La maison Cardin se relance et veut intégrer la Fashion Week à Paris

Le président de la société Pierre Cardin Rodrigo Basilicati-Cardin pose parmi des mannequins lors d'une séance photo à l'atelier de la maison de couture Cardin à Paris, le 11 janvier 2022. (Photo, AFP)
Le président de la société Pierre Cardin Rodrigo Basilicati-Cardin pose parmi des mannequins lors d'une séance photo à l'atelier de la maison de couture Cardin à Paris, le 11 janvier 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 17 janvier 2022

La maison Cardin se relance et veut intégrer la Fashion Week à Paris

  • A l'heure où certaines marques du luxe présentent les collections à leur rythme, la maison Cardin souhaite intégrer la Semaine de la Mode parisienne
  • Aujourd'hui, Rodrigo Basilicati-Cardin veut faire passer le message: «on relance la marque» et profiter du poids de la Fédération

PARIS : A l'heure où certaines marques du luxe présentent les collections à leur rythme, la maison Cardin souhaite intégrer la Semaine de la Mode parisienne, un an après le décès du couturier qui avait créé, pendant un quart de siècle, en électron libre.

Premier pas dans ce sens, son neveu, Rodrigo Basilicati-Cardin, PDG de la griffe, va présenter le 28 janvier, au lendemain de la semaine de la haute couture, un défilé-hommage à Pierre Cardin décédé en décembre 2020 à 98 ans.

"Pierre voulait être libre. A l'approche de ses 80 ans, il a dit qu'il y avait plein de jeunes créateurs qui (avaient) besoin d'intégrer cette Semaine de la mode" et qu'il ne voulait pas prendre leur place, se souvient Rodrigo Basilicati-Cardin.

Défilés sur la Grande Muraille en Chine en 2018, à Moscou en 2016, à Astana (Kazakhstan) en 2017, au Palais Bulles en Provence, résidence préférée du créateur, présentation de modèles au théâtre du Châtelet à Paris à l'occasion de la projection d'un film consacré au couturier en 2020... les évènements ne manquaient pas du vivant du styliste qui n'a jamais cessé de travailler.

Aujourd'hui, Rodrigo Basilicati-Cardin veut faire passer le message: "on relance la marque" et profiter du poids de la Fédération.

"On voudrait entrer dans la semaine de la mode, au moins une fois par an. Il nous faut la communication. Mon oncle a fait beaucoup et la communication arrivait toute seule".

"Il a dédié la dernière partie de sa vie à la créativité, pas à la distribution", souligne Rodrigo Basilicati-Cardin.

Thème spatial

Le défilé-hommage de 30 minutes, deux à trois fois plus long que les shows de la Fashion week, s'envolera au Bourget, près de Paris, au Musée de l’Air et de l’Espace, pour présenter une trentaine de modèles inédits de Cardin ainsi que des vêtements signés par le Studio de création, dans le même style graphique, coloré et minimaliste.

"On a voulu le faire sur le thème de l'espace pour évoquer les années 60 quand Pierre Cardin voulait habiller l'homme qui va sur les vaisseaux spatiaux", souligne son neveu. "Il a été le premier, avec André Courrèges à oser à faire ça, critiqué par tout le monde à l'époque".

Nommé par Pierre Cardin directeur général en 2018 puis président peu avant sa mort, M. Basilicati-Cardin, ingénieur et concepteur graphique de formation, travaillait avec son grand-oncle depuis la fin des années 1990 et participait à la création notamment des accessoires.

Un dessin sur 50 retenu

Actuellement, il remplit également les fonctions de directeur artistique, il dessine lui-même les lunettes et sélectionne les idées à développer.

"Il y a 25 ans mon oncle m'a connu comme designer, je dessinais des lampes, des meubles. Il a beaucoupé aimé une certaine simplicité, l'amour pour la courbe (...) Il m'a expliqué des choses que je faisais de façon instinctive".

