Wall Street fait une pause après des records pour l'avant-dernière séance 2021

 Une femme passe devant une succursale de la Citibank dans le quartier financier de New York, le 8 février 2021. (AFP)
Une femme passe devant une succursale de la Citibank dans le quartier financier de New York, le 8 février 2021. (AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 02 janvier 2022

Wall Street fait une pause après des records pour l'avant-dernière séance 2021

  • Selon des résultats définitifs à la clôture, l'indice Dow Jones a lâché 0,25% à 36.398,08 points, après six séances consécutives de hausse
  • Sur le marché entre Noël et Jour de l'An, le peu de volumes des échanges amplifiait les mouvements des indices, notaient les analystes

NEW YORK : La Bourse de New York, qui a évolué modestement dans le vert en séance, a finalement fait une pause jeudi terminant en retrait dans les dernières minutes, après des records pour le Dow Jones et le S&P 500 la veille.

Selon des résultats définitifs à la clôture, l'indice Dow Jones a lâché 0,25% à 36.398,08 points, après six séances consécutives de hausse.

Le S&P 500 a abandonné 0,30% à 4.778,73 points et le Nasdaq, à forte coloration technologique, a reculé de 0,16% à 15.741,56 points.

Sur le marché entre Noël et Jour de l'An, le peu de volumes des échanges amplifiait les mouvements des indices, notaient les analystes.

Malgré le léger repli de jeudi, la semaine de fin d'année respecte jusqu'ici la tradition boursière du "Bond du Père Noël" (Santa Claus rally).

Elle veut que le marché se soit affiché en hausse 80% du temps depuis 80 ans durant la dernière semaine calendaire.

Sur l'année jusqu'ici, l'indice des valeurs vedette a grimpé de 19,2%, le S&P 500 a bondi de 27,7% et le Nasdaq de 22,7%.

"De toute évidence, 2021 a été une excellente année pour les actions", a indiqué Peter Cardillo de Spartan Capital.

Jeudi, "les nouvelles macroéconomiques ont été bonnes", a ajouté l'analyste ce qui a soutenu le marché en séance.

 "L'indice d'activité de la région de Chicago a pris deux points et surtout il y a eu une forte baisse des inscriptions au chômage sur quatre semaines", la plus basse enregistrée en 50 ans, a souligné Peter Cardillo, ce qui est favorable au marché du travail et à l'économie.

D'une manière générale, "les marchés font preuve d'une certaine résilience face aux attentes d'une remontée des taux de la Fed et face aux pressions inflationnistes persistantes tout en se focalisant que la moindre sévérité du variant Omicron plutôt que sur sa haute transmissibilité", jugeaient les analystes de Schwab.

Les rendements obligataires se sont un peu détendus à 1,50% contre 1,54% la veille pour les bons du Trésor à 10 ans dans un marché très peu étoffé.

Les titres du laboratoire américain Biogen (-7,09%, 240 dollars), spécialisé notamment dans les maladies neurologiques comme Alzheimer, a perdu une partie du terrain gagné la veille après que le groupe coréen Samsung ait démenti, dans un document officiel en Corée selon la presse, être en négociation pour le rachat de Biogen.

Mercredi Biogen avait grimpé de 9,5% sur des informations de presse valorisant le groupe à 42 milliards de dollars dans cette opération.

Le titre de Teva Pharmaceutical, coté à New York, a lâché 6,29% à 7,90 dollars après que la filiale américaine du groupe israélien a été reconnue responsable par un jury dans la crise des opiacés dans l'État de New York. Le laboratoire a indiqué vouloir faire appel.

L'action de la compagnie aérienne basée à New York JetBlue a perdu 0,97% à 14,24 dollars après avoir annoncé qu'elle annulait 1.280 vols jusqu'au 13 janvier à cause de personnels infectés.

Le fabricant de cartes mémoires Micron Technology a fondu de 2,97% à 93,89 dollars après avoir fait part de retard de production dans son usine de Xi'an en Chine à cause des mesures de confinements.

Tesla s'est délesté de 1,46% à 1.070,34 dollars après le rappel aux États-Unis de près d'un demi-million de Model 3 et de Model S en raison de problèmes liés aux coffres des véhicules.

Victimes de la propagation du variant Omicron, les croisiéristes ont encore plongé plus bas après que les autorités sanitaires américaines (CDC) ont recommandé d'éviter les croisières, y compris pour les personnes vaccinées. Royal Caribbean a lâché 1,11%, Norwegian Cruise 2,59% et et Carnival 1,25%.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.