Les crises se poursuivent en 2022, les souffrances des Libanais aussi

Un centre commercial pendant la saison des vacances à Hazmieh, au Liban, le 29 décembre 2021. (Photo, Reuters)
Un centre commercial pendant la saison des vacances à Hazmieh, au Liban, le 29 décembre 2021. (Photo, Reuters)
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Publié le Vendredi 31 décembre 2021

Les crises se poursuivent en 2022, les souffrances des Libanais aussi

  • Au milieu des crises économiques, politiques, énergétiques et sociales en cours, il semble peu probable que la nouvelle année soit meilleure que la précédente
  • Un grand défi reste la mise en œuvre des normes exigées par la communauté internationale comme condition d'aide pour soutenir le Liban à surmonter ses crises économiques et sociales

 

BEYROUTH: Alors que le peuple libanais se prépare à accueillir l'arrivée d'une nouvelle année, il est épuisé par l'escalade des souffrances qu'il a endurées en 2021.

Une année marquée par des crises supplémentaires affectant le secteur de la santé, le système judiciaire et l'armée s’achève sur fond de relations de plus en plus glaciales entre les dirigeants politiques du pays.

Des images de parents en larmes parce qu'ils sont incapables d'acheter des médicaments ou du lait pour leurs enfants, et des scènes de longues files d'attente dans les stations-service étaient parmi les illustrations les plus parlantes des humiliations subies par les citoyens.

La valeur du salaire minimum de 675 000 livres libanaises (1 livre libanaise = 0,00058 euro) est tombée à seulement 23 dollars (1 dollar américain = 0,86 euro) alors que le taux de change du dollar a atteint un sommet sans précédent de 29 000 livres.

Au cours des 12 derniers mois, le Liban a traversé des crises décrites par la Banque mondiale en juin comme «les plus graves au monde».

Les politiques monétaires ont été critiquées car la Banque centrale libanaise a connu une nouvelle baisse brutale de ses réserves en devises étrangères. Elle a eu recours à plusieurs reprises à l'impression répétée de monnaie pour garantir les liquidités nécessaires, ce qui a alimenté l'inflation.

En août, elle a cessé de subventionner les importations de carburant, puis de médicaments. Les travailleurs doivent désormais dépenser plus de la moitié de leur salaire uniquement pour se rendre au travail. La vie de nombreuses personnes est en danger parce que les médicaments ne sont pas disponibles ou, s’ils le sont, elles ne peuvent plus les acheter.

Le Liban est littéralement tombé dans l'obscurité cette année, car l’Électricité du Liban, la principale compagnie d'électricité du pays, n'était pas en mesure de fournir des niveaux minimums d'électricité, et de nombreuses personnes ont dû arrêter de louer des générateurs privés en raison de la flambée des coûts mensuels.

La suppression des subventions de l'État ne s'est accompagnée d'aucun mécanisme clair de protection des citoyens de la pauvreté, puisqu’un programme d'aide sous forme de carte de paiement pour les pauvres et la classe moyenne n'a pas encore été approuvé.

L'instabilité sociale croissante s'est reflétée dans la situation sécuritaire et l'augmentation du taux de criminalité dans le pays, les cas de vol ayant augmenté de 137 % par rapport à 2020.

Le 4 février, l'éditeur et militant politique Lokman Slim, un éminent critique du Hezbollah, a été assassiné. Il avait auparavant déclaré avoir reçu des menaces de mort de la part du groupe.

Pendant ce temps, le Hezbollah n'a ménagé aucun effort pour consolider son contrôle sur le pays, allant jusqu'à menacer le juge Tarek Bitar, qui dirige l'enquête judiciaire sur l'explosion du port de Beyrouth, l'accusant de politiser l'enquête.

Malgré les défis lancés par le Hezbollah au gouvernement libanais, et aux sanctions américaines, en important du carburant d'Iran via la Syrie en septembre, cela n'a pas duré longtemps au milieu des crises en cours.

