Les élèves saoudiens bientôt de retour à l'école

Les élèves de primaire et de maternelle des écoles publiques et privées reprendront les cours en présentiel dimanche prochain. (Photo, SPA)
Les élèves de primaire et de maternelle des écoles publiques et privées reprendront les cours en présentiel dimanche prochain. (Photo, SPA)
Short Url
Publié le Lundi 10 janvier 2022

Les élèves saoudiens bientôt de retour à l'école

  • Il est important que les parents préparent leurs enfants pour la rentrée en présentiel, dit la porte-parole du ministère de l’Éducation
  • Les autorités sanitaires saoudiennes ont commencé à vacciner les enfants âgés entre 5 et 11 ans contre la Covid-19

DJEDDAH: Les écoles d’Arabie saoudite s’apprêtent à accueillir les élèves de moins de 12 ans, pour la première fois depuis octobre de l’an dernier.  
Dimanche, lors d’une conférence de presse, le ministère saoudien de l’Éducation a annoncé la réouverture des écoles de primaire et de maternelle à partir du 23 janvier, après plus de 18 mois de fermeture en raison de la pandémie de Covid-19.
La porte-parole du ministère, Ibtisam Al-Shehri, a jugé qu’il était important que les parents préparent leurs enfants pour la rentrée en présentiel.
En 2020, au début de la pandémie, l’Arabie saoudite a lancé une plateforme éducative, «Madrasati» (Mon école) qui a été utilisée par plus de 5 millions d’élèves à travers le Royaume.
La plateforme, louée par l’ONU dans un rapport soulignant la réussite des modèles éducatifs innovants mis en place tout au long de la pandémie, a facilité l’apprentissage en ligne et a permis aux enseignants de dispenser des cours virtuels. Madrasati offre aux élèves un contenu varié, dont des présentations, des vidéos éducatives et des manuels scolaires.

En Chiffres

578,753 cas
546,614 guérisons
8,893 décès
141 cas critiques

 

Mohammed Al-Abd Al-Aly, porte-parole du ministère de la Santé, a dit lors de la conférence de presse que le nombre de cas critiques était inférieur à celui enregistré pendant les [deux] dernières années, bien qu’il y ait actuellement une flambée de cas en Arabie saoudite. Cela s’explique par l’efficacité du vaccin et les efforts nationaux qui ont été déployés en vue de limiter la propagation du virus.
Les cas confirmés de Covid-19 augmentent rapidement en Arabie saoudite à cause du variant Omicron. Les infections doublent, et même plus, d’une semaine à l’autre.
Les élèves ayant un état de santé critique qui les empêche d’aller à l’école pourront continuer à se servir des plateformes éducatives en ligne.
Pour préparer le retour des élèves, le ministère de l’Éducation met en œuvre des mesures de prévention dans les écoles, notamment le port du masque, la désinfection des mains et la distanciation sociale.
Les autorités sanitaires saoudiennes ont commencé à vacciner les enfants âgés entre 5 et 11 ans contre la Covid-19 vers la fin de l’année dernière, après que l’Autorité saoudienne des aliments et des médicaments (SFDA) a validé l’administration du vaccin Pfizer-BioNtech pour cette catégorie d’âge.
Dimanche, l’Arabie saoudite a enregistré 3 460 nouveaux cas, portant ainsi le nombre total de cas depuis le début de la pandémie à 578 753.
Un nouveau décès lié à la Covid-19 a également été enregistré, portant le bilan de décès dans le Royaume à 8 893.
D’après le ministère de la Santé, il y a actuellement 141 cas critiques.
Par ailleurs, 843 nouveaux patients sont guéris. À ce jour, le nombre de guérisons dans le Royaume s’élève à 546 614.
Plus de 52,6 millions de vaccins contre la Covid-19 ont été administrés depuis le début de la campagne d’immunisation. Plus de 23,3 millions de personnes sont complètement vaccinées.
Le ministère, qui compte 587 centres de vaccination à travers le Royaume, a exhorté les personnes n’ayant encore reçu aucune dose à s’inscrire au vaccin via l’application Sehhaty.
Il a également rappelé au public l’importance de se conformer aux mesures de précaution.
Les centres de dépistage et de traitement qui ont été mis en place partout dans le Royaume ont aidé des millions de personnes depuis la propagation du virus.
Les centres Taakad proposent le test aux personnes qui ne présentent aucun symptôme, qui ont des symptômes légers, ou qui pensent avoir été en contact avec une personne infectée, tandis que les cliniques Tetamman offrent un traitement et des conseils aux patients qui présentent des symptômes, notamment la fièvre, la perte du goût et de l’odorat et les difficultés respiratoires.
Des rendez-vous peuvent être pris pour l’un ou l’autre service à travers l’application Sehhaty.
D’autre part, le Royaume a enregistré 27 742 infractions Covid en une semaine. Les autorités poursuivent leurs campagnes de surveillance pour veiller au respect des mesures préventives imposées en vue de contenir la propagation du coronavirus.
Selon les statistiques du ministère de l’Intérieur, la région de Riyad est celle qui a enregistré le plus grand nombre d’infractions (8 845), suivie de Médine (3 760), la province est (3 297), La Mecque (3 079), Jazan (1 951), Qassim (1 437), Jouf (1 026), Hail (989), Baha (915), la région de la frontière nord (754), Asir (861), Tabuk (544) et Najran (463).
Le ministère a appelé le peuple à suivre les recommandations générales et les protocoles préventifs émis par les autorités.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Short Url
  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon la diplomatie iranienne

