Funérailles d'Etat à Rome du président du Parlement européen

Cette photo prise et distribuée par le palais présidentiel italien du Quirinal montre le cercueil du défunt président du Parlement européen David Sassoli, drapé dans le drapeau des Européens. (AFP)
Cette photo prise et distribuée par le palais présidentiel italien du Quirinal montre le cercueil du défunt président du Parlement européen David Sassoli, drapé dans le drapeau des Européens. (AFP)
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Publié le Vendredi 14 janvier 2022

Funérailles d'Etat à Rome du président du Parlement européen

  • Des milliers de personnes avaient fait la queue jeudi pour dire au revoir à la dépouille de David Sassoli au Capitole, à Rome
  • Une garde d'honneur a accompagné l'arrivée de son cercueil, couvert d'un drapeau de l'Union européenne, dans la basilique Sainte-Marie-des-Anges et des Martyrs

ROME : De nombreux dirigeants européens et italiens ont assisté vendredi à Rome aux funérailles d'Etat organisées pour le président du Parlement européen David Sassoli, décédé en début de semaine. 

Le président italien Sergio Mattarella et le chef du gouvernement Mario Draghi, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Charles Michel comptaient parmi ceux qui ont rendu hommage à l'ancien journaliste et député européen de longue date.

Une garde d'honneur a accompagné l'arrivée de son cercueil, couvert d'un drapeau de l'Union européenne, dans la basilique Sainte-Marie-des-Anges et des Martyrs.

Des milliers de personnes avaient fait la queue jeudi pour dire au revoir à la dépouille de David Sassoli au Capitole, à Rome. 

Parmi les autres personnalités présentes aux funérailles figuraient le Premier ministre français Jean Castex, la France assurant la présidence tournante de l'UE, son homologue espagnol Pedro Sanchez, les présidents du Sénat et de la Chambre des députés italiens ainsi qu'un grand nombre de ministres.

La cérémonie a été retransmise en direct par la télévision publique RAI, sous le titre "Ciao David". 

"David Sassoli était un grand européen et un ami convaincu de la France. Je connaissais bien David Sassoli pour avoir échangé à de multiples reprises l'année dernière avec lui", a déclaré à l'AFPTV le Premier ministre français Jean Castex.

"Je salue cet homme, je salue son intelligence, sa grande finesse. J'ai été extrêmement choqué par la brutalité, la rapidité de son décès", a-t-il ajouté.

M. Sassoli est décédé aux premières heures de mardi dans un hôpital du Nord de l'Italie où il avait été admis le 26 décembre des suites d'une "grave complication due à un dysfonctionnement du système immunitaire". 

Son mandat de deux ans et demi à la tête de l'organe législatif de l'UE devait prendre fin ce mois-ci. 

Le président par intérim du Parlement européen est désormais son vice-président le plus haut placé, Roberta Metsola, une femme politique maltaise qui était déjà pressentie pour succéder à M. Sassoli. 

Mme Von der Leyen avait qualifié le décès de David Sassoli de "triste jour pour l'Europe" et M. Draghi a salué en lui "un profond pro-européen (...), un symbole d'équilibre, d'humanité et de générosité". 


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com