Au bout d'un an, Biden cherche, non sans mal, un second souffle

Marteler les réussites en matière d'économie et de lutte contre la Covid-19, recalibrer les promesses, aller davantage au contact de la population: voilà la stratégie adoptée par le démocrate de 79 ans. (Photo, AFP)
Marteler les réussites en matière d'économie et de lutte contre la Covid-19, recalibrer les promesses, aller davantage au contact de la population: voilà la stratégie adoptée par le démocrate de 79 ans. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 21 janvier 2022

Au bout d'un an, Biden cherche, non sans mal, un second souffle

  • Joe Biden avait entamé cette journée anniversaire avec l'équipe chargée de superviser les dépenses de 1 200 milliards de dollars que les Etats-Unis vont engager pour leurs infrastructures décaties
  • Il se débat avec une cote de confiance anémique, estimée à environ 43% dans la majorité des sondages

WASHINGTON : Comment faire campagne pour des élections législatives à haut risque quand on est englué dans de mauvais sondages et paralysé au Congrès? Joe Biden a malgré tout tenté jeudi de trouver un nouveau souffle, après un an à la Maison Blanche.

"Parfois, cela semble plus long" qu'une année, a blagué le président, lors d'une réunion par visioconférence avec le parti démocrate, destinée à mobiliser avant les élections législatives "cruciales" de mi-mandat à l'automne prochain.

Joe Biden avait entamé cette journée anniversaire avec l'équipe chargée de superviser les dépenses de 1 200 milliards de dollars que les Etats-Unis vont engager pour leurs infrastructures décaties.

Ce programme gigantesque - qui a l'indéniable avantage politique de se décliner à l'infini ou presque en annonces de réfection de routes, pose de canalisations et déploiement de réseau internet - est un rare succès dans une présidence qui traverse une mauvaise passe.

C'est aussi un sujet consensuel, dans une Amérique qui semble parfois ne plus pouvoir s'entendre sur rien, puisque la loi a même été votée par quelques parlementaires républicains.

Tom Hanks

Marteler les réussites en matière d'économie et de lutte contre la Covid-19, recalibrer les promesses, aller davantage au contact de la population: voilà la stratégie adoptée par le démocrate de 79 ans.

Mais nous sommes aux Etats-Unis, et il fallait bien une petite touche hollywoodienne pour cette journée anniversaire: les partisans de Joe Biden ont recruté Tom Hanks pour narrer, dans un clip de deux minutes avec force musique et images émouvantes, les réussites du président et la "résilience" de l'Amérique, "le pays des braves". 

Sur Twitter, la Maison Blanche a diffusé des témoignages vidéos immanquablement enthousiastes d'Américaines et Américains ayant bénéficié de mesures de relance de Joe Biden - un lycéen, un commerçant, un livreur, trois femmes afro-américaines représentant trois générations d'une même famille.

Mais cette opération de communication elle-même révèle les désillusions de la présidence Biden. 

L'un des témoignages vient en effet d'un père de famille qui explique avoir été grandement soulagé par un crédit d'impôt aux familles.

Or ce crédit d'impôt a pris fin, parce que Joe Biden n'a pas réussi à faire voter une grande réforme sociale et environnementale, d'un montant de 1.750 milliards de dollars, faute de majorité suffisante au Sénat.

Même scénario pour une grande loi devant protéger l'accès des Afro-Américains au vote. Deux sénateurs démocrates ont rejoint le camp républicain lors d'un vote crucial au Sénat jeudi soir, condamnant le projet.

Joe Biden a toutefois promis de sauver de "larges pans" de son programme social et environnemental, et assuré qu'il ne baisserait pas les bras en matière de réforme électorale.

Ukraine

Il ne peut pas se permettre d'échouer une nouvelle fois, surtout après avoir choisi, comme axe de campagne, d'éreinter une opposition républicaine selon lui dénuée de programme, et qui se contente de faire de l'obstruction.

"Ces gars, ils ne sont +pour+ rien", a critiqué Joe Biden lors de sa réunion avec le parti démocrate. "Quel est leur programme?" a-t-il demandé.

Reste à voir si les républicains, sur lesquels l'ancien président Donald Trump a encore beaucoup d'influence, ont réellement besoin d'un programme détaillé, au moment où les Américains sont excédés par une inflation record et une nouvelle vague de la pandémie. 

Joe Biden se débat avec une cote de confiance anémique, estimée à environ 43% dans la majorité des sondages.