Sur le téléphone, il regarde en permanence des centaines de dessins que lui envoie le studio.

"Dans un dessin sur 50, je trouve quelque chose de nouveau, je le prends, on va travailler les proportions" comme dans cette jupe "cloche fermée qui évoque un lampadaire".

S'il puise pour l'instant dans la créativité de la maison, il réfléchit toutefois à "monter un groupe de designers" venu de l'extérieur pour apporter un vent nouveau à la maison qu'il compte "rajeunir".

Il prévoit également d'organiser un évènement le 2 juillet pour les 100 ans de Pierre Cardin "qui aura peut-être lieu à Venise", ville natale du couturier.

A Paris, la Semaine de la mode opte pour les défilés malgré Omicron

Malgré le casse-tête sanitaire et l'incertitude qui pèse, la Semaine de la mode à Paris opte massivement pour les défilés physiques, désormais diffusés en direct ou doublés de présentations numériques.

La Fashion week, qui débute mardi "se présente bien dans le contexte qui est le nôtre", lance Pascal Morand, de la Fédération de la haute couture et de la mode.

Près de trente marques, dont Courrèges et Issey Miyake, prévoient des présentations "en vrai" moins formelles que des défilés, auxquelles sont conviés journalistes et acheteurs.

Et sur les 76 maisons inscrites dans le calendrier officiel du prêt-à-porter homme, 17 organisent des défilés contre six en juin, dans un contexte sanitaire plus serein. Parmi elles, Dior, Hermès, Rick Owens et Y/Project, ainsi que Kenzo, avec à la barre son tout nouveau directeur artistique, le Japonais Nigo, célèbre dans le milieu du streetwear.

Dernière collection de Virgil Abloh

Louis Vuitton organise deux défilés jeudi pour la dernière collection de Virgil Abloh. Le créateur prisé des millenials et premier styliste noir à la tête d'une maison du luxe a été emporté en novembre par un cancer, à 41 ans.

Egonlab, marque française fondée il y a deux ans par Florentin Glémarec et Kévin Nompeix, qui s'est fait connaître avec des vidéos artistiques, entre dans le calendrier officiel avec un défilé.

"Toutes les marques aujourd'hui ont envie de défiler", estime Florentin Glémarec. "Défiler à côté des grandes maisons qui nous ont beaucoup influencés, cela nous fait quelque chose". "C'est excitant de pouvoir proposer une réelle expérience aux personnes qui nous suivent", renchérit Kévin Nompeix.

Pourtant, Egonlab "ne quitte pas à 100% le côté numérique, on a un projet de NFT et de métavers (le futur monde virtuel sur lequel travaillent les géants du numérique) qu'on développe avec une startup en collaboration avec Crocs", le fabricant de sabots en plastique, ajoute Kévin Nompeix.

«Entre les deux feux»

Quant à la haute couture, évènement mode bi-annuel exclusivement parisien, qui se tiendra dans la foulée, du 24 au 27 janvier, 18 sur 29 maisons préparent des défilés, même si certaines reconnaissent que l'évolution de la situation sanitaire pourrait encore leur faire changer d'avis.

Le dîner du Sidaction, au profit de la lutte contre le sida, qui clôture traditionnellement la semaine de la haute couture, a été reporté à juillet.

Giorgio Armani a jeté un froid en annulant la semaine dernière ses défilés prêt-à-porter à Milan et haute couture à Paris, en raison de la nouvelle vague de Covid-19. Un air de déjà vu, car c'était le maestro de 87 ans qui avait été le premier à renoncer aux défilés au tout début de la pandémie, en février 2020.

"C'est leur choix", estime Pascal Morand. La Fédération synthétise les recommandations des administrations et "préconise" auprès des "référents Covid" de chaque marque des mesures comme le port du masque FFP2.

