Des artistes saoudiens présentent de nouvelles œuvres à la Biennale d'art contemporain de Diriyah

Dana Awartani, Debout sur les ruines d'Alep, 2021. (Photo fournie)
Dana Awartani, Debout sur les ruines d'Alep, 2021. (Photo fournie)
Short Url
Publié le Jeudi 20 janvier 2022

Des artistes saoudiens présentent de nouvelles œuvres à la Biennale d'art contemporain de Diriyah

Dana Awartani, Debout sur les ruines d'Alep, 2021. (Photo fournie)
  • Une sélection de pièces ont été spécialement commandées pour la biennale inaugurale du Royaume
  • L’événement se déroule jusqu'au 11 mars et présente des œuvres d'artistes saoudiens et internationaux

1

Maha Mallouh 

L'œuvre de l'artiste née à Djeddah s'inscrit dans la continuité de l'une de ses séries les plus connues, Food for Thought, dans laquelle elle utilise des objets trouvés ayant une résonance culturelle particulière pour les Saoudiens afin de créer des images et/ou des mots. Sa «carte du monde» se compose de 3 840 cassettes audios de lectures religieuses, réparties en 48 plateaux à pain. «Il y a des décennies, les gens se rassemblaient pour écouter ces cassettes, comme s'ils communiaient pour un repas», explique le catalogue de l'exposition. «En incorporant des cassettes, de nombreuses œuvres de cette série traitent aussi du passage de la société arabe de la parole à une culture visuelle à un rythme rapide». Cette œuvre particulière, cependant, «fait allusion aux nouvelles formes de connectivité mondiale qui ont émergé de l'épidémie de Covid-19». Lorsque beaucoup d'entre nous, privés d’une grande partie de ce qui constitue notre communauté physique, ont retrouvé une unité dans le partage des médias audiovisuels à travers le monde, des géants du streaming Netflix et Amazon Prime aux plates-formes de médias sociaux comme Tik-Tok et YouTube. 

 

1

 

Dana Awartani 

L'installation de l'artiste née à Djeddah est typique de son intérêt pour la destruction ou l'érosion du patrimoine culturel. Son sujet de travail, l'ancienne Grande Mosquée d'Alep, a été gravement endommagé pendant la guerre civile syrienne. Awartani a un héritage syrien (ainsi que palestinien, jordanien et saoudien), ce qui la touche personnellement. Elle a créé une réplique à grande échelle de la cour de la mosquée en utilisant des briques d'adobe fabriquées à partir de terre d’argile provenant de tout le Royaume. Elle a choisi de ne pas inclure de liant dans les briques, de sorte que son travail se fissurera inévitablement avec le temps. «L'œuvre rend à nouveau accessible un élément perdu du patrimoine culturel», indique le catalogue présentant son œuvre. «L’adobe qu’utilise Awartani, un matériau peu coûteux chargé de sens et de mémoire collective, grâce à son rôle dans l'architecture vernaculaire, suggère une note d'espoir et de résilience communautaire.» 

 

1

 

Zahra al-Ghamdi 

Le travail de l'artiste basée à Djeddah «explore les tensions entre les traditions du pays et la mondialisation, souvent à travers le prisme de sa ville natale, Al-Baha», explique le catalogue de l'exposition. «Elle s'inspire de l'architecture de la ville et de la beauté naturelle de la région, bien que son travail se saisisse également de ce qui est perdu pour le Royaume alors qu'il subit un développement urbain effréné». Cette œuvre bien caractéristique est basée sur le site de la biennale, à Diriyah, et «sert d'élégie aux fondations ancestrales de la ville». Al-Ghamdi a passé du temps à errer dans les maisons d'argile désertes de la région avant de créer l'œuvre, qui représente des formes imitant les gratte-ciels typiques du développement urbain rapide observé dans le Golfe ces dernières décennies, et qu'Al-Ghamdi décrit comme «les coups de pied vertigineux d'un fœtus dans le ventre d'une mère». 

