Une adolescente pilote qui fait le tour du monde fait une escale en Arabie saoudite

Zara Rutherford, la plus jeune femme à voler en solo dans le monde, a atterri jeudi à l'aéroport international King Khaled de Riyad. (Fourni)
Zara Rutherford, la plus jeune femme à voler en solo dans le monde, a atterri jeudi à l'aéroport international King Khaled de Riyad. (Fourni)
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Publié le Samedi 08 janvier 2022

Une adolescente pilote qui fait le tour du monde fait une escale en Arabie saoudite

  • Je ne suis pas du tout habituée au désert, et voir l'Arabie saoudite a été vraiment époustouflant pour moi », a déclaré Rutherford à Arab News
  • Lors de son vol de Riyad à Tabuk, Rutherford a maintenu des altitudes comprises entre 1 000 et 4 000 pieds au-dessus du sol.

RIYAD : Zara Rutherford, qui tente d'être la plus jeune femme à faire le tour du monde en solo, a atterri jeudi à l'aéroport international King Khalid de Riyad à bord de son avion léger Shark.

« Je suis honnête à 100 % au sujet de l'Arabie saoudite. Je ne pense pas avoir vu quelque chose d’aussi beau. Je ne suis pas du tout habituée au désert, et voir l'Arabie saoudite a été vraiment époustouflant pour moi », a déclaré Rutherford à Arab News.

« Les gens ont été très gentils ; quand je suis arrivée ici, j'ai été très chaleureusement accueillie », a-t-elle déclaré.

Passionnée d’aviation la pilote anglo-belge de 19 ans a décidé de faire le tour du monde. Rutherford veut encourager les femmes dans l'industrie de l'aviation et inspirer celles du monde entier à concrétiser leurs rêves, peu importe à quel point ils peuvent sembler impossibles.

« J'ai toujours aimé voler. J'ai beaucoup de chance que mes deux parents soient pilotes, j'ai donc grandi autour de l'aviation. Voler autour du monde pour moi n'était que la plus grande aventure et mon plus grand rêve aussi », a déclaré Rutherford.

Au début, elle croyait que son rêve d'aventure était complètement impossible.

« Je pensais que c'était trop cher et trop compliqué, donc je n'y ai jamais vraiment pensé de manière réaliste, puis j’ai fini le lycée et j'ai réalisé en fait que c'était l'occasion idéale de faire quelque chose de fou et de voler autour du monde », dit-elle.

Pendant que tous ses amis planifiaient leur première année à l'université, Rutherford brassait des parrainages et cartographiait son vol à travers le monde.

On peut se sentir seul lorsqu’on n’a personne d'autre à côté dans l'avion avec qui discuter, mais cela donne beaucoup de temps pour réfléchir, profiter du paysage et écouter ses podcasts préférés.

Lors de son voyage vers le Royaume, a-t-elle dit, elle est partie de Dubaï à Bahreïn à travers Riyad.

« C'était super, c'était un vol de quatre heures et demie, et c'était vraiment facile et agréable, puis de Riyad, je suis allée directement à Tabuk », a-t-elle déclaré.

« J'ai aimé l'Arabie saoudite ; c'est un pays magnifique, dont on survole la majeure partie aujourd'hui. C'est incroyable à quel point les déserts peuvent être différents, voir comment le sable change de couleur en passant des dunes aux rochers, c'est magnifique, c'est très beau », a-t-elle déclaré.

Zara Rutherford, la plus jeune femme à voler en solo dans le monde, a atterri jeudi à l'aéroport international King Khaled de Riyad.

À son arrivée à Riyad, Rutherford a été accueillie par un événement organisé par le Saudi Aviation Club dirigé par SAR le prince Sultan ben Salmane, l'Autorité générale de l'aviation civile (GACA) et la Riyadh Airports Company.

