Vers une loi US imposant plus de compétition chez les géants de la tech

Les critiques à l'encontre des grands de la tech ont repris de la vigueur l'an dernier après les révélations d'une lanceuse d'alerte sur les pratiques de Facebook, donnant un nouvel élan aux efforts de réglementation. (Photo, AFP)
Les critiques à l'encontre des grands de la tech ont repris de la vigueur l'an dernier après les révélations d'une lanceuse d'alerte sur les pratiques de Facebook, donnant un nouvel élan aux efforts de réglementation. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 21 janvier 2022

Vers une loi US imposant plus de compétition chez les géants de la tech

  • L'approbation, par la commission des lois du Sénat à 16 voix contre 6, de la proposition de loi baptisée «American Innovation and Choice Online Act» pourrait faire bouger les lignes
  • Le texte prévoit par exemple d'interdire à Amazon de proposer ses propres produits avant ceux d'autres entreprises sur son site de vente en ligne

WASHINGTON : Empêcher les géants de la tech de favoriser sur leur plateforme leurs produits face à ceux de rivaux plus petits: une proposition de loi a passé une étape importante au Sénat américain jeudi, même si son adoption est encore loin d'être gagnée.

De nombreux responsables politiques américains critiquent régulièrement les grandes entreprises de la Silicon Valley, pour leur manque de respect de la vie privée ou leur domination sur un secteur, mais républicains et démocrates ne parviennent en général pas à s'entendre sur un texte commun.

L'approbation, par la commission des lois du Sénat à 16 voix contre 6, de la proposition de loi baptisée "American Innovation and Choice Online Act" pourrait faire bouger les lignes.

Le texte prévoit par exemple d'interdire à Amazon de proposer ses propres produits avant ceux d'autres entreprises sur son site de vente en ligne.

Même s'il reste encore beaucoup d'obstacles avant que cette initiative puisse être adoptée, les géants de la tech se sont mobilisés pour empêcher toute avancée.

"J'ai passé environ 40 minutes au téléphone hier avec Tim Cook, le PDG d'Apple, qui a exprimé de vives inquiétudes concernant la proposition de loi", a ainsi déclaré le sénateur républicain Ted Cruz lors de la réunion de la commission, avant de voter en faveur de la législation.

Kent Walker, responsable juridique de la maison mère de Google, Alphabet, s'est aussi fendu d'un message posté sur internet titré: "Les conséquences néfastes des projets de loi anti-tech du Congrès".

Les critiques à l'encontre des grands de la tech ont repris de la vigueur l'an dernier après les révélations d'une lanceuse d'alerte sur les pratiques de Facebook, donnant un nouvel élan aux efforts de réglementation.

Les entreprises plus petites comme le site d'évaluation des commerces Yelp ou le moteur de recherche DuckDuckGo soutiennent ces initiatives.

"La capacité des entreprises technologiques dominantes à donner à leurs propres produits et services un placement, un accès et des données préférentiels sur les plateformes en ligne et les systèmes d'exploitation empêche les entreprises comme les nôtres d'être compétitives malgré leurs mérites", ont écrit dans une lettre adressée aux élus une trentaine de sociétés.

La proposition de loi doit toutefois être adoptée par l'ensemble du Sénat et la Chambre des représentants alors que la majorité démocrate y est de plus en plus fragile et que s'approchent les élections de mi-mandat, en novembre.

Pour Amy Klobuchar, ancienne candidate à la primaire démocrate et à l'origine du texte avec d'autres sénateurs, il est essentiel de prendre des mesures contre les géants de la tech.

"Ce dont on parle vraiment, c'est de monopole", a-t-elle dit lors de la réunion. "On ne peut plus les considérer comme des start-up lancées dans un garage."


Le G7 va décarboner son électricité et cesser les subventions aux énergies fossiles à l'étranger

Le ministre d'État japonais de l'Environnement Toshitaka Ooka (au centre) prend la parole lors de la conférence de presse finale de la réunion des ministres du Climat, de l'Énergie et de l'Environnement du G7 à Berlin le 27 mai 2022. (Jean MacDougall/AFP)
Le ministre d'État japonais de l'Environnement Toshitaka Ooka (au centre) prend la parole lors de la conférence de presse finale de la réunion des ministres du Climat, de l'Énergie et de l'Environnement du G7 à Berlin le 27 mai 2022. (Jean MacDougall/AFP)
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  • «Nous nous engageons à atteindre un secteur de l'électricité majoritairement décarboné d'ici 2035», ont déclaré les pays du G7
  • C'est la première fois que les sept puissances industrielles (États-Unis, Japon, Canada, France, Italie, Royaume-Uni, Allemagne) s'engagent ensemble sur un tel objectif

BERLIN : Les pays du G7 se sont engagés vendredi à décarboner la majorité de leur secteur électrique «d'ici 2035», ainsi qu'à mettre fin à tout financement international des projets liés aux énergies fossiles dès cette année.

«Nous nous engageons à atteindre un secteur de l'électricité majoritairement décarboné d'ici 2035», ont-ils déclaré dans une déclaration publiée à l'issue d'une réunion des ministres du Climat et de l'Energie à Berlin.

Pour atteindre cet objectif, les pays s'engagent «à soutenir l'accélération de la sortie mondiale du charbon» et à «développer rapidement les technologies et les politiques nécessaires à la transition vers une énergie propre».

C'est la première fois que les sept puissances industrielles (États-Unis, Japon, Canada, France, Italie, Royaume-Uni, Allemagne) s'engagent ensemble sur un tel objectif.

