Orange Tunisie révèle le palmarès du prix Poesam

Cérémonie de remise du prix Orange, à Tunis le 10 septembre. (Photo Fournie).
Cérémonie de remise du prix Orange, à Tunis le 10 septembre. (Photo Fournie).
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Publié le Mercredi 30 septembre 2020

Orange Tunisie révèle le palmarès du prix Poesam

  • Orange Tunisie a révélé jeudi 10 septembre les trois lauréats tunisiens du prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique et au Moyen-Orient (Poesam)
  • Les trois lauréats qualifiés auront l’opportunité de participer à la grande finale internationale et seront en compétition avec 51 autres candidats venus des pays d’Afrique et du Moyen-Orient

PARIS: Orange Tunisie a révélé jeudi 10 septembre les trois lauréats tunisiens du prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique et au Moyen-Orient (Poesam). Six entrepreneurs étaient en lice dans la finale de cette 10e édition, qui a recueilli 185 dossiers de candidatures venant de tout le territoire.

Ces dossiers, axés sur l’entreprenariat social, proposent des projets innovants dans le domaine des nouvelles technologies, de l’information, de la communication et des télécommunications. Ils permettraient d’accroître ou de développer des activités socioéconomiques dans diverses filières comme l’agriculture, l’énergie, le transport et l’artisanat, ou encore d’améliorer les conditions de vie des populations, notamment dans des secteurs de l’éducation et de la santé.

L’opérateur numérique français Orange avait lancé, en 2010, Orange Developer Center, une nouvelle «école de code» gratuite et ouverte à tous pour répondre aux exigences des métiers de développeurs et designers. Les étudiants qui se destinent à ces professions bénéficieront de l’expertise des professionnels dans les domaines du web et du mobile, comme le design graphique, les systèmes embarqués (fab lab) et le gaming.

D’autres initiatives ont été lancées pour aider les étudiants à consolider leurs acquis et à encourager les projets venus des jeunes pousses de start-up, en intégrant au sein de la structure Orange Digital Center un écosystème dédié à l’innovation, l’incubation et l’accompagnement technologique.

Les finalistes

Pour cette 10e édition du Poesam, six finalistes étaient en compétition.

Salma et Cyrine ben Hamida, avec leur projet Lore & Heart, une plate-forme numérique dédiée à l’artisanat et à son export, avec un concept innovant de pop-up stores digitalisés permet de répondre aux attentes des artisans des zones rurales.

Adel Ayari et son projet SeekMake (industrie 4.0), plate-forme spécialisée dans l’industrie 4.0 et notamment dans l’impression 3D, le fraisage et la découpe laser.

Amor Sahnoun et Makram Erguez, pour leur projet Bus Software, une méthode de transport intelligent destinée au service public, qui propose un service de billetterie doté d’une machine connectée basée sur l’intelligence artificielle pour le traitement des données.

Mohamed Makki Maalej, avec son projet M2M, une solution issue de l’industrie 4.0 dans le domaine des énergies destinée aux sociétés industrielles et aux collectivités, spécialisée dans le diagnostic, l’installation des équipements de télérelevé, permettant le stockage de l’information et l’optimisation de la consommation.

Lamia Chouk, quant à elle, innove dans le secteur de la santé avec Ahkili, une plate-forme de téléconsultations en psychologie, disponible sept jours sur sept.

Taha Cabani présente Unfrauded, un logiciel basé sur l’intelligence artificielle destiné à détecter les fraudes lors de sinistres automobiles.

Les lauréats

La cérémonie s’est déroulée à la cité de la Culture, en présence d’un jury composé, entre autres, de Mohamed Fadel Kraiem, ministre des Technologies de la Communication; de Thierry Millet, directeur général d’Orange Tunisie; d’Asma Ennaifer, directrice des relations extérieures, RSE et Innovation d’Orange Tunisie. Trois lauréats ont été consacrés: Taha Cabani, 1er prix pour son projet Unfrauded; Lamia Chouk, 2e prix avec Ahkili; enfin, Salma et Cyrine ben Hamida, 3e prix pour Lore & Heart.

«Tous les projets présentés ce jour ont un impact sur la vie sociale. Le ministère des Technologies de la communication soutient les initiatives des institutions œuvrant au développement des projets qui contribuent au développement socioéconomique, par le biais des solutions technologiques», souligne Mohamed Fadel Kraiem, ministre des Technologies de la communication, en marge de la cérémonie.

De son côté, Asma Ennaifer, présente lors de la cérémonie, a expliqué lors d’une déclaration à la presse que le prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique et au Moyen-Orient a pour objectif de «pousser la jeunesse à l’innovation dans le cadre de l’entrepreneuriat social», car, ajoute-elle, «les projets sociaux sont importants pour le développement de nos régions». Asma Ennaifer insiste sur l’importance de l’investissement dans les initiatives locales. «Ces jeunes des zones défavorisées sont talentueux. Notre rôle consiste à les accompagner dans la concrétisation de leurs projets. La technologie permet le développement, et les jeunes Tunisiens sont performants dans ce domaine.»

