Tentative d'éviction d'une famille palestinienne: la police israélienne se retire

Des dizaines de personnes ont organisé des veillées autour de feux de camp à proximité de la maison des Salhiya. (AFP)
Des dizaines de personnes ont organisé des veillées autour de feux de camp à proximité de la maison des Salhiya. (AFP)
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Publié le Mercredi 19 janvier 2022

Tentative d'éviction d'une famille palestinienne: la police israélienne se retire

  • La famille Salhiya est menacée d'éviction depuis 2017, le terrain sur lequel se trouve la maison familiale à Cheikh Jarrah ayant été alloué pour la construction d'une école
  • En mai, des manifestations de soutien à des familles palestiniennes menacées d'expulsion à Cheikh Jarrah avaient dégénéré en heurts avec la police et des colons israéliens

JERUSALEM: La police israélienne, qui tentait depuis lundi d'expulser une famille palestinienne de sa maison à Jérusalem-Est occupé et annexé par l'Etat hébreu, a dû faire marche arrière mardi, plusieurs des habitants menaçant de s'immoler, a appris l'AFP auprès de proches.


La famille Salhiya est menacée d'éviction depuis 2017, le terrain sur lequel se trouve la maison familiale à Cheikh Jarrah ayant été alloué pour la construction d'une école, dans ce quartier du secteur palestinien de Jérusalem.


En mai, des manifestations de soutien à des familles palestiniennes menacées d'expulsion à Cheikh Jarrah avaient dégénéré en heurts avec la police et des colons israéliens, prémices d'une nouvelle flambée de violences meurtrières entre Israël et la bande de Gaza.


Lundi, peu après l'arrivée de policiers israéliens pour tenter d'exécuter l'ordre d'expulsion, des membres de la famille Salhiya se sont retranchés avec un baril d'essence sur le toit de leur maison, menaçant de s'immoler s'ils sont forcés de quitter les lieux.


Des enfants de la famille Salhiya étaient toujours retranchés sur le toit mardi quand les forces de l'ordre se sont retirées de Cheikh Jarrah, a affirmé à l'AFP leur père, Mahmoud.


Selon lui, aucun accord n'a été conclu avec la police, mais les avocats de la famille ont déposé mardi une requête auprès de la Cour suprême pour annuler l'ordre d'expulsion.


De son côté, la municipalité israélienne de Jérusalem a réaffirmé mardi à l'AFP son intention d'exécuter l'ordre d'évacuation, conformément à une décision de justice, accusant la famille Salhiya d'occuper "illégalement" les lieux.

«Une tout autre histoire»
Des dizaines de personnes ont organisé des veillées autour de feux de camp à proximité de la maison des Salhiya, selon un journaliste de l'AFP.


En soirée, un porte-parole de la police israélienne a affirmé à l'AFP que des Palestiniens ont lancé des pierres sur des membres des forces de l'ordre qui passaient dans le quartier. Des grenades assourdissantes ont été utilisées pour les disperser, sans faire de blessés, a indiqué la même source.


A Jérusalem-Est, des centaines de familles palestiniennes présentes depuis des décennies sont confrontées à des ordres d'expulsion au profit de colons juifs. Sept familles ont déjà fait appel à la Cour suprême contre des avis d'expulsion.


Quelque 210 000 Israéliens sont installés à Jérusalem-Est dans des colonies illégales au regard du droit international, alors que les Palestiniens revendiquent le secteur comme la capitale de leur futur Etat.


D'après la loi israélienne, si des juifs peuvent prouver que leur famille vivait à Jérusalem-Est avant la guerre de 1948 et la création d'Israël, ils peuvent demander à ce que leur soit rendu leur "droit de propriété".


Une telle loi n'existe toutefois pas pour les Palestiniens ayant perdu leurs biens pendant la guerre. Et les familles palestiniennes assurent avoir légalement acheté leurs propriétés aux autorités jordaniennes, qui ont contrôlé Jérusalem-Est de 1948 à 1967.


Mais selon la maire adjointe de Jérusalem, Fleur Hassan-Nahoum, le cas des Salhiya est "une tout autre histoire". Lors d'un point de presse, elle a accusé la famille d'utiliser illégalement un terrain qui ne lui a jamais appartenu, assurant que la municipalité l'avait acheté "à des propriétaires arabes" afin d'y construire une école pour des enfants palestiniens.


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.


Les sirènes d'alerte aérienne retentissent à Bahreïn 

Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
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  • Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn
  • "Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche"

MANAMA: Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn, après que l'armée du royaume a dit avoir intercepté des attaques de l'Iran, qui vise depuis plusieurs jours ses voisins alliés des Etats-Unis.

"Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche", a déclaré le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié sur X.

 

 

 


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".