Les ministres ont également promis de mettre un terme au financement à l'étranger de projets d'énergies fossiles sans technique de capture du carbone d’ici «fin 2022». Cette annonce a été permise grâce à un revirement du Japon, dernier pays du groupe qui refusait de s'engager sur cette question.

Une vingtaine de pays, dont les autres Etats du G7, avaient déjà signé une déclaration en ce sens en novembre dernier, lors de la COP 26 à Glasgow.

«Il est bien que le Japon, premier financeur des combustibles fossiles au monde, ait rejoint les autres pays du G7», commente Alden Meyer, expert pour le Think Tank européen E3G.

Les États du G7 ont également rappelé leur objectif commun de supprimer toute subvention directe à des énergies fossiles «d'ici 2025». «Récompenser un comportement nuisible au climat par des subventions (...), c'est absurde et cette absurdité doit être éliminée», a commenté Robert Habeck le ministre allemand de l'Économie et du Climat, lors d'une conférence de presse vendredi.

Selon l'ONG Oil Change International, entre 2018 et 2020, les seuls pays du G20 ont financé de tels projets à hauteur de 188 milliards de dollars, principalement via des banques multilatérales de développement.


Russie : des élus communistes appellent à arrêter l'offensive en Ukraine

Un pompier éteint un incendie dans une usine de fabrication après un bombardement la ville d'Artemivsk dans la région ukrainienne orientale du Donbass le 27 mai 2022. (AFP)
Un pompier éteint un incendie dans une usine de fabrication après un bombardement la ville d'Artemivsk dans la région ukrainienne orientale du Donbass le 27 mai 2022. (AFP)
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  • C'est la première fois qu'une telle initiative est lancée par des élus du parti communiste, formation qui soutient l'assaut lancé sur l'ordre du président Vladimir Poutine le 24 février
  • Le député Leonid Vassioukevitch, appartenant au Parti communiste de Russie (KPRF), s'est levé et a lu une adresse au président Vladimir Poutine, en dépit de plusieurs tentatives d'autres élus de le faire taire

MOSCOU: Des élus communistes de la région de Primorié, dans l'Extrême-Orient russe, ont demandé vendredi, lors d'une réunion de l'Assemblée locale, l'arrêt de l'offensive en Ukraine, avant de se voir privés de droit de vote.


C'est la première fois qu'une telle initiative est lancée par des élus du parti communiste, formation qui soutient l'assaut lancé sur l'ordre du président Vladimir Poutine le 24 février.


Lors de cette réunion, le député Leonid Vassioukevitch, appartenant au Parti communiste de Russie (KPRF), s'est levé et a lu une adresse au président Vladimir Poutine, en dépit de plusieurs tentatives d'autres élus et du gouverneur de la région, également présent à la réunion, de le faire taire.


"Il y a quelques jours, lors d'une réunion de l'Assemblée législative du kraï de Primorie, a été adoptée une série de mesures de soutien des familles de soldats morts pendant l'opération militaire", a-t-il déclaré, selon la vidéo de la séance publiée sur le compte YouTube de l'assemblée.


"Nous comprenons que si notre pays ne cesse pas l'opération de guerre, il y aura de plus en plus d'orphelins. Au cours de l'opération militaire des gens finissent invalides, ce sont de jeunes gens qui pourraient apporter beaucoup à notre pays", a-t-il poursuivi.

"Nous exigeons un retrait immédiat des troupes russes", a-t-il conclu, recueillant quelques applaudissements.


Ukraine: les séparatistes prorusses revendiquent la prise d'une localité-clé du Donbass

Un homme conduit une voiture GAZ-21 Volga devant un bâtiment endommagé à Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, le 26 mai 2022, le 92e jour de l'invasion russe de l'Ukraine. (AFP)
Un homme conduit une voiture GAZ-21 Volga devant un bâtiment endommagé à Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, le 26 mai 2022, le 92e jour de l'invasion russe de l'Ukraine. (AFP)
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  • Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé jeudi soir Moscou de mener un «génocide» dans le Donbass
  • La dernière vraie route permettant de quitter l'agglomération depuis Lyssytchansk est devenue ces derniers jours un champ de bataille, rendant quasi-impossible la sortie des habitants

LYSSYTCHANSK: Les forces russes intensifiaient leur offensive dans le Donbass vendredi, semblant près d'achever l'encerclement d'une importante agglomération de cette région de l'est de l'Ukraine tandis que les forces séparatistes prorusses revendiquaient la prise de la localité-clé de Lyman.


Sur son compte Telegram, l'état-major de la défense territoriale de l'autoproclamée "république" séparatiste prorusse de Donetsk a indiqué avoir "pris le contrôle complet" de Lyman avec "l'appui" des forces armées russes.


Ni l'armée russe ni l'armée ukrainienne n'ont immédiatement commenté cette information.


Après leur offensive infructueuse sur Kiev et Kharkiv au début de la guerre, lancée par la Russie le 24 février, les forces de Moscou concentrent leurs forces dans l'est de l'Ukraine, avec l'objectif affiché de prendre le contrôle total du bassin minier du Donbass, que des séparatistes prorusses contrôlent partiellement depuis 2014.  


La prise de Lyman leur ouvrirait la route vers les centres régionaux de Sloviansk, puis Kramatorsk, tout en leur permettant de s'approcher d'un encerclement total de l'agglomération formée par les villes de Severodonetsk et Lyssytchansk, plus à l'est.