Le Jerusalem Post piraté le jour de l’anniversaire de l’assassinat de Soleimani

Ci-dessus le site web du Jerusalem Post après qu’il a été piraté. (Le site web du Jerusalem Post à travers Reuters)
Ci-dessus le site web du Jerusalem Post après qu’il a été piraté. (Le site web du Jerusalem Post à travers Reuters)
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Publié le Mardi 04 janvier 2022

Le Jerusalem Post piraté le jour de l’anniversaire de l’assassinat de Soleimani

  • L’image publiée sur le site web du Jerusalem Post illustrait un missile descendant d’un poing fermé, plus précisément d’une bague qui a toujours été associée à Qassem Soleimani
  • Ce piratage intervient après que l'ancien chef des services de renseignements militaires israélien a officiellement reconnu que son pays était impliqué dans l'assassinat de Soleimani

DUBAÏ: Des cybercriminels ont piraté, tôt le lundi, le site web d’un journal israélien et ont remplacé son contenu par une image menaçant un site associé au programme d'armes nucléaires non déclaré d'Israël, à l'occasion de l'anniversaire de l'assassinat d'un général iranien éminent.

Aucun groupe ne s’est hâté de revendiquer la responsabilité de cet acte. L’image publiée sur le site web du Jerusalem Post illustrait un missile descendant d’un poing fermé, plus précisément d’une bague autour de l’annulaire, qui a toujours été associée à Qassem Soleimani, le général iranien qui a été tué par un raid américain en Irak depuis deux ans.

On pouvait également voir sur l’image une cible en feu – résultat d’un exercice militaire iranien – censée ressembler au Centre de recherche nucléaire Shimon Peres du Négev, situé près de la ville de Dimona. Ce centre abrite déjà des laboratoires souterrains vieux de plusieurs dizaines d'années qui retransforment les barres épuisées en plutonium de qualité militaire pour le programme de bombes nucléaires israélien.

En vertu de sa politique d'ambiguïté nucléaire, Israël n’a ni confirmé ni nié détenir des armes atomiques.

Dans un tweet, le Jerusalem Post a reconnu qu’il avait été sujet à un piratage.

«Nous sommes conscients du piratage de notre site web et de la menace directe adressée à Israël», a écrit le journal anglophone. «Nous œuvrons à la résolution du problème et remercions les lecteurs pour leur patience et leur compréhension.»

Le gouvernement israélien n’a pas eu de réaction immédiate. Ce piratage intervient après que l'ancien chef des services de renseignements militaires israélien a officiellement reconnu, fin décembre, que son pays était impliqué dans l'assassinat de Soleimani.

L’Iran non plus n’a pas immédiatement revendiqué le piratage lundi matin. Le pays a intensifié, ces derniers jours, les commémorations en l'honneur du général des Gardiens de la révolution qui a été assassiné. Des cérémonies commémoratives étaient prévues lundi pour lui rendre hommage.

Chef de la force Al-Qods des Gardiens de la révolution, Soleimani dirigeait tout le corps expéditionnaire et voyageait souvent entre l'Irak, le Liban et la Syrie. Les membres d’Al-Qods ont été déployés dans la longue guerre en Syrie pour soutenir le président Bachar Assad, ainsi qu'en Irak à la suite de l'invasion américaine de 2003 qui a abouti au renversement du dictateur Saddam Hussein, ennemi de longue date de Téhéran.

Soleimani s'est fait connaître en soutenant et en donnant des conseils aux forces qui combattaient le groupe Daech en Irak et en Syrie au profit d’Assad.

Les responsables américains affirment que la Garde dirigée par Soleimani a enseigné aux militants irakiens la fabrication et l’utilisation de bombes artisanales particulièrement meurtrières contre les troupes américaines, après l'invasion de l'Irak. L'Iran a démenti cette affirmation. Soleimani demeure apprécié par de nombreux Iraniens qui le considèrent comme un héros qui a combattu les ennemis de l'Iran à l'étranger.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.


Accord Liban-Israël: Beyrouth demande l'aide d'Athènes pour son application

Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.  "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis. "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
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  • Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées"
  • Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

ATHENES: Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.

"Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes.

"Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en oeuvre" et "l'aide de la Grèce dans toutes les instances internationales", y compris "aux Nations unies", a-t-il ajouté.

L'accord conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre, qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées".

Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

"La Grèce, en tant qu'ami traditionnel à la fois du Liban et du monde arabe, et en même temps partenaire stratégique d'Israël, est prête à soutenir tout effort de désescalade et de compréhension mutuelle", a-t-il insisté, rappelant que son pays a envoyé de l'aide militaire et humanitaire au Liban.

La Grèce entretient historiquement de bonnes relations avec les pays arabes, en développant parallèlement ces dernières années une coopération étroite avec l'Israël en matière de sécurité et de défense.

Lundi, Athènes s'est félicité d'avoir signé un accord majeur avec Israël pour l'achat d'un système de défense antiaérienne d'environ trois milliards d'euros.