Iran: l'universitaire Fariba Adelkhah réincarcérée

Photo d’archive prise en 2012 prise dans un lieu inconnu et publiée le 16 juillet 2019 par l'université de Sciences Po, montrant l'universitaire franco-iranienne Adelkhah Fariba. Adelkhah. (Thomas Arrive / Sciences Po / AFP)
Photo d’archive prise en 2012 prise dans un lieu inconnu et publiée le 16 juillet 2019 par l'université de Sciences Po, montrant l'universitaire franco-iranienne Adelkhah Fariba. Adelkhah. (Thomas Arrive / Sciences Po / AFP)
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Publié le Dimanche 16 janvier 2022

Iran: l'universitaire Fariba Adelkhah réincarcérée

  • Fariba Adelkhah, âgée de 62 ans, a été de nouveau incarcérée alors qu'elle était assignée à résidence depuis octobre 2020
  • Le président français Emmanuel Macron a qualifié jeudi la décision des autorités iraniennes de «totalement arbitraire»

TEHERAN : Un responsable judiciaire iranien a affirmé dimanche que la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah avait été à nouveau réincarcérée car elle n'avait pas respecté les règles de son assignation à résidence.

«Malheureusement, Mme Adelkhah a délibérément enfreint des dizaines de fois les limites fixées lors de son assignation à résidence et par conséquent, elle a été renvoyée en prison», a déclaré le chef adjoint du pouvoir judiciaire, Kazem Gharibabadi, cité par Mizan, l'agence d'information de la justice iranienne.

Fariba Adelkhah, âgée de 62 ans, a été de nouveau incarcérée alors qu'elle était assignée à résidence depuis octobre 2020. Elle avait été arrêtée en juin 2019 puis condamnée en mai 2020 à cinq ans de prison pour atteinte à la sécurité nationale, ce que ses soutiens ont toujours démenti.

M. Gharibabadi a regretté que la chercheuse ait ignoré «les avertissements répétés des autorités judiciaires». 

Le président français Emmanuel Macron a qualifié jeudi la décision des autorités iraniennes de «totalement arbitraire» affirmant que «la France toute entière» était «mobilisée pour sa libération».

Le ministère français des Affaires étrangères avait prévenu la veille que sa réincarcération ne «pouvait qu'avoir des conséquences négatives» sur les relations bilatérales et «réduire la confiance» entre les deux pays.

M. Gharibabadi a jugé ces déclarations comme «sans fondement», dénonçant l'ingérence des pays étrangers dans le système judiciaire iranien.

«Mme Adelkhah est une citoyenne de la République islamique d'Iran et nous condamnons fermement l'intervention d'autres pays dans le processus judiciaire», a-t-il indiqué.

L'Iran ne reconnaît pas la double nationalité et traite les personnes arrêtées comme des citoyens iraniens. 

«Il est très regrettable que les autorités françaises (...) en dépit de leur connaissance des violations de Mme Adelkhah, fassent état d'informations sans fondement ce qui est inacceptable», a ajouté M. Gharibabadi.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.