Présidentielle: la majorité à l'épreuve sur le pass vaccinal, les candidats sillonnent le terrain

Le Sénat examinera à nouveau le projet de loi samedi, puis l'Assemblée nationale aura le dernier mot probablement dès dimanche, pour son adoption définitive. (AFP)
Le Sénat examinera à nouveau le projet de loi samedi, puis l'Assemblée nationale aura le dernier mot probablement dès dimanche, pour son adoption définitive. (AFP)
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Publié le Samedi 15 janvier 2022

Présidentielle: la majorité à l'épreuve sur le pass vaccinal, les candidats sillonnent le terrain

  • Les candidats de l'opposition enchaînent les déplacements sur le terrain, à moins de trois mois de la présidentielle
  • A l'Assemblée nationale, où la loi sur le pass vaccinal est examinée en deuxième lecture depuis 15H00, le marathon devrait emmener les députés jusqu'en fin de nuit

PARIS: Le gouvernement et la majorité espèrent boucler ce week-end le vote de la loi sur le pass vaccinal lors d'une nouvelle lecture au parlement, énième épisode de la gestion de la cinquième vague de Covid au lendemain d'une grève massive dans l'Education nationale.


Les candidats de l'opposition enchaînent, eux, les déplacements sur le terrain, à moins de trois mois de la présidentielle. 


Valérie Pécresse (LR) est en Grèce où, après avoir déjeuné vendredi avec le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, elle a vanté l'action "exemplaire" de la Grèce en matière d'immigration, selon elle "mélange de fermeté et d'humanité". Elle doit se rendre samedi sur l'île de Samos dans un centre de contrôle des migrants.


La candidate des Républicains a par ailleurs fait état depuis Athènes de "menaces" du président azerbaïdjanais Ilham Aliev après son voyage en Arménie, affirmant qu'elles ne l'"intimident pas", mais regrettant "le silence assourdissant du gouvernement français".


A l'extrême droite, Éric Zemmour (Reconquête!) était vendredi dans les Hauts-de-France, où il a réclamé le retour d'une école du "passé", de "l'autorité" et de la "discipline de fer", devant une dizaine d'enseignants acquis à sa cause dans le village d'Honnecourt-sur-Escaut (Nord).


Marine Le Pen (RN) a rencontré des pêcheurs à Erquy (Côtes-d'Armor) où elle a dénoncé l'"aberration" de la construction d'un parc éolien en mer. "Presque un crime" qu'elle a promis d'arrêter si elle est élue, avant de poursuivre son périple breton à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).


A l'inverse, c'est au large de Pornichet (Loire-Atlantique) que Jean-Luc Mélenchon (LFI) est parti en mer découvrir une éolienne offshore, pour s'en féliciter.


La candidate socialiste Anne Hidalgo est en banlieue lyonnaise, à Villeurbanne et Vaulx-en-Velin (Rhône), sur les thèmes de l'éducation et de la jeunesse.


Et c'est également dans la capitale des Gaules que doit se rendre samedi l'ex-garde des Sceaux Christiane Taubira pour une - probable - annonce de candidature, avant d'être l'invitée du JT de 20 heures de France 2.


A l'Assemblée nationale, où la loi sur le pass vaccinal est examinée en deuxième lecture depuis 15H00, le marathon devrait emmener les députés jusqu'en fin de nuit. 


"Nous n'avons plus le temps" face à l'épidémie, a pressé à la tribune le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, en lieu et place du ministre de la Santé Olivier Véran, lui-même atteint par la Covid-19.


En attendant, la majorité continue d'attaquer LR, selon elle coupable de "petite politique politicienne", après l'échec d'un accord jeudi à la suite d'un tweet du patron des sénateurs Républicains, Bruno Retailleau, en pleine commission mixte paritiaire.


Lors d'un déplacement à Lyon, vendredi après-midi, Jean Castex a défendu le projet de loi, en estimant que "ce qui importe, c'est que les primo-vaccinations continuent".