« J'ai rencontré son altesse royale hier, et c'était incroyable. Il est également pilote et s'intéresse beaucoup à l'aviation, et il m'a raconté certaines de ses histoires de vol en Arabie saoudite et dans le monde », a-t-elle déclaré.

« Il est beaucoup plus expérimenté que moi. C'était vraiment génial de pouvoir parler à un autre pilote, et il était très accueillant et très gentil », a-t-elle dit.

À son arrivée à Riyad, elle a également été accueillie par l'ambassadeur de Belgique auprès du Royaume d'Arabie Saoudite, Son Excellence Mme Dominique Mineur.

« Nous étions extrêmement fiers d'accueillir la jeune Zara Rutherford à Riyad au cours de son premier voyage à travers le monde », a déclaré l'ambassadeur à Arab News.

Elle a indiqué que Rutherford s'était rendue à l'université Princess Nourah Bent Abdel Rahman pour parler à des étudiantes.

« Elle a eu l'occasion de rencontrer de jeunes étudiantes saoudiennes de PNU et d'avoir un échange avec elles sur son incroyable expérience de vol autour du monde. Elle a partagé sa passion pour l'aviation, et nous espérons que cela stimulera davantage la jeune génération à développer son intérêt pour les STEM », a-t-elle déclaré.

Lors de son vol de Riyad à Tabuk, Rutherford a maintenu des altitudes comprises entre 1 000 et 4 000 pieds au-dessus du sol. Elle a dit qu'il n'y avait pas eu beaucoup de turbulences lorsqu'elle est partie après le lever du soleil et qu'elle a maintenu une faible hauteur pour admirer le paysage en contrebas. Plus tard dans la journée, elle a dû augmenter son altitude à 4 000 en raison de la chaleur et des turbulences pour s'assurer que le vol était plus fluide.

« J'ai vu des tas de choses différentes en route vers Tabuk ; j'ai vu des chameaux. Je n'avais jamais vraiment vu de chameaux auparavant, donc c'était vraiment excitant pour moi », a-t-elle souligné.

Rutherford vise à inspirer les autres à poursuivre leurs rêves, peu importe à quel point cela peut sembler impossible ou difficile.

« Si vous avez une passion qui ne correspond pas tout à fait au moule, par exemple une femme qui aime l'aviation, vous vous démarquez.

« Au début, cela m'a dégoûté de l'aviation parce que quand vous êtes une fille, vous ne voulez généralement pas vous démarquer; vous voulez vous intégrer avec vos amis », a-t-elle déclaré. En fin de compte, peu importe ce que les autres pensent, il est important que vous fassiez ce que vous voulez faire et ce qui vous rend heureux. Ne laissez pas les autres vous dicter ce que vous voulez faire de votre vie », a déclaré Rutherford.

« Avec toute la couverture médiatique que j'ai eue, je peux encourager plus de filles à se lancer dans l'aviation. En grandissant, je n’ai pas croisé beaucoup d'autres filles ou femmes pilotes, et j'ai pensé que c'était dommage et que c'est plutôt agréable d'avoir des gens que l'on peut admirer. J'espère changer cela », a-t-elle dit.

« Maintenant, je serai chez moi dans seulement six jours, et c'est un sentiment vraiment étrange parce que je ne suis pas rentrée à la maison depuis cinq mois, donc six jours, c'est assez proche », a-t-elle déclaré.

Rutherford vise à battre deux records du Guinness Book of World Records, celui de la plus jeune femme pilote solo à faire le tour du monde et la première Belge à le faire seule.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 

 

 

 


Liban: Israël veut s'emparer d'une zone du sud, trois morts près de Beyrouth

Des poupées gisent sur un lit jonché de petits débris sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un appartement à Bshamoun, au sud-est de Beyrouth, le 24 mars 2026. (AFP)
Des poupées gisent sur un lit jonché de petits débris sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un appartement à Bshamoun, au sud-est de Beyrouth, le 24 mars 2026. (AFP)
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  • "Les centaines de milliers de résidents du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord ne retourneront pas au sud du Litani tant que la sécurité des habitants du nord (d'Israël) ne sera pas assurée"
  • Mardi, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que les forces israéliennes "manoeuvraient à l'intérieur du territoire libanais pour s'emparer d'une ligne de défense avancée" jusqu'au fleuve Litani