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Short Url
  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.


Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Short Url
  • La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien
  • Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni

EVIAN: La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien face à Vladimir Poutine.

Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

Ils se retrouveront pour un déjeuner de travail consacré aux crises de cette région secouée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran. L'Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar - qui a contribué à la médiation ayant abouti à un accord entre Washington et Téhéran - y ont été conviés.

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants remonte à fin décembre dans la résidence du milliardaire américain à Mar-a-Lago, en Floride.

A défaut d'annoncer une réunion bilatérale, le président des Etats-Unis, accaparé ces derniers mois par le conflit avec l'Iran, a assuré lundi avoir eu "une très bonne conversation avec le président (Volodymyr) Zelensky et le président (russe Vladimir) Poutine" dimanche.

"Et je pense que nous pouvons peut-être faire quelque chose", a-t-il ajouté.

Il a en outre déploré les 25.000 morts par mois dans ce conflit, "majoritairement des soldats". "Cela ne devrait pas se produire", a-t-il réagi.

Après de nouvelles frappes meurtrières menées lundi par la Russie qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale historique à Kiev, Volodymyr Zelensky a demandé "davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine".

Le président peut d'ores et déjà compter sur l'appui indéfectible des dirigeants européens et canadien, dont il verra certains en tête-à-tête.

Le Royaume-Uni va fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie, a ainsi annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer en amont de la session de travail.

"Unité et détermination" 

Condamnant les "frappes barbares" de la Russie en Ukraine, Londres compte "monter d'un cran" en "étouffant les ressources qui alimentent la guerre de Poutine et en fournissant de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a déclaré Keir Starmer.

Avant même la tenue du sommet, une source gouvernementale italienne soulignait de son côté que l'Ukraine restait "un sujet sur lequel il y a la plus grande attention italienne".

Lundi, le président du conseil européen António Costa, également présent à Evian, a estimé que "l'unité et la détermination du G7 sont essentielles pour contribuer à mettre fin à cette guerre et parvenir à une paix juste et durable".

A cet égard, la participation du président Zelensky aux discussions au G7 est "particulièrement importante", a-t-il fait valoir.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'Ukraine qui "tient la ligne de front et regagne même partiellement du terrain".

Elle a en outre loué la capacité de Kiev de frapper des cibles stratégiques "au cœur même de la Russie".

Depuis le début du conflit en février 2022, l'Ukraine a opéré un virage stratégique en devenant un acteur majeur de l'industrie de défense, notamment via sa production de drones, mais continue d'avoir cruellement besoin du soutien occidental.

Selon les Européens, la Russie, sous pression des sanctions internationales, commence, elle, à montrer des signes de faiblesse.

"Nos sanctions frappent profondément", a estimé Ursula Von der Leyen.

Pour autant, Vladimir Poutine reste inflexible.

Lundi, le président ukrainien a fait savoir qu'il avait invité son homologue russe à venir au G7.

"La Russie a montré une fois de plus qu'elle n'est pas prête à parler", a-t-il dit, estimant qu'il fallait intensifier la pression sur le président jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre.