Darfour: un groupe armé pille près de 2000 tonnes d'aide alimentaire, selon le PAM

Au Darfour, une région située à l'ouest du Soudan, la population dépend essentiellement des cultures de subsistance ce qui la rend vulnérable aux aléas de la nature et aux conflits. Ce qui fait qu'un habitant sur trois dépend de l'aide humanitaire. (Photo, AFP)
Au Darfour, une région située à l'ouest du Soudan, la population dépend essentiellement des cultures de subsistance ce qui la rend vulnérable aux aléas de la nature et aux conflits. Ce qui fait qu'un habitant sur trois dépend de l'aide humanitaire. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 30 décembre 2021

Darfour: un groupe armé pille près de 2000 tonnes d'aide alimentaire, selon le PAM

  • La semaine dernière, Guterres avait déjà condamné des violences près d'une ancienne base logistique de l'ONU remise aux autorités locales au début du mois
  • Le Darfour est une vaste région régulièrement secouée par des heurts, notamment provoqués par des disputes territoriales ou les difficultés d'accès à l'eau

Un groupe armé a pillé près de 2000 tonnes d'aide du Programme alimentaire mondial (PAM) au Darfour, dans l'ouest du Soudan où un habitant sur trois dépend de l'aide humanitaire, a indiqué mercredi un responsable à l'AFP.

"Nous sommes en train d'évaluer ce qui a été volé dans les hangars qui abritaient environ 1.900 tonnes de produits alimentaires", a déclaré ce responsable du PAM au Soudan.

Mardi soir, "vers 20H00, nous avons entendu de nombreux tirs dans l'est d'Al-Facher", chef-lieu du Darfour-Nord, a rapporté à l'AFP un résident, Mohamed Salem, joint par téléphone.

"L'assistance humanitaire ne devrait jamais être une cible", a dénoncé dans un communiqué Khardiata Lo N’diaye, numéro deux de la mission de l’ONU dans le pays, appelant Khartoum à "augmenter les efforts pour protéger le travail humanitaire".

L'agence de presse officielle Suna a rapporté qu'un couvre-feu nocturne avait été imposé à Al-Facher après cette attaque.

Le gouverneur du Darfour, Minni Minawi, a promis sur Twitter que "les auteurs et complices de ce crime seront présentés à la justice", dénonçant un "acte barbare".

La semaine dernière, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait déjà condamné des "pillages et des violences" près d'une ancienne base logistique des Nations unies à Al-Facher remise aux autorités locales au début du mois.

Le Darfour, vaste région régulièrement secouée par des heurts, notamment provoqués par des disputes territoriales ou les difficultés d'accès à l'eau, a connu une longue guerre qui a fait depuis 2003 au moins 300.000 morts et 2,5 millions de déplacés selon l'ONU.

Pour ces exactions, la Cour pénale internationale (CPI) exige de juger le dictateur chassé en 2019, Omar el-Béchir, pour "génocide" et crimes contre l'humanité.

Les miliciens arabes Janjawid, envoyés par le pouvoir de Béchir contre les différents groupes ethniques du Darfour, sont également accusés de "nettoyage ethnique" et de viols.

Depuis, des milliers d'entre eux ont été intégrés aux Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohammed Hamdane Daglo, désormais numéro deux de la plus haute autorité de la transition au Soudan.

En outre, plusieurs ex-chefs rebelles du Darfour ont intégré le pouvoir post-Béchir après avoir signé la paix avec Khartoum en octobre 2020.

Malgré tout, alors que militaires et civils de la mission de paix conjointe de l'ONU et de l'Union africaine (Minuad) se retiraient après 13 ans de mission, des affrontements tribaux et des attaques de milices ont de nouveau fait des centaines de morts en 2021, essentiellement au Darfour-Ouest.

Près de 250 civils ont ainsi été tués dans des heurts entre éleveurs et cultivateurs ces seuls trois derniers mois.

L'ONU ne cesse d'alerter sur les dégâts créés par ces affrontements saisonniers pour les terres, l'eau ou les ressources qui ravagent maisons, champs et récoltes au Darfour, qui accueille la quasi-totalité des trois millions de déplacés du pays.


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.