BEYROUTH: Israël a annoncé mardi qu'il allait s'emparer d'une large zone du sud du Liban pour assurer sa sécurité, alors qu'il poursuit ses frappes sur le reste du territoire libanais, faisant trois morts près de Beyrouth et cinq autres dans le sud.

Après avoir envahi le Liban en 1982, Israël avait maintenu une zone tampon de 10 à 20 kilomètres de profondeur, jusqu'à son retrait total en 2000, sous les coups de boutoir du Hezbollah pro-iranien.

Mardi, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que les forces israéliennes "manoeuvraient à l'intérieur du territoire libanais pour s'emparer d'une ligne de défense avancée" jusqu'au fleuve Litani, à une trentaine de km de la frontière.

"Les centaines de milliers de résidents du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord ne retourneront pas au sud du Litani tant que la sécurité des habitants du nord (d'Israël) ne sera pas assurée", a-t-il prévenu.

Depuis que le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale, Israël mène des frappes massives à travers le pays, qui ont fait plus d'un millier de morts et plus d'un million de déplacés.

"La bataille contre le Hezbollah (...) ne fait que commencer", a averti lundi la porte-parole arabophone de l'armée israélienne, Ella Waweya.

Mardi à l'aube, des frappes israéliennes ont tué cinq personnes dans le sud du pays et trois autres dans une zone résidentielle proche de Beyrouth, après des raids sur la banlieue sud de la capitale, bastion du Hezbollah.

"Qu'est-ce que j'ai fait?" 

"Ma maison a été entièrement détruite. Il ne reste plus rien, tout a brûlé", dit à l'AFP Abbas Qassem, 55 ans, dont l'appartement voisin du sien a été visé par la frappe à Bchamoun, au sud-est de Beyrouth.

"Qu'est-ce que j'ai fait pour que ma maison soit détruite? Je suis une personne normale", ajoute-t-il en pleurant, comme sa femme, découvrant l'appartement dévasté.

La frappe a notamment tué une fillette de quatre ans et fait quatre blessés, selon le ministère de la Santé.

Bchamoun n'est pas un bastion du Hezbollah, dont l'armée israélienne dit viser les combattants.

Un journaliste de l'AFP a vu des traces de sang et des restes d'un projectile dans l'appartement visé.

Lundi après-midi, une frappe ciblée avait visé un immeuble de la ville d'Hazmieh, dans une zone résidentielle surplombant Beyrouth, proche du palais présidentiel et abritant de nombreuses ambassades, faisant un mort.

Un porte-parole de l'armée israélienne a affirmé qu'un "terroriste de la force al-Qods", la branche des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution iraniens, était visé.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré que des membres des Gardiens de la Révolution iraniens, se trouvant au Liban, dirigeaient les opérations du Hezbollah.

L'accréditation de l'ambassadeur d'Iran a été retirée, Beyrouth lui donnant jusqu'à dimanche pour quitter le pays.

Incursion 

Dans la nuit, une série de frappes a visé des quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

A Haret Hreik, l'un des quartiers de la banlieue sud désertée par une majorité d'habitants, un photographe de l'AFP a vu des immeubles effondrés et des rues jonchées de débris.

L'Ani a aussi rapporté des frappes sur plusieurs régions de l'est et du sud, où des stations essence de la société al-Amana, qui selon Israël finance le Hezbollah, ont été visées.

Dans le sud, l'armée israélienne a visé la région de la ville côtière de Tyr, faisant cinq morts selon le ministère de la Santé.