Pass vaccinal: vers une application aux plus de 16 ans

Après l'échec tonitruant jeudi d'un compromis avec le Sénat, l'Assemblée nationale s'est ressaisie vendredi après-midi du projet de loi instaurant le pass vaccinal, avec la perspective que celui-ci ne s'applique plus aux moins de 16 ans.


M. Attal a défendu "un texte de consensus démocratique et de fermeté face au virus", avec le prochain pass vaccinal, une "incitation maximale" assumée à la vaccination. 


Quelque 450 amendements sont en discussion, les oppositions n'étant pas prêtes à rendre les armes, à l'instar des élus LFI qui ont défendu en vain une motion de rejet préalable contre un texte de "contrainte". 


Les députés vont plancher jusque tard dans la nuit de vendredi à samedi sur une version du projet de loi proche de celle votée la semaine dernière en première lecture, mais avec certaines modifications, parfois inspirées par l'examen au Sénat dominé par la droite.


Ainsi, la présentation d'un pass vaccinal sera limitée aux seules personnes de plus de 16 ans, pour l'accès aux activités de loisirs, restaurants et bars, foires ou transports publics interrégionaux.


Les mineurs de 12 à 15 ans resteront quant à eux soumis à l'obligation de présenter l’actuel pass sanitaire, c’est-à-dire qu’ils pourraient aller au restaurant par exemple en produisant le résultat négatif d'un simple test de dépistage.


Gabriel Attal a soutenu cet "équilibre" entériné en commission, jeudi soir. Gouvernement et majorité ont cependant tenu bon pour refuser une nouvelle série d'amendements des oppositions pour exonérer tous les moins de 18 ans du pass.


"Priver un certain nombre de mineurs des activités sportives et culturelles parait démesuré par rapport à la souffrance de la jeunesse", s'est ému le communiste Stéphane Peu.


"La bêtise n'a plus de limites", s'est agacé Antoine Savignat (LR) accusant le gouvernement de "semer la zizanie dans les familles".  


En outre, la vérification d'identité du détenteur d'un pass par les cafetiers ou restaurateurs pourra se faire sur la base d'un "document officiel comportant sa photographie".


Les députés ont aussi prévu de réduire de moitié le montant de l'amende administrative par salarié, pour les entreprises ne jouant pas le jeu du télétravail. 


Le Sénat examinera à nouveau le projet de loi samedi, puis l'Assemblée nationale aura le dernier mot probablement dès dimanche, pour son adoption définitive, a-t-on appris de source parlementaire.


Alors qu'un accord sur ce texte paraissait proche jeudi après-midi, la commission mixte députés-sénateurs s'est soldée par un échec, après un tweet du patron des sénateurs LR Bruno Retailleau. 


Celui-ci y clamait une "victoire du bon sens" des siens, ce qui a fait bondir la majorité, au nom du respect du fonctionnement du Parlement. 


"On ne préempte jamais l'issue d'un débat", a réagi vendredi le président de l'institution Richard Ferrand (LREM). "Quand une commission mixte paritaire est réussie, c'est un succès pour les deux assemblées. Je sais que le président Larcher partage cette conviction", a-t-il ajouté dans des propos transmis à l'AFP, après avoir eu à deux reprises le président LR du Sénat en ligne.


"Cela fait dix jours que c’est la pagaille", a jugé devant la presse le chef de file des députés MoDem Patrick Mignola. "On est là pour faire la loi et pas juste faire la campagne" présidentielle, a-t-il glissé.

5 millions de FFP2 
L'entrée en vigueur de la loi est désormais espérée par le gouvernement aux alentours du 20 janvier, un retard que la macronie minimise.


Quatre candidats de gauche - Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Anne Hidalgo et Philippe Poutou - ont en outre demandé vendredi à Emmanuel Macron d'agir en faveur de la levée des brevets des vaccins contre le Covid afin d'en faciliter l'accès aux pays pauvres.


Au lendemain d'une grève aussi remarquée que suivie dans l'Education nationale, majorité et gouvernement tentent par ailleurs de calmer le jeu.