Quant à Taha Cabani, premier lauréat tunisien du concours Poesam, il a déclaré: «Unfrauded est un projet qui permet de détecter les fraudes lors des déclarations de sinistres via un logiciel de score qui peut être développé dans toute la région Mena.»

Les trois lauréats qualifiés pourront participer à la grande finale internationale. Ils seront en compétition avec 51 autres candidats venus des pays d’Afrique et du Moyen-Orient, pays dans lesquels le groupe français Orange est implanté.

La cérémonie de remise des prix internationaux aura lieu en novembre prochain lors des AfricaCom Awards au Cap, en Afrique du Sud.


Choose France: le groupe américain Ecolab investit 100 millions d'euros

Une employée travaille au centre de recherche et développement du groupe américain de technologies de l’eau, de l’hygiène et de l’énergie Ecolab, à Sainghin-en-Mélantois, dans le nord de la France, le 11 septembre 2020. (AFP)
Une employée travaille au centre de recherche et développement du groupe américain de technologies de l’eau, de l’hygiène et de l’énergie Ecolab, à Sainghin-en-Mélantois, dans le nord de la France, le 11 septembre 2020. (AFP)
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  • Le groupe américain Ecolab investira 100 M€ en France dans le cadre de Choose France, pour soutenir la décarbonation industrielle et l’électrification
  • Les fonds seront répartis entre les projets GravitHy (fer décarboné) et HoloSolis (panneaux solaires), avec à la clé environ 2.500 emplois

MARSEILLE: Le spécialiste américain du traitement de l'eau Ecolab va investir 100 millions d'euros sur deux sites en France, près de Marseille et en Moselle, a annoncé samedi le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre.

L'annonce se fait dans le cadre des journées de l'investissement Choose France, avant un sommet prévu lundi à Versailles.

"Je suis très heureux de vous annoncer qu'Ecolab confirme son engagement en faveur de la croissance durable de l'économie française avec un investissement de 100 millions d'euros", a déclaré à La Provence le ministre.

"Ces investissements soutiennent la décarbonation industrielle et l'électrification, le développement économique régional et la création d'environ 2.500 emplois qualifiés", a-t-il ajouté.

La somme se répartit entre deux sites industriels.

Le premier est celui où s'implante, à Fos-sur-Mer, l'usine de fer GravitHy, qui réunit, en plus d'Ecolab, le géant des métaux anglo-australien Rio Tinto, le fonds Japan Hydrogen Fund, l'allemand Siemens et le français Engie.

Le premier, GravitHy, promet un fer "décarboné", c'est-à-dire produit sans énergie fossile, à partir d'hydrogène vert. La construction de l'usine doit commencer en 2027, pour un démarrage de la production en 2030.

Le second est une usine de cellules et modules photovoltaïques, HoloSolis, à Hambach (Moselle) près de Sarreguemines. Appartenant au néerlandais InnoEnergy, elle doit être la plus grande d'Europe lorsqu'elle démarrera en 2027.


Al-Nassr entre dans le top 10 mondial des clubs en termes de ventes de maillots

Cristiano Ronaldo fête sa première victoire dans la Saudi Pro League avec Al-Nassr. (X/@AlNassrFC_FR)
Cristiano Ronaldo fête sa première victoire dans la Saudi Pro League avec Al-Nassr. (X/@AlNassrFC_FR)
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  • Une étude souligne l'influence de Cristiano Ronaldo sur les marchés commerciaux
  • Les nouveaux champions saoudiens ont vendu plus de 1,2 million de maillots au cours de la saison 2025-26

RIYAD: Al-Nassr s'est assuré une place parmi les 10 clubs de football les plus vendus au monde en termes de ventes de maillots, ayant vendu plus de 1,2 million de maillots dans le monde entier au cours de la saison actuelle, au cours de laquelle il a remporté le titre de Roshn Saudi League, selon une étude menée par Euromericas Sport Marketing.

L'étude attribue l'ascension du club à l'influence de Cristiano Ronaldo, dont les millions d'adeptes sur les médias sociaux ont contribué à transformer le maillot d'Al-Nassr en une icône marketing mondiale qui s'est étendue au-delà du Moyen-Orient, attirant des milliers de fans et de collectionneurs à travers les Amériques, l'Asie et l'Australie.

Les données publiées par Euromericas Sport Marketing montrent une nette avance pour le Real Madrid d'Espagne, qui a pris la tête du classement mondial avec des ventes dépassant les 3,13 millions de maillots, grâce au pouvoir des stars française Kylian Mbappé et brésilienne Vinicius Junior.

Euromericas Sport Marketing fait partie des agences et des sociétés de conseil spécialisées dans le marketing et la recherche dans le domaine du sport, se classant parmi les cinq premières sociétés dans ce domaine et étant la première de son genre en Amérique latine.

