Wall Street ouvre en hausse et cherche à poursuivre le rebond

La Bourse de New York a ouvert en hausse vendredi et cherchait à prolonger son rebond avant le week-end, nourrie par des achats à bon compte. (AFP)
La Bourse de New York a ouvert en hausse vendredi et cherchait à prolonger son rebond avant le week-end, nourrie par des achats à bon compte. (AFP)
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Publié le Vendredi 12 novembre 2021

Wall Street ouvre en hausse et cherche à poursuivre le rebond

  • Spotify allait de l'avant (+2,59%), au lendemain de l'annonce de l'acquisition du spécialiste du livre audio Findaway
  • Les investisseurs se remettent ainsi doucement du chiffre surprise d'inflation américain publié mercredi, avec la plus forte accélération des prix sur un an depuis 1990

NEW YORK: La Bourse de New York a ouvert en hausse vendredi et cherchait à prolonger son rebond avant le week-end, nourrie par des achats à bon compte.


Dans les premiers échanges, le Dow Jones avançait de 0,19% à 35.988,66 points, l'indice Nasdaq, orienté par les valeurs technologiques, prenait 0,20% à 15.735,81 points et l'indice élargi S&P 500, 0,11% à 4.654,46 points.


"Il y a peut-être le sentiment que la baisse a été trop forte mercredi", a commenté Christopher Low, économiste en chef du cabinet de conseil financier FHN Financial, "donc on rééquilibre avant le week-end".


Les investisseurs se remettent ainsi doucement du chiffre surprise d'inflation américain publié mercredi, avec la plus forte accélération des prix sur un an depuis 1990, ce qui avait plombé les marchés actions.


"Il n'y a pas beaucoup de nouvelle économique susceptible de faire bouger les indices" vendredi, a constaté, dans une note, Patrick O'Hare, de Briefing.com.


"L'orientation positive correspond à des anticipations d'achats à bon compte après le repli de mercredi", a-t-il ajouté.


Signe que le marché obligataire demeure relativement serein malgré les inquiétudes sur l'inflation, le taux des emprunts d'Etat américains à dix ans n'évoluait quasiment pas par rapport à mercredi (le marché était fermé jeudi), à 1,55% contre 1,54%.


Selon Christopher Low, la saison des résultats terminée et en l'absence de grands indicateurs macroéconomiques, le marché pourrait se concentrer, dans les jours à venir, sur la décision de la Maison Blanche de reconduire ou non le président de la Banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell.


Les investisseurs s'intéresseront aussi aux tractations autour du deuxième plan budgétaire massif (baptisé "Build Back Better") voulu par le président américain Joe Biden, axé sur des mesures sociales et de lutte contre le changement climatique.


Le chef de file des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, espère voir le texte voté par les deux chambres du Congrès avant la fête de Thanksgiving, le 25 novembre.


Au tableau des valeurs, deux jours après son entrée en Bourse pied au plancher, le constructeur de véhicules électriques Rivian gardait l'allure (+5,21%).


Le titre du groupe dont l'usine est établie à Normal (Illinois) a gagné 65% par rapport à son cours d'introduction et pèse désormais 126 milliards de dollars.


Son concurrent Tesla perdait du terrain (-1,88%) après le dépôt, auprès du régulateur américain (SEC), d'un document indiquant que son fondateur Elon Musk a vendu jeudi pour près de 700 millions de dollars d'actions.


Le bouillant patron a tweeté à l'adresse de Rivian, estimant que le "vrai défi" pour son jeune concurrent serait de "parvenir à des volumes de production élevé et un cash flow positif" (flux de trésorerie dégagé par l'activité opérationnelle).


Le marché saluait la scission annoncée de Johnson & Johnson (+1,42%), qui va créer une nouvelle société regroupant ses médicaments sans ordonnance et produits d'hygiène (marques Tylenol ou Band-Aid notamment).


Le groupe conservera lui les activités pharmaceutiques hospitalières, notamment les appareils médicaux, mais aussi les laboratoires qui fabriquent des traitement anticancéreux ou le vaccin contre le coronavirus.


Spotify allait de l'avant (+2,59%), au lendemain de l'annonce de l'acquisition du spécialiste du livre audio Findaway. C'est une nouvelle étape de la diversification du groupe suédois, qui avait déjà massivement investi dans le podcast depuis trois ans.


Opendoor Technologies profitait toujours (+4,23%) de l'annonce, mercredi, du retrait de son concurrent Zillow du marché des "iBuyers", sociétés qui rachètent des centaines de logements pour les rénover et les revendre rapidement après, un secteur qui s'est développé ces dernières années.