La gestion de l'épisode est d'autant plus sensible que le thème est cher aux électeurs de gauche, que doit séduire le quasi-candidat Emmanuel Macron pour élargir sa base électorale.


Après une longue réunion du gouvernement avec les représentants syndicaux jeudi soir, la mise à disposition de "cinq millions de masques FFP2" a été annoncée pour les enseignants de maternelle sur demande, et la distribution de masques chirurgicaux à partir du début de la semaine prochaine confirmée pour les personnels de l'éducation.

«Chasse à l'homme»
Quelque 8 000 personnes seront appelées en renfort dans les établissements scolaires jusqu'à juillet, a précisé vendredi le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, reconnaissant par ailleurs "des erreurs" et qu'il n'est "pas parfait". 


"Il y a certainement eu des loupés" dans la construction et la "communication" autour du protocole sanitaire dans les établissements, a également admis le patron des députés LREM Christophe Castaner vendredi sur LCI.


Mais pour que cette grève "laisse des traces, il faudrait que nos opposants aient des propositions sérieuses, crédibles, alternatives à faire", a-t-il ajouté. Or "ils n'en font aucune" selon lui.


Les candidats de gauche, qui réclament capteurs de CO2, tests salivaires à l'école ou encore davantage de remplaçants, étaient très présents dans les cortèges jeudi et ont pilonné le ministre de l'Education, un "crétin utile" selon Jean-Luc Mélenchon (LFI) et qui devrait démissionner selon LFI, le PS et les écologistes.


Face aux attaques, le gouvernement affiche sa solidarité avec le ministre. "Je déteste les ambiances de chasse à l'homme", a souligné le secrétaire d’État aux Affaires européennes Clément Beaune vendredi sur franceinfo.


Pécresse propose de défiscaliser les successions jusqu'à 200 000 euros

«Je supprime les droits de succession pour 95 % des Français», assure Mme Pécresse. (Photo, AFP)
«Je supprime les droits de succession pour 95 % des Français», assure Mme Pécresse. (Photo, AFP)
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  • Le programme de la candidate prévoit que chaque enfant puisse hériter de 200 000 euros de manière défiscalisée, contre 100 000 euros aujourd'hui.
  • L'abattement serait aussi porté à 100 000 euros pour une transmission indirecte

PARIS : Valérie Pécresse, la candidate Les Républicains (LR) à la présidentielle, propose si elle est élue d'exonérer de taxes les successions jusqu'à 200 000 euros par enfant, détaille-t-elle dans un entretien dimanche au Figaro.

"Je supprime les droits de succession pour 95 % des Français", assure Mme Pécresse. 

Le programme de la candidate prévoit que chaque enfant puisse hériter de 200 000 euros de manière défiscalisée, contre 100 000 euros aujourd'hui. L'abattement serait aussi porté à 100 000 euros pour une transmission indirecte, par exemple dans le cas où "une personne hériterait de son oncle ou de sa sœur".

Valérie Pécresse veut également augmenter le plafond des donations du vivant des donateurs défiscalisées. Chaque parent pourrait ainsi donner 100 000 euros tous les six ans et non plus tous les quinze ans. La mesure concernerait également "chacun des petits-enfants pour permettre le saut générationnel", et serait encore de 50 000 euros pour les neveux et les fratries. 

La candidate propose dans le même entretien, afin de faciliter l'accès à la propriété, de "généraliser le prêt à taux zéro pour les primo-accédants sur tout le territoire français et pas seulement dans les zones tendues". Elle détaille enfin des mesures de son programme visant à augmenter le montant des allocations familiales.

Pour financer ces mesures, Mme Pécresse promet "toute une série de mesures d’économies", citant la retraite repoussée à 65 ans, l’assurance-chômage, ou le RSA réformé "pour sortir de la politique d’assistanat". Elle évoque aussi la réforme de l'Etat, "avec une décentralisation des compétences pour éviter les nombreux doublons administratifs et une simplification radicale des normes".