"On a appris à vivre avec le Covid", résume Pascal Morand et c'est l'"aspiration profonde" pour le physique qui l'emporte sur les contraintes sanitaires. "Le digital enrichit le physique, mais ne remplace pas l'émotion et le côté sensoriel du défilé".

Jean Paul Cauvin, directeur de la maison de couture Julien Fournié, se sent lui "pris entre deux feux". "On est frustré de ne pas défiler, mais j'espère qu'on ne va pas créer un nouveau cluster +haute couture+", affirme-t-il lors du tournage d'un film devant accompagner le défilé du 25 janvier.

"J'ai dû choisir un studio plus grand pour des raisons sanitaires, il faut qu'il y ait un mètre de distance entre les personnes assises". Avec les mannequins testés positives après les castings, les ouvrières de l'atelier atteintes de Covid ce qui "retarde les collections" et la réglementation qui change toute le temps, "on doit prévoir beaucoup de scénarios", conclut-il.


Le Liban dans toute sa complexité, au festival de Saint-Malo

À Saint-Malo, pays breton jadis bastion des corsaires, le festival Étonnants Voyageurs s’apprête une nouvelle fois à faire dialoguer les imaginaires du monde, en mettant à l’honneur le paysage littéraire et culturel libanais. (Photo Etonnants Voyageurs)
À Saint-Malo, pays breton jadis bastion des corsaires, le festival Étonnants Voyageurs s’apprête une nouvelle fois à faire dialoguer les imaginaires du monde, en mettant à l’honneur le paysage littéraire et culturel libanais. (Photo Etonnants Voyageurs)
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  • Cette année, le Liban s’impose avec une intensité particulière. C’est un choix assumé, réfléchi, presque évident pour le directeur du festival, Jean-Michel Le Boulanger
  • Ce choix, indique Le Boulanger à Arab News en français, découle d’une conviction simple : « Le Liban est un carrefour », un carrefour d’histoires, de cultures, de religions, mais surtout un carrefour du monde contemporain

PARIS: À Saint-Malo, pays breton jadis bastion des corsaires, le festival Étonnants Voyageurs s’apprête une nouvelle fois à faire dialoguer les imaginaires du monde, en mettant à l’honneur le paysage littéraire et culturel libanais.

Cette année, le Liban s’impose avec une intensité particulière. C’est un choix assumé, réfléchi, presque évident pour le directeur du festival, Jean-Michel Le Boulanger.

Ce choix, indique Le Boulanger à Arab News en français, découle d’une conviction simple : « Le Liban est un carrefour », un carrefour d’histoires, de cultures, de religions, mais surtout un carrefour du monde contemporain.

Depuis toujours, Étonnants Voyageurs revendique une approche singulière qui consiste à regarder le monde à travers les écrivains et privilégie l’écoute des romanciers, des poètes et des artistes.

C’est également un concentré des tensions et des espoirs qui traversent notre époque, ajoute-t-il. En invitant 21 auteurs et artistes libanais à participer à son édition 2026, qui se tient du 23 au 25 mai, le festival ne cherche pas à illustrer une actualité, mais à faire entendre une expérience du monde.

Depuis toujours, Étonnants Voyageurs revendique une approche singulière qui consiste à regarder le monde à travers les écrivains et privilégie l’écoute des romanciers, des poètes et des artistes.

« Ce qui nous intéresse, c’est ce que les écrivains font de cette matière complexe », indique Le Boulanger. Et le Liban, plus que tout autre pays peut-être, incarne cette complexité.

Au Liban, précise-t-il, « le pluriel n’est pas une abstraction, il est une réalité quotidienne », avec des identités multiples, des appartenances croisées, des territoires fragmentés. « Les auteurs libanais vivent et écrivent au cœur de ces tensions. »

Parmi eux, Sabyl Ghoussoub, prix Goncourt des lycéens, qui explore les liens entre Beyrouth et Paris ; Charif Majdalani, dont l’œuvre interroge l’histoire et la mémoire ; ou encore Souhaib Ayoub, figure d’une nouvelle génération hybride et audacieuse.