Un jeune homme d'un clan arabe à Khaldeh, au sud de Beyrouth, a assassiné un responsable du Hezbollah en août, et des membres du même clan ont tendu une embuscade à des partisans du parti lors des funérailles de leur collègue à Khaldeh, ce qui a entraîné la mort de cinq personnes.

Le point culminant de la confrontation armée entre le Hezbollah et ses opposants a eu lieu à Ain al-Remmaneh en octobre, où une fusillade de quatre heures a opposé des combattants armés de mitrailleuses et de missiles. Sept personnes sont mortes dans ces affrontements et des dizaines ont été blessées. Le Mouvement Amal et le Hezbollah ont accusé le parti des Forces libanaises d'avoir attaqué des manifestants, fidèles à Amal et au Hezbollah, qui se dirigeaient vers le Palais de justice dans le but d’exiger la destitution du juge Bitar.

Depuis qu'il a repris l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth, celle-ci a été suspendue à sept reprises par des hommes politiques accusés d'être impliqués dans les circonstances qui ont conduit à l'explosion, dont l'ancien Premier ministre Hassan Diab.

Pendant ce temps, l'ancien Premier ministre Saad Hariri a démissionné après avoir été incapable de former un gouvernement de spécialistes indépendants pour soutenir une initiative d'aide française, apparemment parce que le processus a été entravé par le Courant patriotique libre et le Hezbollah.

Najib Mikati a pris le relais et, après 13 mois d'impasse politique, il a formé un nouveau gouvernement en septembre. Cependant, les mêmes anciennes forces politiques y étaient représentées et, en un mois, son travail a été interrompu par le Hezbollah et le mouvement Amal.

La crise dans le pays a atteint son paroxysme vers la fin de l'année lorsque l'Arabie saoudite et d'autres pays du Golfe ont rompu leurs relations diplomatiques et économiques avec le Liban pour protester contre les critiques offensives formulées par le ministre de l'Information, George Kordahi, à propos de la guerre au Yémen.

La démission tardive du politicien n'a pas réussi à améliorer les relations tendues, car les autorités saoudiennes ont affirmé que «le Hezbollah continue de déstabiliser le Liban et d'exporter de la drogue vers le Royaume».

À cause de la crise économique persistante et de l'incapacité du Liban à payer ses cotisations pour le travail du Tribunal international pour le Liban, le tribunal a été définitivement suspendu en juillet.

Le pays fait face à deux événements politiques importants en 2022: les élections législatives du 15 mai, auxquelles des milliers d'expatriés pourront participer, et des élections présidentielles en octobre.

Un grand défi reste la mise en œuvre des réformes exigées par la communauté internationale comme condition à l'aide pour soutenir le Liban à surmonter ses crises économiques et sociales.

Le Liban a au moins reçu la promesse d’une amélioration de la qualité et de la fiabilité de son approvisionnement en électricité, grâce à l'Égypte et à la Jordanie, au cours de l'année prochaine. Et les services de sécurité libanais ont promis de poursuivre leur lutte contre le trafic de drogue à travers le pays.

Pendant ce temps, la pandémie mondiale continue de faire rage et, en ce début d’année, de nombreuses personnes au Liban attendront les résultats des tests, dans un contexte de violation des mesures de précaution visant à ralentir la propagation du virus.

Les Libanais espèrent que ce sont les seuls résultats négatifs qu'ils verront au cours de cette année qu’ils souhaitent désespérément meilleure.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Gaza: un collaborateur de l'AFP et deux autres journalistes tués dans une frappe israélienne

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  • Les trois hommes ont été identifiés comme Anas Ghneim, Mohammed Salah et Abdoul Raouf Shaath (aussi orthographié Shaat)
  • Ce dernier, reporter d'images indépendant âgé de 34 ans, collaborait régulièrement avec l'AFP depuis l'évacuation, début 2024, des journalistes employés par l'agence à Gaza

GAZA: Une frappe israélienne a tué mercredi un collaborateur régulier de l'AFP et deux autres journalistes palestiniens dans le centre de la bande de Gaza, l'armée israélienne indiquant avoir ciblé les opérateurs d'un drone jugé suspect.

