Enquête contre le gouverneur de la BdL: des juges libanais bientôt à Paris

Le gouverneur de la Banque centrale du Liban, Riad Salamé, le 20 décembre 2021. (Photo, AFP)
Le gouverneur de la Banque centrale du Liban, Riad Salamé, le 20 décembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 20 janvier 2022

Enquête contre le gouverneur de la BdL: des juges libanais bientôt à Paris

Le gouverneur de la Banque centrale du Liban, Riad Salamé, le 20 décembre 2021. (Photo, AFP)
  • Riad Salamé fait partie des principaux responsables libanais accusés d'être responsables de la crise financière sans précédent dans le pays
  • Le procureur Jean Tannous et le juge Raja Hammouche doivent échanger avec les juges français «les informations au sujet des soupçons pesant sur M. Salamé et certains de ses proches en matière de blanchiment d'argent et d'enrichissement illicite»

BEYROUTH: Des juges libanais se rendront la semaine prochaine à Paris pour rencontrer des juges français au sujet d'une procédure judiciaire ouverte en France contre le gouverneur de la Banque centrale libanaise Riad Salamé, a indiqué jeudi une source judiciaire. 

M. Salamé fait partie des principaux responsables libanais accusés d'être responsables de la crise financière sans précédent dans le pays. Il fait l'objet d'une série d'enquêtes judiciaires aussi bien au Liban qu'en France autour notamment de soupçons de fraude, de blanchiment d'argent et d'enrichissement illicite. 

Le procureur Jean Tannous et le juge Raja Hammouche doivent échanger avec les juges français « les informations au sujet des soupçons pesant sur M. Salamé et certains de ses proches en matière de blanchiment d'argent et d'enrichissement illicite », a précisé la source judiciaire, sans donner la date exacte du voyage. 

La France a ouvert une enquête sur la fortune personnelle de M. Salamé en mai 2021 après une décision similaire de la Suisse. Le 2 juillet, le parquet national financier en France a remis ses conclusions d'enquête sur des allégations de blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs. 

Le gouverneur a nié toutes les accusations à son encontre. 

La semaine dernière, une juge libanaise a émis une interdiction de voyager à l'encontre de M. Salamé. 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.