Accord pour donner accès à l'anti-Covid de Merck à 105 pays démunis

Cette photo d'archive obtenue le 26 mai 2021, avec l'aimable autorisation de Merck & Co, Inc. montre des capsules de la pilule antivirale expérimentale Molnupiravir. (Photo, AFP)
Cette photo d'archive obtenue le 26 mai 2021, avec l'aimable autorisation de Merck & Co, Inc. montre des capsules de la pilule antivirale expérimentale Molnupiravir. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 20 janvier 2022

Accord pour donner accès à l'anti-Covid de Merck à 105 pays démunis

  • Le contrat signé avec 27 entreprises réparties dans le monde fait suite l'accord de licence volontaire signé avec Merck en octobre 2021 pour faciliter l'accès mondial à un prix abordable au molnupiravir
  • L'accord donne aux entreprises retenues, qui répondent aux stricts critères de la MPP, l'autorisation de fabriquer soit les ingrédients en gros, soit le médicament lui-même

GENEVE : Un vaste accord a été signé jeudi avec la Communauté de brevets sur les médicaments (MPP) pour donner accès à 105 pays à faible et moyen revenu à la pilule anti-Covid du groupe pharmaceutique Merck, selon un communiqué de l'agence soutenue par l'ONU.

Plusieurs dizaines de fabricants de médicaments génériques ont signé cet accord.

 "C'est un pas crucial vers un accès universel à des traitements contre la Covid-19 dont on a cruellement besoin et nous sommes persuadés (...) que ces traitements très attendus seront rapidement disponibles dans des pays à faible et moyen revenu", a déclaré Charles Gore, le directeur éxecutif de MPP, cité dans un communiqué.

Le contrat signé avec 27 entreprises réparties dans le monde fait suite l'accord de licence volontaire signé avec Merck en octobre 2021 pour faciliter l'accès mondial à un prix abordable au molnupiravir, le médicament antiviral oral expérimental contre la Covid-19, mis au point par le groupe pharmaceutique américain, précise MPP dans son communiqué.

L'accord donne aux entreprises retenues, qui répondent aux stricts critères de la MPP, l'autorisation de fabriquer soit les ingrédients en gros, soit le médicament lui-même.

Cinq entreprises vont se concentrer sur la fabrication des ingrédients, 13 fabriqueront ingrédients et produit fini et 9 seulement la pilule.

Ces entreprises sont basées dans 11 pays (Bangladesh, Chine, Egypte, Jordanie, Inde, Indonésie, Kenya, Pakistan, Afrique du sud, Corée du sud et Vietnam).

Mi-novembre, le géant pharmaceutique Pfizer avait annoncé un accord similaire avec MPP qui permettait aux fabricants de médicaments génériques licenciés de fournir le nouveau médicament en association avec le ritonavir (un médicament utilisé contre le virus du sida, Ndlr) à 95 pays, couvrant jusqu'à environ 53% de la population mondiale.

L'annonce par Merck et Pfizer de ces traitements oraux de la Covid-19 suscite beaucoup d'espoir pour lutter contre la pandémie qui a déjà fait plus de 5,5 millions de morts selon les chiffres officiels et sans doute beaucoup plus non comptabilisés.

Ces deux antiviraux agissent en diminuant la capacité d'un virus à se répliquer, freinant ainsi la maladie. Faciles à administrer car pouvant être pris chez soi, ces traitements représentent un complément aux vaccins, qui sont pour l'heure le moyen le plus efficace de lutter contre la Covid.

Le molnupiravir et le traitement de Pfizer, commercialisé sous le nom de Paxlovid, doit être administré dans les 3 à 5 jours suivant l'apparition de symptômes.

Ces traitements sont plus faciles à fabriquer que les vaccins. Ils ne nécessitent pas de chaîne du froid et peuvent être pris par le patient chez lui même si le fait de devoir l'utiliser rapidement suppose que des tests soient disponibles et que le diagnostic soit confirmé par un médecin.

Selon les dernières données cliniques, la pilule de Merck réduit le risque d'hospitalisation et de décès de 30% parmi la population fragile. Beaucoup moins que ce que le laboratoire avait annoncé dans un premier temps.

Le traitement de Pfizer réduit ce même risque de 90%, selon des essais cliniques.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.