 

1

 

Sarah Brahim 

 Sarah Brahim est chanteuse et danseuse, et a été chargée de créer cette performance vidéo – un «essai chorégraphique» – «pour donner un sens au transcendant». La performance filmée est constituée de mouvements planifiés et improvisés, de gestes individuels et collectifs. «Alors que le mouvement se déplace à travers le corps jusqu'à sa frontière, il doit y avoir un point où il perce et devient une partie du corps social, la transmission de l'individu au territoire commun», indique le catalogue. Plus tôt cette année, Brahim a parlé à Arab News de «l'improvisation structurée» dans son travail. «J'utilise cette approche parce que je me soucie de capturer un sentiment ou une expérience spécifique, afin de les faire résonner chez les autres», avait-elle déclaré. «Être ouvert au médium qui fonctionne pour communiquer et être suffisamment ouvert pour écouter profondément d'où viennent les choses me permet de garder les pieds sur terre.» 

 

1

Abdallah al-Othman 

Al-Othman est un poète et un artiste multimédia. Il inclut le mot dans plusieurs de ses œuvres d'art, souvent des écritures du Coran. «Son travail explore les luttes humaines en évoquant les habitants des villes qu'il visite», explique le catalogue. Cette nouvelle œuvre parle cependant de sa ville natale, la capitale saoudienne, Riyad. L’artiste a utilisé des éclairages LED et néon, des caissons lumineux et a trouvé des panneaux en bois dans les rues de sa ville pour créer cette installation amusante et accrocheuse à grande échelle dans laquelle il «condense la ville dans son langage visuel et architectural». De cette manière, l'œuvre devient un manifeste artistique de la ville. 

 

1

 

Marwa al-Mugait 

Le travail d'Al-Mugait pour la biennale est une installation vidéo et une performance artistique qui «utilise des voix et des mouvements pour faire revivre des pratiques anciennes et créer une nouvelle forme de solidarité transculturelle à une époque marquée par les frictions géopolitiques, la migration de masse et la diaspora». L'artiste née à Riyad utilise des chants traditionnels de trois populations indigènes très différentes – d'Extrême-Orient, d'Afrique du Sud et du Golfe. On retrouve ainsi le fijiri, un chant marin traditionnel utilisé comme un «rituel de bon augure» pour les marins et les pêcheurs de perles dans le Golfe. «Ces formes culturelles disparates se rejoignent pour créer des liens humains inattendus, soulignant les similitudes entre différentes cultures et proposant un lien métaphorique de solidarité entre les nations», détaille le catalogue de la biennale. 

 

1

 

Loulwah al-Homoud 

L'artiste née à Riyad, présente un réseau de néons LED programmables qui, lorsqu'un visiteur s'en approche, deviennent plus lumineux. L'installation est, selon le catalogue, «l'aboutissement d'un projet de vingt ans d'Al-Homoud sur la relation entre la géométrie et l'alphabet arabe. Désormais devenus une caractéristique de son travail, ces motifs sont créés en déconstruisant l'écriture arabe et en appliquant des principes mathématiques anciens à leurs formes, créant ainsi un nouveau mode d'expression dans la tradition de la calligraphie. Al-Homoud avait précédemment explique à Arab News que sa calligraphie n'était pas destinée à être «lue» de manière traditionnelle et directe. «Ce n'est pas frontal», avait-elle raconté. «Cela encouragera les personnes à regarder plus profondément pour pouvoir comprendre ce qui est écrit.» 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Hanouna, Salamé, et autres nouveautés de la rentrée télé

"Mesdames, Messieurs, bonsoir": la journaliste s'est entraînée durant l'été, montre un clip promotionnel du 20H de France 2 en forme de clin d'oeil. (AFP)
"Mesdames, Messieurs, bonsoir": la journaliste s'est entraînée durant l'été, montre un clip promotionnel du 20H de France 2 en forme de clin d'oeil. (AFP)
Short Url
  • Cyril Hanouna débarque sur W9, Léa Salamé prend les rênes du 20H de France 2 et une nouvelle chaîne, NOVO19, fait ses premiers pas
  • Après les chassés-croisés de nombreuses vedettes, c'est la rentrée lundi à la télévision

PARIS: Cyril Hanouna débarque sur W9, Léa Salamé prend les rênes du 20H de France 2 et une nouvelle chaîne, NOVO19, fait ses premiers pas. Après les chassés-croisés de nombreuses vedettes, c'est la rentrée lundi à la télévision.

