Liban: Une photo change la vie d'un jeune réfugié syrien

Pour l'heure, cette photo et cette histoire ont pu sauver le futur de Hussein et sauvegarder ses rêves. Une histoire qui sauvera peut-être la vie de plusieurs autres jeunes réfugiés. (Capture de vidéo, @AlHadath))
Pour l'heure, cette photo et cette histoire ont pu sauver le futur de Hussein et sauvegarder ses rêves. Une histoire qui sauvera peut-être la vie de plusieurs autres jeunes réfugiés. (Capture de vidéo, @AlHadath))
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Publié le Jeudi 20 janvier 2022

Liban: Une photo change la vie d'un jeune réfugié syrien

  • Sur la photo qui a circulé sur les réseaux sociaux, l’enfant de 10 ans lit un livre au milieu d’une benne à ordures
  • Le professeur universitaire qui a pris le cliché, ainsi que d’autres bienfaiteurs, prendront en charge la scolarité de Hussein jusqu'à ses 18 ans

CASABLANCA :  Hussein, jeune réfugié syrien au Liban a suscité l’émoi au pays du Cèdre. Une photo de lui, le montrant lisant un livre au milieu d’une benne à ordures, a commencé à circuler sur les réseaux sociaux, faisant de lui la mascotte de la misère des réfugiés syriens au Liban.

S’exprimant au micro d’une télévision locale, l’enfant de 10 ans a expliqué que lui et ses frères travaillaient dans le tri des déchets métalliques et plastiques, tout en poursuivant tant bien que mal leurs études scolaires. Le père de l’enfant est lui malade et impotent.

Cette histoire qui ressemble à celle de centaines de jeunes réfugiés syriens au Liban aurait pu finir dans les oubliettes des faits divers. Rodrigue, ingénieur et professeur universitaire en a décidé autrement. C’est lui qui a pris cette photo de Hussein lisant un livre au milieu des ordures.

Il a été rejoint par d’autres bienfaiteurs, et ensemble, ils ont décidé de prendre en charge la scolarité de Hussein jusqu'à ses 18 ans et surtout de l’éloigner du travail ingrat qu’il devait mener quotidiennement au milieu des déchets.

«Quand je discutais avec lui, il me disait qu’il aimerait devenir professeur plus tard», explique Rodrigue. «Étant professeur universitaire, c’est une chose que nous avons en commun. Ça m’a tout de suite donner envie de l’aider», ajoute-t-il. 

Si le timing parfait d’une photo et le hasard d’une rencontre ont pu donner de l’espoir au petit Hussein, la réalité est moins rose pour des centaines de réfugiés syriens au Liban, qui doivent travailler dès leur jeune âge, dans des métiers souvent dangereux. 

La déscolarisation est également un grand risque dans la mesure où ces enfants doivent généralement choisir entre travailler et aider leur famille ou partir à l’école. La première option étant la plus vitale.

Pour l'heure, cette photo et cette histoire ont pu sauver le futur de Hussein et sauvegarder ses rêves. Une histoire qui sauvera peut-être la vie de plusieurs autres jeunes réfugiés. 
 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.