Tunisie: Ennahdha maintient une manifestation pourtant interdite

Des partisans du parti islamiste Ennahdha brandissent des drapeaux nationaux et du parti lors d'une manifestation de soutien au gouvernement tunisien, le 27 février 2021, dans la capitale Tunis. (Photo, AFP)
Des partisans du parti islamiste Ennahdha brandissent des drapeaux nationaux et du parti lors d'une manifestation de soutien au gouvernement tunisien, le 27 février 2021, dans la capitale Tunis. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 13 janvier 2022

Tunisie: Ennahdha maintient une manifestation pourtant interdite

  • Ennahdha a affirmé mercredi que M. Bhiri, en grève de la faim depuis son arrestation, était «au seuil de la mort»
  • Ses médecins, eux, assurent qu'il est dans un «état stationnaire»

TUNIS : Le parti Ennahdha, principale force politique en Tunisie, a décidé jeudi de maintenir une manifestation prévue le lendemain, jugeant politiquement motivée l'interdiction des rassemblements ordonnée par le gouvernement face à la reprise de l'épidémie de Covid-19.

Annoncée dès le 8 janvier, la manifestation qui doit se tenir vendredi à partir de 13H00 GMT à l'appel d'Ennahdha et d'autres partis vise à marquer le 11e anniversaire de la chute du dictateur Zine el-Abidine Ben Ali le 14 janvier 2011.

Or le gouvernement tunisien a annoncé mercredi l'interdiction de tous les rassemblements ou manifestations en public à partir de jeudi dans le cadre d'une série de mesures visant à endiguer la propagation de l'épidémie de Covid-19.

Ennahdha, parti d'inspiration islamiste dans le viseur du président Kais Saied qui a suspendu le Parlement et s'est arrogé les pleins pouvoirs le 25 juillet, a affirmé "refuser l'instrumentalisation politique de la situation sanitaire et les risques de propagation de l'épidémie de coronavirus pour anéantir ce qui reste des droits et libertés fondamentaux, en tête desquelles la liberté de manifester et la libre expression".

"Ennahdha appelle tous ceux qui prévoient de participer aux manifestations du 14 janvier et respecter le protocole sanitaire et les consignes de sécurité", a ajouté le parti dans un communiqué.

Cet appel à manifester survient alors que les tensions entre Ennahdha et M. Saied --déjà très vives depuis le coup de force de juillet du président-- sont montées d'un cran après l'arrestation fin décembre et l'hospitalisation sous surveillance policière de l'un des hommes forts du parti, l'ancien ministre de la Justice Noureddine Bhiri.

Ennahdha a affirmé mercredi que M. Bhiri, en grève de la faim depuis son arrestation, était "au seuil de la mort". Ses médecins, eux, assurent qu'il est dans un "état stationnaire".

Jawhar Ben Mbarek, une figure de la gauche tunisienne à la tête d'un collectif d'opposants à ce qu'ils dénoncent comme un "coup d'Etat" du président Saied, a également appelé à manifester vendredi malgré l'interdiction des rassemblements décidée par les autorités.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.