Cyril Hanouna, le retour

Après plusieurs mois de diète télévisée, l'animateur promet du "lourd" à partir de lundi sur W9 à 18H45 dans "Tout beau tout 9". Le groupe M6, auquel appartient la chaîne, lui offre une autre émission, "Tout beau tout fun", sur Fun Radio à partir de mardi de 15h à 18h. Cela fait un total de plus de six heures quotidiennes, dans des studios voisins.

Il y aura lundi "de la darka (rigolade, en arabe, NDLR), des happenings, du débat, du people et on traitera également des faits divers", met en avant l'ex-star de la galaxie Bolloré, grimée en Rambo pour promouvoir son retour.

Son nouvel employeur a demandé au roi du clash d'éviter les sujets politiques et polémiques, ses dérapages ayant coûté au total 7,6 millions d'euros d'amende à son ancienne chaîne C8, arrêtée fin février. Aucun invité politique n'est d'ailleurs prévu. Par précaution, il est question de diffuser "TBT9" avec un léger différé.

Cyril Hanouna a renouvelé la moitié de sa bande, reprenant d'anciens chroniqueurs de C8 (Valérie Benaïm, Raymond Aabou, Géraldine Maillet...) et recrutant de nouvelles têtes sur lesquelles il entretient le mystère. Un "chroniqueur ChatGPT" est annoncé en outre sur le plateau, pour une "émission 3.0".

Léa Salamé au 20H

"Mesdames, Messieurs, bonsoir": la journaliste s'est entraînée durant l'été, montre un clip promotionnel du 20H de France 2 en forme de clin d'oeil. Ancienne copilote de la matinale de France Inter, Léa Salamé succède à ce poste très exposé à Anne-Sophie Lapix, évincée.

"Votre vie, votre journal, avec vous", promet celle qui a envie de "raconter peut-être l'actualité différemment". Le JT dure près d'une heure depuis un an et reste en version allongée.

Compagne d'un des leaders de la gauche, Raphaël Glucksmann, Léa Salamé a promis de se retirer de l'antenne s'il se lance dans la course à l'Elysée.

La chaîne NOVO19 en orbite

Lancée par le groupe Ouest-France, une petite nouvelle va faire ses premiers pas parmi les grandes sur le numérique terrestre (TNT): NOVO19, sur le canal 19 à 18H00 lundi.

Généraliste, NOVO19 se veut "ancrée dans les territoires", avec un JT à 18H10 tourné à Rennes et un talk-show quotidien animé par Claire Arnoux et une bande de chroniqueurs, dont Claude Askolovitch.

"83% des Français ne se sentent pas forcément représentés dans les médias aujourd'hui. Nous souhaitons changer cette impression", revendique la directrice de la chaîne, Guénaëlle Troly.

La naissance de NOVO19, comme celle de la chaîne T18 en juin, découle de l'arrêt début 2025 de C8 et NRJ 12, non reconduites par l'Arcom, régulateur de l'audiovisuel.

Ailleurs dans le PAF

Anne-Sophie Lapix a pris pied sur RTL depuis le 25 août, sur le 18/20. Elle mènera aussi à partir du 7 septembre des entretiens dominicaux d'actualité sur M6, à 20h20.

Les chaînes info, qui ont changé de numéro sur les télécommandes début juin, ne sont pas en reste dans ce mercato géant. Après de nombreux départs, BFMTV a récupéré Julien Arnaud (arrivé de France 2), Marc Fauvelle (venu de France Inter), et encore Dominique Tenza (ex-M6). LCI accueille Yves Calvi, arrivé de RTL, qui prend les commandes du 18/20 les vendredis et samedis.

