Au Maroc, les sévères restrictions sanitaires grèvent le secteur du tourisme

Des manifestants protestent contre le pass vaccinal à Rabat. (Photo, Reuters)
Des manifestants protestent contre le pass vaccinal à Rabat. (Photo, Reuters)
Short Url
Publié le Samedi 01 janvier 2022

Au Maroc, les sévères restrictions sanitaires grèvent le secteur du tourisme

  • Le Maroc a fermé ses frontières depuis la fin novembre et ne les rouvrira que fin janvier
  • Les hôtels de Marrakech, la principale plaque tournante touristique, n'ont qu'un taux d'occupation de 14%

RABAT : Les entreprises travaillant dans le secteur touristique important du Maroc affirment que les restrictions sévères du pays concernant la Covid-19, notamment une interdiction totale des vols, dévastent sa compétitivité par rapport aux destinations concurrentes.

Le Maroc a fermé ses frontières depuis la fin novembre et ne les rouvrira que fin janvier.

Il a également interdit les célébrations du nouvel an et applique plus strictement ses exigences en matière de laissez-passer vaccinal en réponse au variant omicron du coronavirus.

«Ces restrictions sont injustifiées et elles ont fait perdre au Maroc des touristes au profit de concurrents méditerranéens comme l'Égypte et la Turquie», a prévenu Lahcen Zelmat, chef de la fédération hôtelière du Maroc.

En 2019, le tourisme a généré $8 milliards, soit 7 % de l'économie marocaine, mais la Banque centrale s'attend à ce qu'il n'engendre que $3,6 milliards cette année.

Les hôtels de Marrakech, la principale plaque tournante touristique, n'ont qu'un taux d'occupation de 14% pendant la haute saison, a révélé Zelmat.

«Nous craignons qu'au moment de la réouverture des frontières, nous ayons du mal à promouvoir le Maroc à cause des fermetures soudaines des frontières», a déclaré Emmanuelle Barat, une organisatrice de voyages.

«Je n'ai reçu aucun client depuis 10 jours», a affirmé Taher Onsi, restaurateur à Marrakech, ajoutant que le tourisme national n'a pas pu compenser la baisse des visiteurs étrangers.

Le gouvernement a approuvé un paiement de 2 000 dirhams (216 $) aux travailleurs du tourisme inscrits à la sécurité sociale qui ont été touchés par la crise.

«Cette aide ne couvre pas les entreprises et les travailleurs qui vivent indirectement du tourisme», a souligné Onsi.

Said Afif, membre du comité scientifique qui conseille le gouvernement sur le coronavirus, a expilqué que les restrictions protégeraient des vies et l'économie en gardant la pandémie sous contrôle.

Les cas quotidiens de coronavirus enregistrés sont passés d'une centaine au début du mois à 1 960 jeudi dernier.

Le Maroc est le pays le plus vacciné d'Afrique, ayant désormais administré deux doses à 23 millions de personnes, sur une population totale de 36 millions.

Près de 3 millions de personnes ont également reçu des vaccins de rappel.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 

 

 

 

 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

Short Url
  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
Short Url
  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.