ONU: L'Iran perd son droit de vote en raison d'impayés

Huit Etats, dont l'Iran, le Soudan et le Venezuela, ont perdu leur droit de vote à l'ONU en raison d'une dette trop importante à l'égard de l'organisation (Photo, AFP).
Huit Etats, dont l'Iran, le Soudan et le Venezuela, ont perdu leur droit de vote à l'ONU en raison d'une dette trop importante à l'égard de l'organisation (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 13 janvier 2022

ONU: L'Iran perd son droit de vote en raison d'impayés

  • L'Iran devra ainsi débourser un peu plus de 18 millions de dollars pour le récupérer
  • Téhéran avait déjà perdu son droit de vote l'an dernier avant de beneficier d'exemptions

NATIONS UNIES: Huit Etats, dont l'Iran, le Soudan et le Venezuela, ont perdu leur droit de vote à l'ONU en raison d'une dette trop importante à l'égard de l'organisation, a annoncé mardi soir le secrétaire général Antonio Guterres aux membres de l'Assemblée générale.

Au total, "11 Etats membres sont actuellement en retard dans le paiement de leurs contributions au sens de l’article 19 de la Charte des Nations unies", précise le chef de l'ONU dans sa lettre obtenue mercredi par l'AFP.

Cet article prévoit une suspension du droit de vote à l'Assemblée générale pour tout pays dont le montant des arriérés est égal ou supérieur à la contribution due par lui pour les deux années complètes écoulées.

Si le manquement est dû "à des circonstances indépendantes de sa volonté", un Etat visé par l'article 19 peut cependant garder son droit de vote et c'est le cas en 2022 pour les Comores, Sao Tomé-et-Principe et la Somalie, précise Antonio Guterres.

Outre l'Iran, le Soudan et le Venezuela, les cinq autres pays ayant perdu leur droit de vote sont Antigua-et-Barbuda, le Congo, la Guinée, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Vanuatu, ajoute-t-il.

Le secrétaire général précise le montant minimum que chacun de ces pays doit payer pour récupérer son droit de vote: l'Iran devra ainsi débourser un peu plus de 18 millions de dollars, le Soudan près de 300.000 dollars et le Venezuela environ 40 millions de dollars.

L'an dernier, l'Iran avait déjà perdu son droit de vote en raison d'impayés. Téhéran avait affirmé ne pas pouvoir honorer le minimum requis pour ses dettes à l'ONU en raison des sanctions économiques et financières imposées par Washington.

Après plusieurs mois de négociations, une exemption avait été accordée à Téhéran lui permettant de payer le minimum de dettes requis et de récupérer son droit de vote en juin, juste avant l'élection de nouveaux membres au Conseil de sécurité de l'ONU.

L'Iran "est engagé à payer intégralement et en temps voulu" ses cotisations, a réagi à Téhéran le ministère iranien des Affaires étrangères. "Malheureusement, pour la deuxième année consécutive, en raison des sanctions américaines oppressives et illégales, les paiements de notre pays ont été en difficulté", a-t-il ajouté.

"Le secrétaire général des Nations unies et le secrétariat devraient prendre en compte les circonstances particulières des pays confrontés à des sanctions illégales et ne pas hésiter à aider ces pays à payer leurs cotisations", a aussi estimé le ministère iranien.

Le budget annuel de fonctionnement de l’ONU, approuvé en décembre, est d'environ 3 milliards de dollars. Celui des opérations de paix, séparé et approuvé en juin, atteint quelque 6,5 milliards de dollars.


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.