Dans le même temps, elle a à nouveau frappé un pont sur le Litani, visé la veille, dans le cadre de son opération de destruction de plusieurs ponts sur ce fleuve reliant une partie du sud au reste du pays.

Le Hezbollah a pour sa part annoncé s'opposer à la progression des forces israéliennes dans des localités frontalières, revendiquant notamment des attaques contre des soldats dans le village de al-Qaouzah ainsi que sur le nord d'Israël.

Selon l'Ani, une unité israélienne a effectué une incursion dans le village frontalier de Halta, où les soldats "ont effectué des perquisitions dans plusieurs maisons et ouvert le feu sur les habitants", tuant l'un d'entre eux et en blessant un autre.

 


Le Liban décide d'expulser l'ambassadeur d'Iran, lui donne jusqu'à dimanche pour partir

Ci-dessus, Mohammad Reza Sheibani, nommé ambassadeur d’Iran au Liban, sur cette photo du 14 juin 2013. (AFP)
Ci-dessus, Mohammad Reza Sheibani, nommé ambassadeur d’Iran au Liban, sur cette photo du 14 juin 2013. (AFP)
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  • Le Liban a déclaré persona non grata l’ambassadeur d’Iran à Beyrouth et lui a donné jusqu’à dimanche pour quitter le pays
  • Cette décision intervient sur fond de tensions, Beyrouth accusant les Gardiens de la Révolution iraniens de diriger les opérations du Hezbollah depuis le Liban

BEYROUTH: Le Liban a retiré l'accréditation de l'ambassadeur d'Iran, récemment nommé à Beyrouth, et lui a donné jusqu'à dimanche pour quitter le pays, a annoncé mardi le ministère libanais des Affaires étrangères.

Cette mesure intervient après que Beyrouth a accusé les Gardiens de la Révolution iraniens de diriger les opérations du Hezbollah contre Israël depuis le Liban et annoncé interdire leurs actions sur le territoire libanais.

Le ministère a précisé avoir convoqué le chargé d'affaires iranien et l'avoir informé de la décision des autorités de "considérer persona non grata" l'ambassadeur Mohammad Reza Raeuf Sheibani, nommé en février à ce poste.


Trump évoque des "négociations" avec l'Iran, Téhéran nie et vise de nouveau Israël

Des traînées de roquettes sont visibles dans le ciel au-dessus de la ville côtière israélienne de Netanya, lors d’une nouvelle salve de missiles iraniens le 24 mars 2026. (AFP)
Des traînées de roquettes sont visibles dans le ciel au-dessus de la ville côtière israélienne de Netanya, lors d’une nouvelle salve de missiles iraniens le 24 mars 2026. (AFP)
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  • Donald Trump annonce un revirement diplomatique avec des « négociations » avec l’Iran et un report de frappes, tandis que les tensions militaires restent vives avec des échanges de missiles et des frappes en Iran et en Israël
  • Au Liban, l’escalade se poursuit avec de nouvelles frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth et Bshamoun, faisant des morts et aggravant une crise humanitaire déjà lourde

TEHERAN: Dans un spectaculaire revirement, le président américain Donald Trump a évoqué des "négociations" avec un responsable iranien non-identifié et suspendu pour cinq jours des frappes qui devaient viser des infrastructures clés de la République islamique, laquelle a lancé de nouveau des missiles vers Israël mardi matin.

L'armée israélienne a dit tenter d'intercepter des projectiles iraniens puis dépêcher des soldats dans le sud du pays en raison du signalement d'impacts. Au fil de la nuit, les forces armées avaient déjà mis en garde contre des salves successives de missiles d'Iran.

La nuit a aussi donné lieu à des raids israéliens dans la banlieue sud de Beyrouth, considérée comme un bastion du mouvement pro-iranien Hezbollah, mais aussi plus au sud, à Bshamoun, faisant deux morts selon le gouvernement libanais.