Le pétrole pourrait chuter à 65 dollars d'ici à fin 2022 en cas de récession, selon Citigroup

Le pétrole brut pourrait chuter à 65 dollars le baril d'ici la fin de cette année et sombrer à 45 dollars le baril d'ici à la fin de 2023. (Shutterstock)
Le pétrole brut pourrait chuter à 65 dollars le baril d'ici la fin de cette année et sombrer à 45 dollars le baril d'ici à la fin de 2023. (Shutterstock)
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  • Le pétrole brut pourrait même atteindre 45 dollars le baril en 2023 en cas de récession
  • L'avertissement de Citigroup est en contradiction avec une prévision récente de JPMorgan

RIYAD: Le pétrole brut pourrait tomber à 65 dollars (1 dollar = 0,97 euros) le baril d'ici à la fin de cette année et pourrait sombrer à 45 dollars le baril d'ici à la fin de 2023, si la récession frappe, prévient Citigroup, a rapporté Bloomberg.

Les analystes de Citigroup, notamment Francesco Martoccia et Ed Morse, ont signalé dans un rapport que ce scénario pourrait se produire en l'absence de toute intervention des producteurs de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et de ses alliés, connus sous le nom «d'Opep+», et d'une baisse des investissements pétroliers.

Cette prévision a été communiquée après comparaison du marché actuel de l'énergie avec les crises des années 1970.

«Pour le pétrole, les preuves historiques indiquent que la demande de pétrole ne devient négative que dans les pires récessions mondiales, étant donné que ses prix chutent dans toutes les récessions à peu près au coût marginal», ont affirmé les analystes dans ce rapport.

L'avertissement de Citigroup est en contradiction avec une prévision récente de JPMorgan.

Les analystes de l'institution, dont Natasha Kaneva, ont averti que les prix mondiaux du pétrole atteindraient 380 dollars le baril si les sanctions américaines et européennes contraignaient la Russie à infliger des réductions de production de brut en guise de représailles.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Wall Street ouvre en baisse, la récession toujours dans les têtes

Ce sont les marchés européens qui ont donné le ton à Wall Street et retourné la tendance quelques heures avant l'ouverture de la Bourse de New York (Photo, AFP).
Ce sont les marchés européens qui ont donné le ton à Wall Street et retourné la tendance quelques heures avant l'ouverture de la Bourse de New York (Photo, AFP).
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  • La Bourse de New York a ouvert en baisse mardi, entraînée par les places européennes
  • L'Europe digérait ainsi une série de mauvais indicateurs, notamment l'indice d'activité PMI en zone euro, tombé à 52,0 en juin contre 54,8 en mai

NEW YORK: La Bourse de New York a ouvert en baisse mardi, entraînée par les places européennes, alors qu'un fort parfum de récession, attendue dans les trimestres à venir, pèse sur les marchés depuis plusieurs semaines.

Vers 14H15 GMT, le Dow Jones reculait de 1,77%, l'indice Nasdaq de 1,00%, et l'indice élargi S&P 500 de 1,66%.

Ce sont les marchés européens qui ont donné le ton à Wall Street et retourné la tendance quelques heures avant l'ouverture de la Bourse de New York, qui semblait jusque-là partie pour ouvrir dans le vert.

L'Europe digérait ainsi une série de mauvais indicateurs, notamment l'indice d'activité PMI en zone euro, tombé à 52,0 en juin contre 54,8 en mai.

Pour Patrick O'Hare, de Briefing.com, le raidissement des marchés européens s'expliquait aussi par les prix toujours élevés de l'énergie. Le prix du gaz européen bondissait notamment de plus de 4% et retrouvait ses niveaux du début de l'invasion de l'Ukraine.

"Le marché se concentre clairement sur le moindre signe de faiblesse" de l'économie, a commenté Karl Haeling, de LBBW, qui citait également le rapport de la Banque d'Angleterre (BoE) sur la stabilité financière.

La BoE a ainsi indiqué que les perspectives économiques s'étaient "considérablement détérioré".

"Les esprits sont préoccupés par des craintes d'une récession", a insisté Karl Haeling.

Le petit élan de la fin de la séance de vendredi, dans lequel certains voyaient la promesse d'une nouvelle phase, aura fait long feu.

Dans ce contexte d'incertitude anormalement élevée, "un jour, le marché va voir un côté de la pièce, et le lendemain, l'autre côté", selon Karl Haeling. "Et aujourd'hui, c'est le côté récession."

Pour échapper au gros temps sur les marchés actions, les investisseurs se réfugiaient dans les obligations.

Le rendement des emprunts d'Etat à 10 ans reculait, à 2,81%, contre 2,88% vendredi.

A mesure que les déceptions s'accumulent au fil des indicateurs macroéconomiques, les opérateurs revoient leurs anticipations en matière de politique monétaire.