Et sa tentative mercredi de reprendre la main avec une conférence de presse marathon a buté, comme souvent, sur sa tendance aux gaffes et aux digressions parfois confuses.

Il a dû clarifier jeudi une formulation sur la possibilité d'une incursion "mineure" de la Russie en Ukraine, adjectif qui a suscité l'indignation de Kiev. 

Disant avoir été "absolument clair" avec Vladimir Poutine, le président américain a déclaré: "Si un groupe d'unités russes traverse la frontière de l'Ukraine, c'est une invasion."

La Maison Blanche s'est par ailleurs employée à déminer d'autres déclarations, qui semblaient questionner à l'avance la légitimité des élections législatives de l'automne.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.


Le nouveau Premier ministre Burnham réunit son gouvernement, sans les proches de Starmer

Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
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  • Andy Burnham a pris ses fonctions comme Premier ministre britannique, remaniant profondément son gouvernement et écartant plusieurs proches de Keir Starmer
  • Il doit annoncer ses premières mesures pour le pouvoir d'achat, tout en promettant une réindustrialisation, davantage de logements sociaux et des réformes majeures

LONDRES: Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham réunit mardi son gouvernement marqué par le départ de fidèles de son prédécesseur Keir Starmer et doit annoncer des mesures pour le pouvoir d'achat.

A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester (nord de l'Angleterre) jusqu'au mois dernier est devenu le septième Premier ministre britannique depuis 2016, année du Brexit, en succédant lundi au démissionnaire Keir Starmer et ses deux ans au pouvoir.

Si l'on retrouve dans les rangs du nouveau gouvernement des figures déjà présentes dans l'équipe de Keir Starmer, des fidèles de l'ex-Premier ministre ont été éloignés, le journal The Times titrant même sur une "purge".

Le Financial Times pointe lui une "surprise": l'ancien ministre de la Défense John Healey, qui avait quitté le gouvernement Starmer sur fond de désaccord budgétaire, remplace Rachel Reeves aux Finances - une fidèle de Keir Starmer écartée.

John Healey fait face à une lourde tâche, dans un contexte de croissance atone et de finances contraintes par une dette publique élevée.

Le portefeuille de la Défense revient à Wes Streeting, ambitieux ex-ministre de la Santé qui avait envisagé un temps de défier Keir Starmer à la tête du Labour. Il sera chargé de mettre en œuvre le plan d'investissement sur dix ans pour moderniser l'armée britannique.

"Nous veillerons à ce que nos forces armées disposent des ressources nécessaires", a appuyé Wes Streeting dans une publication sur X suivant sa nomination, revenant sur la question des moyens alloués à la défense qui avait fragilisé en juin le gouvernement Starmer et accéléré sa chute.

Le nouveau ministre a également assuré l'Ukraine de son soutien, après que Andy Burnham a échangé par téléphone avec son dirigeant Volodymyr Zelensky, mais aussi avec Donald Trump ou Emmanuel Macron.

Ed Miliband, ministre de l'Energie sortant, devient chef de la diplomatie britannique. Shabana Mahmood, connue pour sa fermeté sur l'immigration, est elle maintenue à l'Intérieur.

Un autre très proche de Keir Starmer, ex-ministre de la Justice et vice-Premier ministre David Lammy, a lui été mis à l'écart du nouvel exécutif.

- "Changements profonds" -

La figure de l'aile gauche du parti Angela Rayner, qui fut numéro deux de Keir Starmer, retrouve son portefeuille du Logement.

Andy Burnham doit réunir mardi son équipe gouvernementale, et annoncer de premières mesures de lutte contre le coût de la vie.

Il souhaite agir rapidement en accord avec sa première allocution devant Downing Street la veille, où il a promis d'engager "les changements les plus profonds de ces quarante dernières années" au Royaume-Uni, lui faire retrouver sa "stabilité" et "redonner de l'espoir".

S'exprimant sans notes et sans pupitre en présence de son épouse Marie-France van Heel, de ses enfants et de sa mère, le nouveau Premier ministre a dit vouloir réindustrialiser le pays, construire plus de logements sociaux et bâtir une "nouvelle économie" dans laquelle les services essentiels sont davantage contrôlés par l'Etat.

Il a érigé en priorité de "mettre fin au sans-abrisme", après s'être rendu dans un refuge pour personnes sans domicile fixe au matin de sa nomination.

Les travaillistes comptent aussi sur Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, Andy Burnham est devenu l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays grâce au renouveau connu par l'agglomération de Manchester. Il a dit vouloir décentraliser le pouvoir et créer un "N°10 du Nord" à Manchester.