La France annonce vouloir «fermer» une mosquée dans le sud pour antisémitisme

La mosquée Al Madina Al Mounawara à Cannes. (Photo, AFP)
La mosquée Al Madina Al Mounawara à Cannes. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 12 janvier 2022

La France annonce vouloir «fermer» une mosquée dans le sud pour antisémitisme

La mosquée Al Madina Al Mounawara à Cannes. (Photo, AFP)
  • Cette mosquée du centre-ville de Cannes, célèbre pour son festival international de cinéma, est la troisième à subir ce sort en quelques mois dans un pays qui traque les discours islamistes depuis les attentats de 2015
  • Sur les «plus de 2 500 lieux de culte musulmans», 70 sont «radicalisés», a affirmé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur la chaîne de télévision CNews

PARIS: Le gouvernement français a annoncé mercredi avoir lancé une procédure de fermeture d'une mosquée à Cannes, sur la riviera française, accusée notamment d'avoir propagé des « propos antisémites », suscitant l'incompréhension de son recteur actuel. 

Cette mosquée du centre-ville de Cannes, célèbre pour son festival international de cinéma, est la troisième à subir ce sort en quelques mois dans un pays qui traque les discours islamistes depuis les attentats de 2015. 

Sur les « plus de 2 500 lieux de culte musulmans », 70 sont « radicalisés », a affirmé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur la chaîne de télévision CNews. 

Fin décembre, son ministère indiquait que 21 de ces lieux étaient « actuellement fermés, du fait de prescriptions administratives, d'une décision judiciaire, d'une reprise de bail, de travaux ou d'une fermeture administrative ».  

Cinq faisaient « l'objet d'une instruction » en vue d'une possible fermeture, dont celle de Cannes.  

« Nous (la) fermons (...) parce que nous lui reprochons des propos antisémites, des soutiens au CCIF (Collectif contre l'islamophobie en France, ndlr) et BarakaCity », a précisé M. Darmanin. 

Ces deux associations, « islamistes » selon le ministre, ont été dissoutes à l'automne 2020 dans le sillage de l'assassinat de Samuel Paty, un professeur d'histoire-géographie, perpétré près de Paris par un jeune islamiste qui lui reprochait d'avoir parlé des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves en classe. 

Cannes est proche de Nice, théâtre en 2016 de l'un des plus sanglants attentats jihadistes de ces dernières années dans le pays (86 morts). Plusieurs dizaines de jeunes de la région ont par ailleurs été impliqués à partir de 2013 dans des filières jihadistes d'acheminement vers l'Irak et la Syrie. 

« Une procédure contradictoire » a été lancée « afin d'envisager la fermeture administrative de la mosquée pour une durée de deux mois », a précisé dans un communiqué la préfecture des Alpes-Maritimes, qui a justifié la mesure par des »propos haineux envers la France » ou incitant à une « haine antisémite explicite » .  

Cette menace de fermeture est « injuste et injustifiée », a répondu Ahmed Guessoum, actuel recteur et imam de la mosquée, en rejetant la responsabilité des propos litigieux sur son prédécesseur, Mustapha Dali, en poste pendant une vingtaine d'années. 

« La personne mise en cause aujourd'hui, c'est l'ex-recteur, qui a démissionné, est parti à la retraite et n'habite plus Cannes », a insisté M. Guessoum. « Il n'interfère plus dans les affaires de la mosquée, il n'a aucune influence », a-t-il ajouté. 

Fin décembre, la justice française avait confirmé la fermeture de la mosquée de Beauvais (Nord) pour des prêches d'un imam faisant notamment l'apologie du jihad armé. Selon M. Darmanin, cette mosquée, qui accueillait quelque 400 fidèles, attaquait le « modèle républicain et la France ». 

Fin octobre, c'est la mosquée d'Allonnes, près du Mans (centre-ouest), accueillant environ 300 fidèles, qui avait été fermée pour six mois sur décision préfectorale car soupçonnée de légitimer le jihad armé ou le terrorisme lors de ses prêches. 


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".