Un institut de musique arabe verra le jour en Arabie saoudite

Le oud (luth au ventre rebondi NDLR) fait partie des instruments à cordes les plus anciens et les plus précieux du patrimoine musical du monde arabe. (Photo fournie)
Le oud (luth au ventre rebondi NDLR) fait partie des instruments à cordes les plus anciens et les plus précieux du patrimoine musical du monde arabe. (Photo fournie)
Short Url
Publié le Dimanche 09 janvier 2022

Un institut de musique arabe verra le jour en Arabie saoudite

  • Les habitants du Royaume apprécient l'art d'Abadi Al-Johar, surnommé la « pieuvre du oud »
  • « Baït Al-Oud » (la Maison du Oud) se veut un lieu d'apprentissage pour les musiciens leur fournissant l’éducation nécessaire pour jouer des instruments de musique arabes traditionnels

DJEDDAH : La Commission de la musique d'Arabie saoudite prévoit un institut destiné à assurer une formation musicale aux talents saoudiens.

« Baït Al-Oud » (la Maison du Oud) se veut un lieu d'apprentissage pour les musiciens leur fournissant l’éducation nécessaire pour jouer des instruments de musique arabes traditionnels et se renseigner sur le rôle que jouent ces instruments dans le développement de la culture de la musique dans la région.

L'origine du oud remonte à plus de 3 000 ans. Il fait partie des instruments à cordes les plus anciens et les plus précieux du patrimoine musical du monde arabe. Il a joué un rôle important à travers l'histoire.

La Commission de la musique souhaite hisser cet institut au rang des centres de renommée mondiale, sensibiliser le public aux instruments de musique arabes, en particulier le oud, et préserver l'héritage musical arabe.

« L'oud est l'un des instruments musicaux à cordes les plus importants », explique le joueur de oud Hassan Iskandrani à Arab News. « On le surnomme le ‘roi des instruments’ et les compositeurs l'utilisent le plus souvent pour concevoir leurs compositions ».

La culture et les différentes formes de musique de l'Arabie saoudite ont été façonnées grâce aux instruments traditionnels arabes tels que le oud, le daff (un grand tambour sur cadre, NDRL), le rebab (un instrument à vent à anche simple ou double, NDRL) et le mizmar (Instrument de musique à cordes frottées ou pincées du type violon, NDRL). Ceux-ci accompagnent les différentes fêtes du Royaume.

On trouve plusieurs types de oud - dont le oud irakien, syrien, égyptien et turc - et les styles de musique varient selon les régions.

De talentueux compositeurs, chanteurs et joueurs de oud sont apparus dans le Royaume au cours des dernières décennies.

Ainsi, les habitants du Royaume savourent l'art d'Abadi Al-Johar, surnommé la « pieuvre du oud ».

Outre Al-Jowhar, on peut citer Talal Salamah et Assil Abou Bakr Saleem qui continuent à inspirer une nouvelle génération de joueurs d’oud en Arabie Saoudite.

Le oud a la particularité d'être un luth non fretté en forme de poire. Fabriqué en bois léger, il est doté d'un manche court et muni de 11 cordes.

Sans frette, le oud est un instrument polyvalent qui permet aux musiciens de produire des notes plus fluides sans recourir à un nouvel ajustement des cordes.

Contrairement aux autres instruments à cordes qui présentent le plus souvent un grand trou au centre, le oud possède jusqu'à trois trous, ce qui lui confère une sonorité particulière et envoûtante.

Les musiciens le privilégient pour jouer le maqam, un système de mélodies employé dans la musique arabe traditionnelle.

Comme d'autres instruments de musique anciens, le oud attire des admirateurs qui savourent ses mélodies.

Certains grands maestros ont préservé le patrimoine du oud. Il est difficile de parler de cet instrument sans évoquer les légendes qui lui ont conféré la notoriété dont il jouit aujourd'hui.

Le oud a évolué grâce à d'éminents musiciens, du « roi du oud » Farid Al-Atrache au libanais Marcel Khalifeh, en passant par Mounir Bachir et Nassir Shamma en Irak et Mohamed Al-Qasabgi en Égypte.

Un oud traditionnel (fournie)
Un oud traditionnel (fournie)
​​​​​

Nombreuses sont les hypothèses sur l'origine de cet instrument. On raconte qu'il est issu du luth persan Barbat et qu'il était utilisé à l'époque kassite et à Babylone, en Mésopotamie, avant de faire son entrée en Europe en passant par l'Afrique du Nord.

Baït Al-Oud saoudite sera dirigé par des musiciens d'élite. Il se veut également un centre de référence dans la région où les Saoudiens de tous âges pourront maitriser les instruments de musique arabes.

« L'institut Bait Al-Oud enseignera les différents types d'instruments à cordes. Il favorisera en outre le développement de jeunes talents musicaux », précise M. Iskandrani. « Il offrira aux grands maitres de la musique et aux nouveaux musiciens émergents un forum où ils pourront échanger leurs idées, leurs expériences et leur culture».

L'institut agira par ailleurs comme une plate-forme permettant aux musiciens de présenter leur musique à un public friand de mélodies au son du oud.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
Short Url
  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: 

La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Short Url
  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

--
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Short Url
  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

--
Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com