À leurs côtés, des voix singulières comme Sofía Karámpali Farhat, Hala Moughanie ou Lena Merhej dessinent un paysage littéraire en mouvement, traversé par le doute, la colère, mais aussi une formidable énergie créatrice.

Le fil qui relie ces auteurs tient en deux mots : territoire et complexité. Un thème à la fois intime et politique. « Ce sont des relations complexes au territoire », explique le directeur du festival : des territoires multiples, parfois brisés, que chacun tente de se réapproprier.

À travers leurs récits, ces écrivains interrogent une question universelle : « Comment vivre avec l’autre ? Comment maintenir une relation dans un monde fragmenté ? »

Pour donner toute sa place à cette richesse, le festival a imaginé une programmation foisonnante, fidèle à son esprit d’ouverture.

Des formats plus intimes

Les formes se multiplient : il y aura bien sûr les grands entretiens, ces moments où un auteur se livre en profondeur, accompagné d’un modérateur, mais aussi des tables rondes réunissant deux ou trois écrivains pour des échanges croisés.

Il y aura également des formats plus intimes : des petits-déjeuners avec les auteurs, des ateliers d’écriture, autant d’occasions de faire tomber la distance et de créer un lien direct entre les écrivains et leur public.

Étonnants Voyageurs, malgré tout, « reste une fête, celle des livres, des idées, des rencontres », et réunit chaque année près de cinquante mille visiteurs en quête de découvertes et d’émotions.

La poésie trouvera une place particulière avec un « Rima Poésie Club », animé par l’ancienne ministre de la Culture Rima Abdul Malak, consacré aux voix libanaises, ainsi qu’un hommage vibrant à Vénus Khoury-Ghata, décédée récemment.

Le cinéma, lui aussi, participera à cette immersion. Des films de réalisatrices libanaises seront projetés, accompagnés de rencontres, notamment avec Danielle Arbid et Mounia Akl, figures marquantes de la scène cinématographique libanaise.

Reste une question, presque évidente : comment accueillir une telle programmation dans un festival qui se veut aussi festif ? Le Boulanger ne l’élude pas, mais parle d’un « point d’équilibre » à trouver entre « la gravité du monde et le plaisir d’être ensemble ».

Car Étonnants Voyageurs, malgré tout, « reste une fête, celle des livres, des idées, des rencontres », et réunit chaque année près de cinquante mille visiteurs en quête de découvertes et d’émotions.

Et il y a, insiste Le Boulanger, « beaucoup de sourires » et la joie simple de rencontrer un auteur, d’échanger, de partager un moment.

Même lorsque les sujets sont graves, quelque chose circule, souligne-t-il : « une forme d’espoir, peut-être, ou simplement la sensation de ne pas être seul face au monde »


Tunisie: à Djerba, un début de saison touristique ralenti par la crise au Moyen-Orient

Des chameaux attendent les touristes pour des promenades payantes sur la plage le long d’une lagune sur l’île touristique tunisienne de Djerba, dans le sud du pays, le 2 mai 2026. (AFP)
Des chameaux attendent les touristes pour des promenades payantes sur la plage le long d’une lagune sur l’île touristique tunisienne de Djerba, dans le sud du pays, le 2 mai 2026. (AFP)
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  • La saison touristique à Djerba ralentit malgré un bon démarrage, en raison des tensions au Moyen-Orient qui augmentent les coûts des vols et réduisent les réservations
  • Malgré ce contexte, la Tunisie conserve des atouts compétitifs grâce à sa proximité avec l’Europe, ses vols low-cost et son image de destination sûre en Méditerranée

DJERBA: Sable blanc et palmiers: la saison touristique sur l'île de Djerba en Tunisie a démarré début mai mais le secteur tourne au ralenti en raison des tensions au Moyen-Orient, selon des responsables rencontrés par l'AFP.