Un écrivain turco-arménien expulsé de Grèce a rejoint la France

L'écrivain a posté une photo du célébre café parisien "Les Deux Magots" pour signifier son arrivée (Photo, AFP).
L'écrivain a posté une photo du célébre café parisien "Les Deux Magots" pour signifier son arrivée (Photo, AFP).
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  • Recherché par la Turquie après s'être évadé de prison, Sevan Nisanyan, 66 ans, avait rejoint l'île de Samos en 2017 où il vivait avec un permis de séjour temporaire
  • Il avait été condamné et emprisonné en Turquie en 2014 après avoir été accusé dans une affaire de construction illégale

ATHENES: L'écrivain et linguiste turco-arménien Sevan Nisanyan, arrêté fin décembre sur l'île grecque de Samos et invité depuis à quitter la Grèce, a annoncé dimanche sur sa page Facebook avoir rejoint Paris avant de poursuivre vers l'Arménie.

"Les Deux Magots à côté", a-t-il posté dimanche en référence au célèbre café parisien, après avoir déjà publié une photo de lui samedi à l'Opéra de Paris.

"J'ai quitté la Grèce, un autre Etat policier dément (...) Serai à Paris brièvement, ensuite en Arménie un certain temps", avait-il tweeté jeudi.

Recherché par la Turquie après s'être évadé de prison, Sevan Nisanyan, 66 ans, avait rejoint l'île de Samos en 2017 où il vivait avec un permis de séjour temporaire.

Il avait été condamné et emprisonné en Turquie en 2014 après avoir été accusé dans une affaire de construction illégale qu'il estime être une punition pour ses opinions politiques.
Sevan Nisanyan avait été arrêté le 30 décembre à Samos après que les autorités grecques eurent refusé de renouveler son titre de séjour, selon son épouse grecque Ira Tzourou, qui redoutait que son mari ne soit expulsé en Turquie.

Le 7 janvier, la justice grecque a finalement décidé de relâcher l'écrivain à condition qu'il quitte le pays dans les deux semaines.

"Comme Sevan Nisanyan est citoyen arménien, il peut partir en Arménie s'il le souhaite", avait alors précisé l'ambassade d'Arménie à Athènes.

La justice grecque refuse souvent d'extrader vers la Turquie les personnes qui déclarent y être persécutées pour leurs opinions.


Présidentielle: 467 000 inscrits pour la «primaire populaire», Le Pen contre-attaque

Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria samedi pour Le Monde, la Fondation Jean Jaurès et le Cevipof, la gauche serait laminée le 10 avril avec Jean-Luc Mélenchon (en photo) à 8%, Yannick Jadot à 7%, Christiane Taubira à 5% et Anne Hidalgo à 3,5%. (Photo, AFP)
Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria samedi pour Le Monde, la Fondation Jean Jaurès et le Cevipof, la gauche serait laminée le 10 avril avec Jean-Luc Mélenchon (en photo) à 8%, Yannick Jadot à 7%, Christiane Taubira à 5% et Anne Hidalgo à 3,5%. (Photo, AFP)
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  • Ils seront invités à voter du 27 au 30 janvier pour désigner, parmi sept personnalités de la gauche, celle qui sera soutenue
  • En meeting samedi à Cannes devant 4 000 personnes, Éric Zemmour a mis en valeur sa dernière recrue en provenance du Rassemblement national

PARIS : La "primaire populaire", l'un des symptômes des difficultés de la gauche dans la campagne présidentielle, a pris forme dimanche, avec un total de 467 000 inscrits, à l'orée d'une semaine qui verra tous les candidats lancer concrètement leur course aux parrainages.

À onze semaines exactement du premier tour, et à défaut de grands meetings, Yannick Jadot (EELV), Jean-Luc Mélenchon (LFI), Fabien Roussel (PCF), Valérie Pécresse (LR), Éric Zemmour (Reconquête) et Marine Le Pen (RN) sont intervenus sur les divers plateaux radio et télé tout au long de la journée.