La frappe a eu lieu dans le secteur d'al-Zahra et trois journalistes ont été tués, indique un communiqué de la Défense civile, organisation de premiers secours opérant sous le contrôle du mouvement islamiste palestinien Hamas.

Les trois hommes ont été identifiés comme Anas Ghneim, Mohammed Salah et Abdoul Raouf Shaath (aussi orthographié Shaat). Ce dernier, reporter d'images indépendant âgé de 34 ans, collaborait régulièrement avec l'AFP depuis l'évacuation, début 2024, des journalistes employés par l'agence à Gaza.

"C'est avec une immense tristesse que nous avons appris la mort d'Abdoul", écrit l'Agence France-Presse dans un communiqué, notant que "ses collègues se souviennent d'un homme généreux, doté d'un engagement journalistique profond".

L'AFP "exige une enquête complète et transparente sur les circonstances de sa mort", notant que "trop de journalistes locaux ont été tués à Gaza au cours des deux dernières années, tandis que l'accès libre pour les journalistes étrangers demeure impossible."

Une trêve précaire est en vigueur depuis le 10 octobre à Gaza entre Israël et le Hamas, que les deux camps s'accusent mutuellement de violer.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, huit autres Palestiniens y ont été tués mercredi dans des frappes israéliennes.

"Crime de guerre" 

Sur la frappe ayant tué le collaborateur de l'AFP, l'armée israélienne a indiqué avoir identifié "plusieurs suspects qui opéraient un drone affilié au Hamas dans le centre de la bande de Gaza", sans plus de détails sur cette affiliation prétendue.

Les forces israéliennes "ont frappé avec précision les suspects qui l'avaient activé", a ajouté l'armée, précisant que les circonstances faisaient l'objet d'un "examen".

Sur place, un témoin a déclaré à l'AFP que les journalistes utilisaient un drone pour filmer une distribution d'aide humanitaire gérée par le Comité égyptien de secours, lorsqu'un véhicule qui les accompagnait a été visé.

"Cette zone est considérée comme sûre et humanitaire", a noté un autre témoin, Mahmoud Azzam, interrogé par l'AFP près du lieu de la frappe, où des hommes en chasuble siglée du logo du Comité égyptien de secours fouillaient la carcasse d'une voiture calcinée.

"Un véhicule appartenant au Comité égyptien a été pris pour cible lors d'une mission humanitaire", a dit Mohammed Mansour, porte-parole de cette organisation à Gaza-ville. Précisant que "tous les véhicules" du Comité portent son logo, il a dénoncé une frappe israélienne "criminelle".

Abdoul Raouf Shaath n'était pas en mission pour l'AFP au moment de la frappe. Son dernier reportage pour l'agence avait été publié lundi.

Dans l'enceinte de l'hôpital Nasser de Khan Younès (sud) où les dépouilles des journalistes ont été amenées, des dizaines de personnes sont venues saluer leur mémoire.

Le Syndicat des journalistes palestiniens a condamné "avec la plus grande fermeté" cette attaque, dénonçant une "politique systématique et délibérée" d'Israël pour "cibler intentionnellement les journalistes palestiniens".

"Cette frappe isolée sur des journalistes identifiables par leurs équipements de reportage pourrait indiquer un ciblage et constituer un crime de guerre", a déclaré dans un communiqué Martin Roux, responsable du desk Crises de l'organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières (RSF).

 "Dangers immenses" 

"Cette attaque rappelle avec force les dangers immenses auxquels les journalistes, comme les autres civils, continuent d'être exposés, même pendant le cessez-le-feu en cours", a relevé le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, a dénoncé un "crime de guerre".

Le fragile cessez-le-feu à Gaza, première étape du plan de Donald Trump visant à mettre fin à la guerre, est émaillé de tirs quotidiens, tandis que la situation humanitaire reste critique.

Près de 470 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé de Gaza. L'armée israélienne a pour sa part fait état de trois soldats tués, depuis la même date.