Avant les premières frappes israélo-américaines sur l'Iran fin février suivies d'attaques iraniennes sur les infrastructures du Golfe, "nous recevions par exemple 100 nouvelles réservations par jour, maintenant c'est seulement 50", explique à l'AFP Anane Kamoun, directeur de l'hôtel Royal Garden Palace, un établissement 5 étoiles situé dans le nord-est de l'île, tout près d'une longue plage.

Pendant qu'un groupe de touristes déambule à dos de cheval ou dromadaire, l'hôtelier se réjouit qu'il n'y ait "pas eu d'annulations" dans son établissement. Mais à ses yeux, il est clair que la machine tourne moins vite qu'avant les perturbations provoquées par le conflit.

Selon M. Kamoun, ce ralentissement s'explique par le renchérissement des coûts, à cause de la flambée des cours du pétrole. "Quand les billets d'avion coûtent en moyenne 70 à 80 euros de plus, ce n'est pas rien, et le touriste commence à chercher une alternative" pour ses vacances, observe-t-il.

En Tunisie, où le tourisme est un pilier essentiel de l'économie (environ 10% du PIB et quelque 400.000 emplois), la saison débute traditionnellement à Djerba, une grande île à 500 km au sud de Tunis, et au climat ensoleillé toute l'année.

- Avantage compétitif ? -

En 2025, "Djerba la douce" a accueilli 1,23 million de touristes, "en hausse de 5% par rapport à l'année précédente et de 1,1% par rapport au record de 2019", peu avant la pandémie de Covid-19, explique Hichem Mahouachi, délégué régional de l'Office de tourisme ONTT.

"Cette année, on espérait avoir une hausse de 7 à 8%", souligne-t-il à l'AFP, à propos de prévisions formulées avant que les tensions au Moyen-Orient ne commencent à perturber le trafic aérien et l'économie mondiale. Le cours du kérosène a doublé depuis le début de l'année, forçant les compagnies à augmenter leurs prix, voire à annuler les vols les moins rentables.

M. Mahouachi se dit néanmoins rassuré par la programmation par les compagnies (charters et régulières) de 5.600 vols entre avril et septembre, en hausse de 3,3% sur un an, et en provenance de 16 pays surtout européens.

Selon lui, "certaines destinations vont être affectées plus que d'autres", en particulier les dessertes éloignées et qui nécessitent un déplacement en long-courrier, ce qui n'est pas le cas de la Tunisie, située à "seulement deux heures" de toutes les capitales européennes, et souvent desservie par des compagnies low-cost.

"La hausse des prix du kérosène ne sera pas ressentie de la même façon que pour un long-courrier, la Tunisie va peut-être bénéficier de ça", espère-t-il.

Autre avantage, selon le dirigeant de l'ONTT, "la Tunisie est considérée comme l'une des destinations les plus sûres du bassin méditerranéen", un avantage compétitif face à des pays touchés de plein fouet par les répercussions du conflit comme la Turquie ou l'Egypte.


Festival de Cannes: des stars en nombre, la compétition s'accélère

Le producteur français Alexandre Mallet-Guy, l’acteur franco-tunisien Adam Bessa, l’actrice française Isabelle Huppert, le réalisateur et scénariste iranien Asghar Farhadi, une invitée, l’actrice belge Virginie Efira, l’acteur français Vincent Cassel et l’acteur français Pierre Niney assistent à une conférence de presse pour le film « Histoires parallèles » lors de la 79e édition du Festival de Cannes, à Cannes, dans le sud de la France, le 15 mai 2026. (AFP)
Le producteur français Alexandre Mallet-Guy, l’acteur franco-tunisien Adam Bessa, l’actrice française Isabelle Huppert, le réalisateur et scénariste iranien Asghar Farhadi, une invitée, l’actrice belge Virginie Efira, l’acteur français Vincent Cassel et l’acteur français Pierre Niney assistent à une conférence de presse pour le film « Histoires parallèles » lors de la 79e édition du Festival de Cannes, à Cannes, dans le sud de la France, le 15 mai 2026. (AFP)
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  • Le Festival de Cannes accélère avec trois films en compétition pour la Palme d’or, dont les très attendus « Paper Tiger » de James Gray, « Sheep in The Box » de Hirokazu Kore-eda et « L’être aimé » de Rodrigo Sorogoyen
  • Le tapis rouge accueillera de nombreuses stars internationales comme Javier Bardem, Adam Driver, Kristen Stewart et Woody Harrelson, tandis que Quentin Dupieux et Judith Godrèche présenteront leurs nouveaux films dans les sections parallèles

