Liban: le gouverneur de la Banque centrale interdit de voyager

Un juge libanais a émis mardi une interdiction de voyager contre le gouverneur de la banque centrale du Liban, Riad Salameh, à la suite d'un procès pour corruption l'accusant de détournement de fonds et de manquement à ses devoirs dans le cadre de la crise financière en cours dans le pays. (AP)
Un juge libanais a émis mardi une interdiction de voyager contre le gouverneur de la banque centrale du Liban, Riad Salameh, à la suite d'un procès pour corruption l'accusant de détournement de fonds et de manquement à ses devoirs dans le cadre de la crise financière en cours dans le pays. (AP)
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Publié le Mardi 11 janvier 2022

Liban: le gouverneur de la Banque centrale interdit de voyager

  • Riad Salamé fait partie des principaux officiels libanais accusés d'être responsables de la crise financière sans précédent que traverse le pays, et associée d'ordinaire par la Banque mondiale aux situations de guerre
  • L'interdiction de voyager, selon la même source, fait suite à une plainte engagée par un groupe de militants libanais contre le gouverneur pour mauvaise gestion financière présumée

BEYROUTH: Une juge libanaise a émis mardi une interdiction de voyager à l'encontre du gouverneur de la Banque centrale Riad Salamé, après des accusations de mauvaise gestion financière d'un groupe de militants, a rapporté une source judiciaire. 

M. Salamé fait partie des principaux officiels libanais accusés d'être responsables de la crise financière sans précédent que traverse le pays, et associée d'ordinaire par la Banque mondiale aux situations de guerre. 

Le gouverneur fait déjà l'objet d'une série d'enquêtes judiciaires aussi bien au Liban qu'à l'étranger autour de soupçons de fraude, de blanchiment d'argent et d'enrichissement illicite, entre autres allégations. 

« La procureure générale du Mont Liban, Ghada Aoun, a émis mardi une interdiction de voyager contre lui (Riad Salamé) », a indiqué la source judiciaire. « Cette décision intervient après qu'elle ait interrogé plusieurs cadres de la Banque centrale », a-t-elle ajouté, sans plus de détails. 

L'interdiction de voyager, selon la même source, fait suite à une plainte engagée par un groupe de militants libanais contre le gouverneur pour mauvaise gestion financière présumée. 

Mme. Aoun a convoqué Riad Salamé pour l'interroger, mais la date exacte de l'entretien n'a pas encore été divulguée publiquement, toujours selon la même source. 

L'année dernière, le Liban a ouvert une enquête locale concernant le patrimoine de M. Salamé, suite à une demande d'aide du procureur général en Suisse dans le cadre d'investigations décortiquant plus de 300 millions de dollars de mouvements de fonds opérés par le gouverneur et son frère Raja.  

Le gouverneur a nié à plusieurs reprises cette accusation. 

Plus tôt mardi, le procureur libanais Jean Tannous, accompagné des forces de sécurité, s'est rendu dans plusieurs banques commerciales pour obtenir des relevés bancaires du frère de M. Salamé dans le cadre de cette enquête.  

« Mais les banques ont rejeté sa demande sous prétexte qu'elle va à l'encontre des lois sur le secret bancaire », a précisé la source judiciaire. 

Riad Salamé, l'un des plus anciens dirigeant de banque centrale au monde, a longtemps minimisé les accusations portées contre lui, jugeant celles-ci infondées et sans preuves. 

En novembre, il a déclaré qu'un rapport déposé par un cabinet d'audit qu'il avait engagé montrait qu'aucun fond public n'avait été utilisé pour payer les honoraires d'une société appartenant à son frère. 


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.