Si une hausse de 0,75 point de pourcentage lors de la prochaine réunion de la banque centrale américaine (Fed), fin juillet, semble toujours acquise, le scénario central est désormais celui d'une baisse de taux en 2023, qui serait la conséquence d'une forte décélération de la croissance et de l'inflation.

A la cote, le vent mauvais n'épargnait quasiment personne, toutes les valeurs du Dow Jones évoluant en repli, à l'exception de Nike (+1,17% à 102,35 dollars), qui rebondissait après sa chute de la semaine dernière due à des résultats décevants.

La perspective d'un ralentissement de la hausse de taux et d'une conjoncture économique dégradée, synonyme d'une montée des impayés et d'une moindre demande de crédit, mettait le secteur financier sous pression.

Bank of America (-2,71%), JPMorgan Chase (-2,58%), Goldman Sachs (-2,53%) ou American Express étaient particulièrement visés (-2,45%).

La glissade des prix de l'or noir affectait les pétrolières, de Chevron (-2,65%) à ExxonMobil (-2,51%).

La baisse des taux obligataires bénéficiait, comme souvent, à certaines valeurs technologiques et de croissance. AMD (-0,46%), Apple (-0,17%) ou le spécialiste des cartes graphiques Nvidia (-0,45%) limitaient ainsi leurs pertes, tandis qu'Amazon était même en petite hausse (+0,33%).

Le moindre appétit des consommateurs pour l'électro-ménager et les produits de technologie se répercutait sur Apple, Dell et Whirlpool.

Avec le plongeon des cours des matières premières, avec notamment le minerai de fer proche de son plus bas de l'année, l'aciériste US Steel (-5,05%) et les minières Freeport McMoRan (-7,69%) ou Cleveland-Cliffs (-5,33%) faisaient grise mine.


Un pirate dit avoir volé les données d'un milliard de Chinois

L'administration est très étendue en Chine et les autorités tiennent à jour de vastes bases de données sur la population (Photo, AFP).
L'administration est très étendue en Chine et les autorités tiennent à jour de vastes bases de données sur la population (Photo, AFP).
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  • La sensibilisation croissante du grand public a conduit ces dernières années les législateurs à renforcer les lois sur la protection des données des particuliers et des entreprises
  • Les citoyens n'ont toutefois que peu de moyens d'empêcher l'État de collecter leurs informations personnelles

PEKIN: Un pirate informatique, qui affirme avoir subtilisé les données personnelles d'un milliard de Chinois, propose désormais ces informations à la vente sur internet.

Si elle est confirmée, cette fuite de données serait l'une des plus importantes de l'histoire.

Un échantillon composé de 750 000 entrées, mis en ligne par le pirate, contient les noms, numéros de téléphone portable, numéros d'identité, adresses et dates de naissance des personnes concernées.

L'AFP et des experts en cybersécurité ont pu vérifier l'authenticité de certaines des données contenues dans cet extrait. Mais l'ampleur réelle de la fuite de données reste à confirmer.

Promue sur un forum internet à la fin juin mais repérée seulement cette semaine par des spécialistes en sécurité informatique, la base de données est vendue pour 10 bitcoins (soit plus de 190 000 euros).

"Cela semble provenir de sources multiples. Certaines viennent de systèmes de reconnaissance faciale, d'autres semblent être des données collectées lors d'un recensement", indique à l'AFP Robert Potter, cofondateur de la société de cybersécurité Internet 2.0.

Mais "il n'y a pas de vérification quant au nombre total d'entrées et je suis sceptique par rapport au chiffre d'un milliard de citoyens", souligne-t-il.

L'administration est très étendue en Chine et les autorités tiennent à jour de vastes bases de données sur la population.

La sensibilisation croissante du grand public a conduit ces dernières années les législateurs à renforcer les lois sur la protection des données des particuliers et des entreprises.

Les citoyens n'ont toutefois que peu de moyens d'empêcher l'État de collecter leurs informations personnelles.

Certaines des données divulguées par le pirate semblent provenir d'historiques d'entreprises de livraison express, très développées en Chine.

D'autres entrées contiennent des résumés d'incidents (accident de la circulation, vols, violences conjugales, viols, etc.) signalés à la police de Shanghai.

Quatre personnes sur les 12 contactées par l'AFP ont confirmé l'exactitude des informations contenues dans la base de données publiée, comme leurs noms et leurs adresses.

"Je ne comprends vraiment pas pourquoi mes données personnelles ont fuité", a déclaré l'une de ces personnes, une femme dont le nom de famille est Liu.

Certains internautes ont émis l'hypothèse que les données ont pu être piratées depuis un serveur de la société informatique chinoise Alibaba Cloud. Robert Potter, l'expert en cybersécurité, dit en être convaincu.

Contactés, Alibaba Cloud et l'Administration nationale de la cybersécurité n'ont pas répondu à une demande de commentaire de l'AFP.