Les Houthis rejettent l'appel de l'ONU à libérer le navire battant pavillon des Émirats Arabes Unis

Cette capture d'image tirée d'une vidéo diffusée par la télévision pro-houthi Al-Masirah le 3 janvier 2022 montre le porte-parole militaire houthi Yahya Saree donnant un point de presse sur le navire battant pavillon émirati "Rwabee" dans la mer Rouge. (Fille/AFP)
Cette capture d'image tirée d'une vidéo diffusée par la télévision pro-houthi Al-Masirah le 3 janvier 2022 montre le porte-parole militaire houthi Yahya Saree donnant un point de presse sur le navire battant pavillon émirati "Rwabee" dans la mer Rouge. (Fille/AFP)
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Publié le Samedi 15 janvier 2022

Les Houthis rejettent l'appel de l'ONU à libérer le navire battant pavillon des Émirats Arabes Unis

  • Les Houthis ont saisi le navire transportant du matériel médical de l'île yéménite de Socotra à Jazan
  • La coalition a également annoncé avoir tué au moins 345 Houthis, détruit 37 véhicules de la milice lors de 60 frappes aériennes au cours des dernières 24 heures

AL-MUKALLA : Les Houthis ont critiqué samedi le Conseil de sécurité de l'ONU qui exige qu'ils libèrent un navire battant pavillon des Émirats arabes unis détourné.

Le responsable de la milice Hussein Al-Azzi Houthi a rejeté les appels de l'ONU à libérer le navire et a répété qu'il transportait des armes pour la Coalition pour soutenir la légitimité au Yémen.

« Le navire n'était pas non plus chargé de dattes ou de jouets pour enfants, mais chargé d'armes », a-t-il tweeté, accusant l'ONU de « berner l'opinion publique ».

Les Houthis ont saisi le navire qui transportait du matériel médical de l'île yéménite éloignée de Socotra au port saoudien de Jazan, le 3 janvier.

Leur acte de défiance est intervenu alors que les troupes gouvernementales, appuyées par le soutien aérien de la coalition, ont pris vendredi et samedi le contrôle de nouveaux endroits montagneux au sud et à l'ouest de la ville de Marib.

Le ministère yéménite de la Défense et les médias locaux ont fait état d'attaques renforcées contre des poches de Houthis combattant dans le district de Hareb, au sud de Marib.

Les troupes ont également fait une incursion sur près de 10 km dans le territoire contrôlé par les Houthis dans le district de Juba, principalement dans la chaîne de montagnes Al-Balaq Al-Sharqi.

Les Houthis ont subi des revers massifs depuis le début de cette année, lorsque les troupes ont pris le contrôle de trois districts de la province riche en pétrole de Shabwa et ont ensuite avancé dans le district de Hareb.

La coalition a exhorté samedi les Yéménites à ne pas emprunter les routes principales reliant Marib et Al-Bayda aux districts de Hareb, Bayhan et Ouselan, les déclarant « zones d'opérations » au milieu des combats au sol et des frappes aériennes de la coalition.

La coalition a également annoncé avoir tué au moins 345 Houthis et détruit 37 véhicules de la milice lors de 60 frappes aériennes au cours des dernières 24 heures dans les provinces d'Al-Bayda et de Marib.

Yemeni Landmine Records, qui recense les victimes de mines ou d'engins non explosés, a déclaré vendredi que les mines terrestres des Houthis avaient tué 38 combattants gouvernementaux et civils depuis le début du mois dans les provinces de Shabwa et de Marib.

Le spécialiste des mines terrestres Musa Abdullah Al-Harethi a été tué samedi alors qu'il désamorçait un engin posé par les Houthis dans le district d'Ouselan. Deux enfants ont été tués dans une explosion provoquée par une mine terrestre à Al-Khoka, au sud de la province de Hodeidah, a indiqué l'organisation.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


L'armée israélienne appelle à évacuer de nouveaux villages du sud du Liban

L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
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  • La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations
  • Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune"

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours.