La deuxième place revient au FC Barcelone, avec des ventes atteignant 2,94 millions de maillots, tandis que le Paris Saint-Germain se classe troisième avec 2,54 millions de maillots vendus à la suite de la victoire en Ligue des champions de l'UEFA.

Le Bayern Munich (Allemagne) s'est classé quatrième avec 2,3 millions de maillots vendus, suivi de l'Inter Miami (États-Unis) avec 2,1 millions, du Boca Juniors (Argentine) avec 1,9 million, du Manchester United (Angleterre) avec 1,85 million, du CR Flamengo (Brésil) avec 1,6 million, et du Chelsea (Angleterre) à la neuvième place avec 1,4 million de maillots vendus.

Al-Nassr s'est classé 10e au niveau mondial et 4e parmi les clubs non européens, devenant ainsi le seul club arabe et asiatique à figurer dans le prestigieux classement international, dépassant des géants du football européen établis de longue date.

La liste met également en lumière un phénomène marketing similaire à celui d'Al-Nasser, à savoir la remarquable ascension de l'Inter Miami, qui s'est hissé à la cinquième place mondiale avec 2,16 millions de maillots vendus, grâce à la présence de la star argentine Lionel Messi.

En revanche, les clubs de football historiques italiens sont absents du top 10, ce que le rapport décrit comme une indication du fossé commercial et marketing qui se creuse entre la ligue italienne et les ligues émergentes menées par la ligue saoudienne, qui sont de plus en plus en concurrence pour obtenir des parts importantes dans l'industrie mondiale du sport.


Bercy missionne quatre économistes pour plancher sur les finances publiques

Le ministre français du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, tient une conférence de presse à l'occasion d'un séminaire interministériel sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, au ministère de l'Économie et des Finances (Bercy), à Paris, le 7 octobre 2024.
Le ministre français du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, tient une conférence de presse à l'occasion d'un séminaire interministériel sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, au ministère de l'Économie et des Finances (Bercy), à Paris, le 7 octobre 2024.
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  • "On voit bien la tentation qu'il va y avoir, celle de faire l'autruche devant l'ampleur des efforts budgétaires qui sont devant nous", a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel sur France 5
  • Dans la lettre de mission adressée aux économistes, les ministres soulignent qu'"il apparaît essentiel de disposer d'une analyse prospective des enjeux de finances publiques"

PARIS: Les ministres de l'Economie et des Comptes publics ont confié une mission à quatre économistes pour analyser les enjeux des finances publiques à l'horizon 2030 et plancher sur des scénarios de redressement dès 2027, a annoncé Bercy mardi.

Les économistes Xavier Ragot, Jean-Luc Tavernier, Xavier Jaravel et Natacha Valla mèneront ces travaux avec l'appui de l'Inspection générale des finances (IGF). Les conclusions de leur mission indépendante sont attendues en juillet, a précisé le ministère.

"On voit bien la tentation qu'il va y avoir, celle de faire l'autruche devant l'ampleur des efforts budgétaires qui sont devant nous", a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel sur France 5.

"C'est la raison pour laquelle, parce qu'on ne peut pas se permettre d'aller en somnambules d'abord vers le débat budgétaire pour 2027, ensuite vers l'élection présidentielle, que j'ai décidé, avec mon collègue Roland Lescure, de faire une opération de transparence inédite en confiant à quatre économistes indépendants le soin de faire un état des lieux", a-t-il ajouté.

Dans la lettre de mission adressée aux économistes, les ministres soulignent qu'"il apparaît essentiel de disposer d'une analyse prospective des enjeux de finances publiques".

"Vous vous attacherez à construire l'évolution probable des finances publiques entre 2027 et 2030" et à élaborer "différents scénarios de redressement des finances publiques en 2027, dont des cibles souhaitables de déficit pour 2027", poursuivent-ils.

Ils précisent que ces travaux participeront "au cadrage des réflexions relatives à la construction du projet de loi de finances pour 2027".

Selon Bercy, "cet exercice inédit permet de poser les bases du débat parlementaire avec des données objectives en amont du début de la discussion".

Xavier Ragot est président de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Natacha Valla doyenne de l'École du management de Sciences Po, Xavier Jaravel président délégué du Conseil d'Analyse Économique (CAE), et Jean-Luc Tavernier inspecteur général des finances et ex-directeur général de l'Insee (de 2012 à 2025).

Le gouvernement, qui travaille à la préparation du projet de loi de finances pour 2027, souhaite éviter les difficiles négociations de l'an dernier. Il a aussi a chargé l'IGF de plancher sur les conséquences économiques d'une reconduction l'an prochain du budget actuel par une loi spéciale.

Le gouvernement vise un déficit public à 5% du PIB cette année, après 5,1% en 2025. Il s'est engagé à faire passer le déficit sous la barre des 3% en 2029, comme demandé par Bruxelles.