D'après le site d'informations Axios, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, se serait entretenu avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner. Mais le responsable iranien a démenti, sur X, affirmant que "de fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les Etats-Unis et Israël sont enlisés".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a, lui, affirmé que Donald Trump estimait possible "de réaliser les objectifs de la guerre dans le cadre d'un accord qui préservera nos intérêts vitaux".

Côté iranien, le ministère des Affaires étrangères a nié lundi "toute négociation avec les Etats-Unis au cours des 24 derniers jours de cette guerre imposée". Il a toutefois reconnu avoir reçu via des "pays amis" des "messages transmettant une demande américaine de négociations" pour faire cesser le conflit.

Selon Axios et l'agence de presse Reuters, MM. Witkoff et Kushner, et possiblement le vice-président JD Vance, pourraient rencontrer une délégation iranienne dès cette semaine au Pakistan.

Interrogée à ce sujet par l'AFP, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, n'a pas démenti mais répondu que de telles "spéculations" ne devaient pas "être considérées comme avérées tant qu'elles n'ont pas été officiellement annoncées par la Maison Blanche".

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a, lui, promis à Téhéran l'aide d'Islamabad pour ramener la paix dans la région.

- Report de 5 jours -

Sur son réseau Truth Social, le président américain a annoncé un report "de cinq jours" des frappes qu'il menaçait de lancer sur des centrales électriques et autres infrastructures en Iran si la République islamique ne débloquait pas le détroit d'Ormuz, voie stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Face à la presse, il a ajouté que Washington et Téhéran avaient trouvé des "points d'accord majeurs" lors de négociations menées avec un "haut dirigeant" qui n'est pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei.

Donald Trump a toutefois menacé de "continuer à bombarder allègrement" si les négociations échouaient.

Malgré ces déclarations, l'agence de presse iranienne Fars a signalé tôt mardi que des infrastructures énergétiques avaient été visées par des frappes israélo-américaines à Ispahan (centre) et Khorramshahr (sud-ouest).

La volte-face de M. Trump, peu avant l'ouverture de Wall Street lundi, avait débuté avec un premier message, où le président s'était félicité de "très bonnes et productives discussions pour une cessation totale" des hostilités.

En réaction, les cours du pétrole ont brutalement chuté de plus de 10% lundi - avant toutefois de rebondir mardi matin en Asie, le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, repassant au-dessus des 100 dollars.

Les marchés asiatiques affichent de leur côté leur soulagement mardi matin, comme les Bourses européennes (hormis Londres) et Wall Street lundi.

- Frappes au Liban -

En réponse à l'ultimatum de M. Trump, l'Iran avait menacé de fermer complètement le détroit d'Ormuz et de cibler "toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau appartenant aux Etats-Unis", selon l'agence Fars citant l'armée iranienne.

De leur côté, les médias d'Etat iraniens ont publié lundi des listes de cibles potentielles au Moyen-Orient, dont les deux principales centrales électriques d'Israël, Orot Rabin et Rutenberg.

Au Liban, où la guerre a fait plus d'un millier de morts et plus d'un million de déplacés, l'armée israélienne a repris ses frappes contre la banlieue sud de Beyrouth.

Sept raids aériens israéliens y ont eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, selon l'agence Ani. Lundi soir, déjà, des images de l'AFPTV ont montré d'épais nuages de fumée s'élever au-dessus de cette zone qui n'avait pas été visée depuis vendredi.

Deux personnes ont par ailleurs été tuées et cinq autres blessées dans un raid d'Israël contre le village de Bshamoun, au sud-est de Beyrouth, a annoncé mardi le ministère libanais de la Santé.

Du côté des pays du Golfe visés ces derniers jours par l'Iran, l'Arabie saoudite a détruit mardi au moins une vingtaine de drones, selon son gouvernement, quand l'armée du Koweït a dit agir contre des missiles et drones "hostiles".