Côté service public, place à de nouveaux visages pour Télématin sur France 2: Maya Lauqué et Damien Thévenot en semaine, Mélanie Taravant et Samuel Ollivier le week-end.

On ne connaît pas encore le successeur d'Olivier Minne à "Fort Boyard". Après 22 ans à la barre, ce dernier a rejoint M6, notamment pour une nouvelle version hebdomadaire du "Maillon faible".

cka-reb/mch/cbn

© Agence France-Presse

 


Les astronomes profitent de deux événements rares : les taches solaires et le «point rouge» de Mars

De grandes taches solaires ont été observées sur la planète ardente depuis le nord de l'Arabie saoudite. (SPA)
De grandes taches solaires ont été observées sur la planète ardente depuis le nord de l'Arabie saoudite. (SPA)
Short Url
  • Des taches solaires ont été observées sur la surface du soleil mardi, apparaissant sombres mais affichant une brillance rayonnante
  • Selon les astronomes, l'étude de ces taches est essentielle pour comprendre le cycle de 11 ans du soleil, qui régule l'activité solaire

RIYAD : La région de la frontière nord a été témoin de deux événements astronomiques majeurs mardi soir - une conjonction frappante de la Lune avec Mars et l'étoile Chi Virginis, et l'apparition de taches solaires massives.

La première était visible pour les visiteurs et offrait des conditions idéales pour les astrophotographes, avec Mars identifiable par sa teinte rouge-orange.

Adnan Khalifah, membre du club d'astronomie et d'espace, a déclaré que la lune semblait alignée avec Mars, visible au-dessus de l'étoile Chi Virginis dans la constellation de la Vierge.

Par ailleurs, plusieurs taches solaires ont été observées à la surface du soleil mardi, apparaissant sombres mais affichant une brillance rayonnante. Ces taches sont parmi les plus grandes enregistrées cette année, chacune s'étendant sur des dizaines de milliers de kilomètres et étant visible à l'aide de petits télescopes.

Selon les astronomes, l'étude de ces taches est essentielle pour comprendre le cycle de 11 ans du soleil, qui régule l'activité solaire. Les taches solaires peuvent déclencher des éruptions solaires ou des tempêtes géomagnétiques susceptibles d'affecter les systèmes de navigation et de communication par satellite.


Le savoir-faire des artisans du Qassim mis à l’honneur

La région de Qassim est réputée pour son artisanat traditionnel, notamment dans l'industrie de l'osier de palme. (SPA)
La région de Qassim est réputée pour son artisanat traditionnel, notamment dans l'industrie de l'osier de palme. (SPA)
Short Url
  • Un art transmis de génération en génération continue de prospérer, alors que les artisans mêlent patrimoine culturel et créativité au Festival des dattes de Buraidah
  • Le tressage de palmes remonte à l’Antiquité, servant à l’origine aux besoins essentiels du foyer

RIYAD : La région de Qassim est réputée pour son artisanat traditionnel, en particulier dans le domaine du tressage de palmes. Cet art ancestral, transmis de génération en génération, continue de prospérer grâce aux artisans qui allient patrimoine culturel et créativité lors du Festival des dattes de Buraidah.

L'artisane Umm Abdullah a démontré le processus minutieux du tressage de palmes : les feuilles sont d’abord trempées et séchées, puis habilement transformées en divers objets comme des paniers, des nattes ou des sets de table.

Elle a expliqué que l’abondance de palmiers dans la région a fait de cet artisanat une source de revenus essentielle pour de nombreuses familles travaillant dans l’industrie artisanale locale, selon l’Agence de presse saoudienne.

Umm Abdullah a ajouté que les objets en feuilles de palmier sont très recherchés pour leur valeur culturelle et leur lien précieux avec le patrimoine.

Remontant à l’Antiquité, le tressage de palmes répondait aux besoins domestiques du quotidien. Avec le temps, l’innovation a permis de diversifier les produits et les designs, affirmant cet artisanat comme un véritable pilier du patrimoine.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com