L’entrée en Bourse des banques publiques, prélude à la dynamisation de la place boursière d'Alger

Yazid Benmouhoub, directeur général de la Bourse d’Alger.(Photo fournie)
Yazid Benmouhoub, directeur général de la Bourse d’Alger.(Photo fournie)
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Publié le Vendredi 31 décembre 2021

L’entrée en Bourse des banques publiques, prélude à la dynamisation de la place boursière d'Alger

  • «Cette initiative sera de nature à réduire sensiblement la frilosité, notamment des entreprises privées, à lever des fonds par l'ouverture de capital»
  • «Cette étape d'entrée en Bourse des banques publiques est un signal fort de la part des hautes autorités en direction des opérateurs»

PARIS: Annoncée par le président de la république algérien, Abdelmadjid Tebboune, le 8 août 2021, l’introduction en Bourse des entreprises publiques et privées, prévue pour l’année 2022, fait partie des actions engagées par les pouvoirs publics dans le cadre des réformes structurelles du marché financier. «Le capital de certaines entreprises publiques sera ouvert à la Bourse», a confirmé, de son côté, le Premier ministre algérien, Aïmene Benabderrahmane,en marge de la Conférence nationale sur la relance industrielle organisée par le ministère de l’industrie du 4 au 5 décembre 2021 à Alger.

Selon de nombreux experts, cette initiative permettra l’amélioration de la confiance envers les marchés financiers. L’objectif du gouvernement à travers l’ouverture des capitaux des entreprises publiques non stratégiques, ainsi qu’à travers l’exonération fiscale, les audits pour l’amélioration de la gouvernance, des performances et des résultats des entreprises, est dedynamiser et développer le partenariat public/privé.

Avec une capitalisation boursière peu dynamique – qui a, certes, connu une progression de 3,69 % durant le premier semestre de l’année 2021, en passant de 42, 88 milliards de dinars (1 dinar = 0,0064 euro) à 43, 15 milliards de dinars –, une crise de liquidités, des PME sous-capitalisées et non rentables, cette initiative d’ouverture des capitaux, notamment desbanques publiques, permettra-t-elle d’accroître la contribution de la Bourse d’Alger à lamobilisation de l’épargne boursière et à l’accroissement de la levée de fonds via le marché financier?

Yazid Benmouhoub, directeur général de la Bourse d’Alger, répond aux questions d’Arab News en français

Annoncée par les pouvoirs publics, l’ouverture du capital des banques publiques est prévue pour l’année 2022. Qu'en est-il de l'état d'avancement du projet au niveau de la Bourse d’Alger?

Tout d'abord, je vous remercie pour l'intérêt que vous portez à la Bourse d'Alger. Il est utile de préciser que le projet en question fait partie d'un projet d'ensemble de réforme du secteur financier algérien, inscrit en grands caractères, dans le programme du gouvernement.

Aussi est-il attendu que le processus soit enclenché l'année prochaine, dans la mesure où des amendements de l'ordonnance sur la monnaie et le crédit ont été introduits dans la loi de finances pour 2022, permettant aux banques et établissements financiers d'ouvrir leur capital en Bourse.

Quel est, selon vous, l'apport de ces opérations dans la dynamisation de la Bourse d'Alger?

Nous considérons qu'elle sera de nature à réduire sensiblement la frilosité, notamment des entreprises privées, à lever des fonds par l'ouverture de capital.

Je suis convaincu que cette étape d'entrée en Bourse des banques publiques est un signal fort de la part des hautes autorités en direction des opérateurs et elle se traduit comme un prélude à la redynamisation de la place boursière d'Alger, car elle constitue un coup de starter pour l'arrivée d'autres entreprises publiques et privées à la cote officielle de la Bourse d'Alger.

La législation et la régulation concernant cette éventuelle introduction en Bourse est-elle prête, opérationnelle, achevée?

En termes de législation, comme précisé dans ma première réponse, nous devons attendre la promulgation de la loi de finances pour 2022, pour que les banques concernées par l'introduction en Bourse, puissent enclencher le processus.

S'agissant de la législation boursière, celle-ci est tout à fait conforme aux normes et aux standards internationaux. Ainsi, la Commission d'organisation et de surveillance des opérations de bourse (Cosob), l'autorité du marché financier, est la seule habilitée à délivrer les visas d'introduction, une fois le processus d'évaluation finalisé.

Par ailleurs, les Intermédiaires en opérations de bourse (IOB) sont tout à fait prêts à accompagner ces opérations ainsi que celles qui vont suivre. Les expériences passées ont démontré la capacité des différents acteurs à mener avec succès les opérations d'introduction.

Enfin, la mise en place prochaine d'un nouveau système électronique de trading participera grandement à la réussite des opérations d'entrées en Bourse et il offrira une meilleure visibilité de la Bourse d'Alger qui aspire à jouer les premiers rôles dans le financement de l'économie nationale.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.