Selon RSF, "près de 220 journalistes ont été tués à Gaza par l'armée israélienne depuis le début de son offensive il y a plus de deux ans, dont au moins 71 ciblés ou tués dans l'exercice de leur travail."

L'armée israélienne affirme elle que nombre de professionnels de la presse qu'elle reconnaît avoir éliminé étaient des "terroristes" membres de la branche armée du Hamas ou d'autres groupes armés palestiniens.


L’Arabie saoudite, la Turquie et six autres pays rejoignent le « Conseil de la paix » de Trump

Des véhicules militaires israéliens passent devant les destructions à Gaza, vues depuis le côté israélien de la frontière entre Israël et Gaza, dans le sud d'Israël, le 21 janvier 2026. (Reuters)
Des véhicules militaires israéliens passent devant les destructions à Gaza, vues depuis le côté israélien de la frontière entre Israël et Gaza, dans le sud d'Israël, le 21 janvier 2026. (Reuters)
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  • Les huit pays ont réaffirmé dans leur déclaration commune leur soutien aux efforts de paix menés par Trump et se sont engagés à appuyer la mission du Conseil en tant qu’organe de gouvernance transitoire

DAVOS : Un groupe de pays arabes et islamiques a annoncé mercredi qu’il rejoignait le nouveau « Conseil de la paix » proposé par le président américain Donald Trump, une initiative destinée à stabiliser et reconstruire la bande de Gaza.

Dans une déclaration commune, les ministères des Affaires étrangères de l’Arabie saoudite, de la Turquie, de l’Égypte, de la Jordanie, de l’Indonésie, du Pakistan, du Qatar et des Émirats arabes unis ont indiqué avoir accueilli favorablement l’invitation de Trump à participer à ce conseil pour la paix à Gaza.

Les huit pays ont réaffirmé leur soutien aux efforts de paix menés par Trump et se sont engagés à soutenir la mission du Conseil en tant qu’organe de gouvernance transitoire, dans le cadre d’un plan plus large visant à mettre fin au conflit à Gaza.

La mission du Conseil vise à « consolider un cessez-le-feu permanent, soutenir la reconstruction de Gaza et promouvoir une paix juste et durable fondée sur le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à la création d’un État, conformément au droit international, ouvrant ainsi la voie à la sécurité et à la stabilité pour tous les pays et peuples de la région », précise le communiqué.

S’exprimant mercredi en marge du Forum économique mondial à Davos, l’envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a déclaré que la région évoluait dans la bonne direction.

« Je pense que ce qui se passe est remarquable », a-t-il confié à Arab News. « Tout le monde, je crois, travaille ensemble en faveur de la paix. Tous ont adhéré aux idées du président Trump concernant le “Conseil de la paix”, et je suis très optimiste. »

M. Witkoff a également déclaré que Téhéran devait venir s’asseoir à la table des négociations. « Cela doit arriver. C’est essentiel. Si l’Iran avance, alors la région avance aussi, et nous devons clarifier cela », a-t-il affirmé.

Depuis le déclenchement des manifestations antigouvernementales, Trump a exhorté à plusieurs reprises les dirigeants iraniens à mettre fin à la répression violente des manifestants, promettant des « mesures très fortes » si des exécutions avaient lieu. Il a également appelé les Iraniens à poursuivre les manifestations et à « prendre le contrôle des institutions ».

Mardi, les organisateurs du Forum de Davos ont annoncé que l’invitation adressée au ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait été retirée, invoquant « la perte tragique de vies civiles en Iran au cours des dernières semaines ».

M. Araghchi a condamné cette décision, accusant le Forum de faire preuve de « doubles standards flagrants ».

Pendant ce temps, les dirigeants européens présents à Davos semblaient plus sceptiques quant à une éventuelle participation au Conseil de la paix pour Gaza, plusieurs d’entre eux réfléchissant à décliner l’invitation.

D’autres annonces concernant la participation sont attendues jeudi, à l’issue d’une nouvelle phase de tractations diplomatiques à Davos, alors que les capitales évaluent l’impact potentiel du Conseil sur les efforts existants menés sous l’égide de l’ONU.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".