des villes basculer à droite plutôt que de passer un accord avec le parti mélenchoniste.

Défendant le principe d'alliances locales, la cheffe des Écologistes Marine Tondelier a, pour sa part, estimé que refuser tout accord avec LFI "a un coût pour les habitants (des) villes qui avaient besoin de politiques de gauche et écolos".

De son côté, le RN, qui revendique 24 communes remportées et est en tête dans 60 autres, selon son vice-président Sébastien Chenu, a appelé les électeurs LR au "vote utile" au second tour pour faire barrage à la gauche.

Le RN, qui cherche à amplifier sa dynamique en vue de 2027, a vu plusieurs maires sortants être réélus comme Louis Aliot à Perpignan (sud).

A Nice (sud), son allié Eric Ciotti est très bien parti dans sa lutte fratricide contre Christian Estrosi, symbole d'un score en demi-teinte du bloc macroniste.

Seul l'ex-Premier ministre Édouard Philippe lui redonne quelques couleurs, avec une dizaine de points d'avance sur son concurrent communiste au Havre (nord-ouest).

 


Macron appelle Israël à des "discussions directes" avec le Liban, propose de les accueillir à Paris

Le président français Emmanuel Macron s’exprime lors d’une conférence de presse conjointe avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky au palais de l’Élysée à Paris, après des discussions sur le soutien de la France et de l’Europe à l’Ukraine et sur les moyens d’accentuer la pression sur la Russie, le 13 mars 2026. (Photo: AFP)
Le président français Emmanuel Macron s’exprime lors d’une conférence de presse conjointe avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky au palais de l’Élysée à Paris, après des discussions sur le soutien de la France et de l’Europe à l’Ukraine et sur les moyens d’accentuer la pression sur la Russie, le 13 mars 2026. (Photo: AFP)
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  • Emmanuel Macron appelle Israël à accepter des discussions directes avec l’exécutif libanais et toutes les composantes du Liban, se proposant de faciliter ces rencontres à Paris
  • Il exhorte le Hezbollah à stopper ses actions et Israël à renoncer à une offensive majeure afin d’éviter que le Liban ne sombre dans le chaos, alors que des centaines de milliers de personnes ont déjà fui les bombardements

PARIS: Emmanuel Macron a appelé samedi Israël à accepter des "discussions directes" avec l'exécutif libanais et "toutes les composantes" du Liban, qu'il s'est dit prêt à "faciliter" en "les accueillant à Paris".

"Tout doit être fait pour empêcher que le Liban ne sombre dans le chaos. Le Hezbollah doit arrêter immédiatement sa fuite en avant. Israël doit renoncer à une offensive d’ampleur et cesser ses frappes massives, alors que des centaines de milliers de personnes ont déjà fui les bombardements", a déclaré le président français sur X, rapportant s'être entretenu vendredi avec le président libanais Joseph Aoun, le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le président du Parlement libanais Nabih Berri.