En meeting samedi à Cannes devant 4 000 personnes, Éric Zemmour a mis en valeur sa dernière recrue en provenance du Rassemblement national, l'eurodéputé Gilbert Collard.

L'arrivée de cet avocat médiatique de 73 ans, qui était relativement marginalisé au RN, nourrit le discours du candidat Zemmour sur l'union du "peuple de droite" que, selon lui, il serait le seul à pouvoir réaliser et qui serait la clé d'un pouvoir qui s'est jusqu'à présent refusé à Mme Le Pen.

Marine Le Pen a répondu vivement à l'initiative, fustigeant "une dérive du mercenariat" lors de Dimanche en politique sur France 3.

Primaire disqualifiée

"Pour des gens qui vous expliquent toute la journée qu'ils vont sauver la France, ne pas être capable de décrocher son téléphone pour dire à la personne qui vous a fait élire, 'j'ai pris la décision d'aller chez un concurrent' en pleine campagne présidentielle de surcroît, c'est vraiment déplorable", a-t-elle ajouté, appelant Gilbert Collard à démissionner de son mandat parlementaire.

Mme Le Pen se dit par ailleurs persuadée que "le rôle d’Éric Zemmour est de m'empêcher d'arriver au second tour et non pas d'être au second tour lui-même".

À gauche, la "primaire populaire", disqualifiée par les principaux candidats de gauche qu'elle entend départager, a revendiqué dimanche soir un total de 467 000 inscrits.

Ils seront invités à voter du 27 au 30 janvier pour désigner, parmi sept personnalités de la gauche, celle qui sera soutenue.

Ce chiffre est nettement supérieur à ceux de la primaire écologiste de septembre (122 000 inscrits) et au congrès des Républicains début décembre (près de 140 000). 

Mais trois des sept candidats – Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et la socialiste Anne Hidalgo – ont refusé par avance de reconnaître le résultat du vote, et se retrouvent impliqués dans le scrutin malgré eux. Ils ont chacun demandé que leurs noms soient retirés de la liste des candidats.

L'ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira, déclarée candidate il y a seulement une semaine, et trois candidats de moindre envergure ont quant à eux promis de se plier aux résultats.

Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria samedi pour Le Monde, la Fondation Jean Jaurès et le Cevipof, la gauche serait laminée le 10 avril avec Jean-Luc Mélenchon à 8%, Yannick Jadot à 7%, Christiane Taubira à 5% et Anne Hidalgo à 3,5%.

Secret de polichinelle

D'après la même enquête, le sortant Emmanuel Macron continue de dominer les intentions de vote. 

Il arriverait largement en tête du premier tour avec 25%, devant Valérie Pécresse (LR) et Marine Le Pen (RN) à égalité à 15,5%. Au second tour, M. Macron obtiendrait 54% des voix face à Mme Pécresse (46%), et 57% contre Mme Le Pen (43%).

Emmanuel Macron passera lundi et mardi deux jours dans le Limousin afin de présenter son bilan sur des sujets comme les zones blanches, le retour des services publics ou les déserts médicaux, tous des points sensibles dans le monde rural à l'approche de la présidentielle. 

À en croire un proche, il ne devrait pas, en revanche, lever officiellement à cette occasion le secret de polichinelle de sa candidature.

Enfin, pour tous les candidats la semaine qui s'ouvre devrait être celle du coup d'envoi réel de leur quête de parrainages, avec la publication attendue mercredi du décret de convocation des électeurs pour les deux tours des 10 et 24 avril.

À chaque élection présidentielle, la chasse aux 500 signatures d'élus nécessaires pour concourir est ardue pour la majorité des candidats, fortement consommatrice du temps des militants, et parfois indécise jusqu'à la date limite, fixée cette année par le Conseil constitutionnel au 4 mars à 18h00 précises. 

Éric Zemmour, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont notamment fait état de leurs difficultés à obtenir leurs parrainages.