"Les violations répétées de l'accord de cessez-le-feu par le Hezbollah obligent l'armée israélienne à opérer", écrit sur son compte X le porte-parole de l'armée, Avichay Adraee, quelques jours après la tenue de discussions à Washington entre représentants israéliens et libanais et l'annonce de la prolongation de la trêve entre les deux pays.

La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations afin de protéger la population du nord d'Israël des tirs du Hezbollah.

Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune".

Selon l'agence nationale d'information libanaise ANI, des frappes israéliennes ont visé mardi "plusieurs localités dans le sud" du pays.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a pour sa part affirmé dans un communiqué avoir visé un rassemblement de soldats et de véhicules dans le nord d’Israël avec "un essaim de drones d'attaque".

Depuis le début de la guerre, les frappes israéliennes ont tué plus de 3.000 personnes au Liban selon les autorités libanaises.

Côté israélien, 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée ont été tués au Liban depuis le début de la guerre, le 2 mars.


Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
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  • Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin
  • Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février

LONDRES: Le trafic dans le détroit d’Ormuz a légèrement augmenté la semaine dernière, revenant à des niveaux conformes à la moyenne enregistrée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, après avoir atteint un plus bas en temps de guerre.

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin.

Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février.

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer.

Malgré cette hausse, les traversées de la semaine dernière restent globalement conformes aux moyennes observées en temps de guerre. Depuis le 1er mars, Kpler a recensé 663 navires de marchandises transitant par le détroit, soit une moyenne de 55 par semaine.

Environ la moitié des pétroliers ayant traversé la semaine dernière transportaient des liquides. Parmi eux figuraient trois superpétroliers, vraisemblablement à destination de la Chine, d’Oman et du Japon.

Les données de Kpler montrent également que 15 vraquiers de matières premières sèches et 16 méthaniers de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont franchi le détroit la semaine dernière. Un seul méthanier de gaz naturel liquéfié transportant du gaz qatari vers le Pakistan a traversé, le 12 mai. Cela porte à huit le nombre total de traversées de méthaniers GNL depuis le début de la guerre.

En temps de paix, le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, ainsi que d’autres matières premières majeures, dont les engrais.

L’Iran a répété à plusieurs reprises que le trafic maritime dans ce couloir ne "reviendrait pas à son niveau d’avant-guerre".

Lundi, Téhéran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit et de faire payer des droits de passage aux navires, ce que l’Iran aurait commencé à faire dès le début de la guerre.

Des responsables iraniens ont déclaré jeudi que des navires chinois avaient été autorisés à transiter, après un ralentissement constaté la semaine précédente.

Selon Kpler, seuls trois navires de marchandises liés à la Chine par leur pavillon, leur propriétaire ou leur cargaison ont franchi le détroit la semaine dernière. Deux navires battant pavillon de Hong Kong ont également transité et se dirigeaient vers Oman et les Émirats arabes unis.

Les données ne donnent toutefois pas nécessairement une image complète, les navires ne déclarant pas toujours leur destination finale au moment de la traversée.

Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit dépend de la nationalité, l’Iran ayant indiqué le 10 mai que les pays respectant les sanctions américaines contre la République islamique rencontreraient des difficultés pour traverser.

Depuis le début du conflit, la Chine et l’Inde figurent parmi les destinations ou points de départ non situés dans le Golfe les plus fréquemment signalés pour les navires de marchandises empruntant le détroit.

Parmi les autres destinations hors Golfe mentionnées dans les données de Kpler figurent le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande et la Malaisie, tandis que relativement peu de navires déclarent des pays occidentaux comme destination.

Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz demeure l’un des enjeux centraux des négociations avec les États-Unis, qui n’ont toujours pas débouché.


Les Emirats disent que les drones ayant ciblé la centrale nucléaire provenaient d'Irak

Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak
  • "Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak, où des groupes soutenus par l'Iran mènent des attaques contre la région du Golfe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien", a affirmé le ministère de la Défense émirati dans un communiqué.