CANNES: Après trois jours de festival, la compétition s'accélère samedi à Cannes avec trois films en lice pour la Palme d'or projetés sur la Croisette, un défilé de stars internationales et quelques longs-métrages très attendus dans les sections parallèles.

- Du glamour sur le tapis rouge

Jeudi, un premier film au casting clinquant avait monté les marches du Palais des festivals. Isabelle Huppert, Catherine Deneuve, Vincent Cassel ou encore Pierre Niney sont venus défendre "Histoires parallèles", le dernier film de l'Iranien Asghar Farhadi, fraîchement accueilli par la critique.

Samedi, la température va monter d'un cran avec plusieurs vedettes internationales à la carrière hollywoodienne bien remplie.

Javier Bardem, Adam Driver, Kristen Stewart, Woody Harrelson sont attendus sur les mythiques marches cannoises.

Scarlett Johansson, à l'affiche de "Paper Tiger" aux côtés d'Adam Driver, sera en revanche absente. Elle est accaparée par le tournage d'une nouvelle version de "L'Exorciste" qui sortira l'année prochaine.

- Des grands auteurs au programme

Les films projetés en compétition samedi sont très attendus, à commencer par le dernier de James Gray, dont c'est la sixième sélection à Cannes.

L'Américain revient au polar avec "Paper Tiger", dans la veine de ses premiers films "Little Odessa" ou "The Yards", des œuvres célébrées par la critique. Son film suit deux frères qui se retrouvent mêlés à une affaire douteuse avec la mafia russe, les entrainant dans l'abime.

Un ancien lauréat de la Palme d'or foulera aussi le tapis rouge avec son équipe. Le Japonais Hirokazu Kore-eda présentera "Sheep in The Box", sur un couple qui accueille un enfant-robot humanoïde ressemblant exactement à leur fils décédé.

Enfin, le cinéaste espagnol Rodrigo Sorogoyen, salué pour son dernier film "As Bestas" (2022) et la série "Los años nuevos", va chercher à confirmer qu'il est la relève du cinéma espagnol avec "L'être aimé".

Javier Bardem y incarne un réalisateur espagnol à la renommée internationale, de retour dans son pays pour tourner un film. Il tente de renouer avec sa fille, qu'il n'a quasiment pas vue grandir, en lui proposant un rôle.

- Dupieux et Godrèche attendus

Les sections parallèles du festival accueilleront plusieurs longs-métrages de réalisateurs français renommés, à commencer par Quentin Dupieux. "Full Phil", le dernier film de l'ovni du cinéma hexagonal, doit être projeté en séance de minuit.

Woody Harrelson et Kristen Stewart jouent un père et sa fille en pleine crise dans une ville assiégée par les gilets jaunes dans une sorte d'anti-"Emily in Paris".

Judith Godrèche fait son retour sur la Croisette, deux ans après son coup d'éclat sur les marches du Palais pour la présentation de son film "Moi aussi". Elle et l'équipe du film avaient croisé leurs mains devant leur bouche pour symboliser le silence imposé aux victimes de violences sexuelles.

Avec "Mémoire de fille", la réalisatrice adapte le roman autobiographique d'Annie Ernaux qui raconte le viol dont elle a été victime à 18 ans.