Élections libanaises : l'ancien Premier ministre Hariri participe à des réunions clés

Saad Hariri. (Photo fournie)
Saad Hariri. (Photo fournie)
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Publié le Samedi 22 janvier 2022

Élections libanaises : l'ancien Premier ministre Hariri participe à des réunions clés

  • «Nous assisterons à une confrontation entre la classe dirigeante et l'opposition»
  • L'ancien député et vice-président du courant du Futur Mostapha Allouch a déclaré à Arab News: «Jusqu'à présent, nous n'avons pas été informés de la décision de Hariri et de toutes les autres questions liées à cette décision»

BEYROUTH : Quatre personnes seulement ont déposé leur candidature pour les élections législatives libanaises prévues en mai depuis l'ouverture du processus de nomination le 10 janvier.

La prochaine chambre des députés élira un nouveau président en octobre, cinq mois après les élections législatives.

Quelque 250 000 expatriés libanais se sont inscrits à l'étranger pour voter lors des prochaines élections visant à choisir 128 députés.

Seul un tiers d'entre eux s'étaient inscrits aux élections précédentes, ce qui témoigne d'un enthousiasme pour le changement.

Zeina Helou, experte en affaires nationales, a affirmé à Arab News que ceux qui avaient soumis leurs candidatures appartenaient à l'opposition.

Helou a révélé qu'il y avait eu un retard dans le processus parce que des personnalités de l'opposition avaient remis en question la probabilité de tenue des élections législatives.

D'autres retards ont été enregistrés en raison de la loi électorale qui exige que les candidats s'inscrivent sur les listes électorales pour être considérés comme candidats.

en bref

Les élections législatives s’annoncent houleuses car le peuple libanais est favorable à un bouleversement politique au sein d’un système accusé de corruption.

Les candidats sont également tenus de déposer 30 millions de livres libanaises (19 800 dollars), ce qui est bien plus élevé que les 8 millions de livres déposées lors des précédentes élections législatives.

Helou a expliqué que les choses pourraient prendre forme lorsque l'enregistrement des listes de candidats commencera, la date limite étant fixée entre le 16 mars et le 4 avril.

Dans un contexte de faible nombre de candidatures, les forces politiques au pouvoir étudient toujours la possibilité de maintenir leurs alliés électoraux, plusieurs alliances ayant été rompues à la suite de la crise politique.

Le mystère entourant la position de l'ancien Premier ministre Saad Hariri, qui est rentré à Beyrouth jeudi matin, a accentué leur frustration.

Hariri a quitté le Liban en juin dernier après avoir refusé de former un gouvernement.

Il a rencontré les membres de son bloc, les rapports indiquant qu'il ne se présentera pas aux prochaines élections, ce qui laisse aux députés de son bloc le choix d'y participer ou non.

L'ancien député et vice-président du courant du Futur Mostapha Allouch a déclaré à Arab News : «Jusqu'à présent, nous n'avons pas été informés de la décision de Hariri et de toutes les autres questions liées à cette décision.»

Allouch a signalé que Hariri tenait plusieurs réunions et que la situation pourrait être plus claire la semaine prochaine.

La rumeur politique a laissé entendre que les alliés politiques de Hariri, dirigés par le président du Parlement Nabih Berri et le chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt, chercheront à le convaincre de se présenter aux élections ou de laisser participer le courant du Futur, car leur absence laissera un vide sur la scène sunnite.

Les craintes concernant la représentation sunnite grandissent car les personnalités influentes hésitent à se présenter aux élections. L'ancien Premier ministre Tammam Salam a annoncé jeudi qu'il ne souhaitait pas se présenter aux élections.

Nazih Njeim, membre du courant du Futur, a révélé que plusieurs députés du parti ne se présenteront pas aux élections si Hariri ne se présente pas.

Il a affirmé : «Quand la composante sunnite ne va pas bien, cela rejaillit sur le pays.»

Le Dr Walid Fakhreddin, expert en affaires publiques, a expliqué : «La décision de Hariri de ne pas se présenter aux élections semble être prise, sachant qu'il porte en partie la responsabilité de l'effondrement du pays et plus particulièrement du compromis qui a amené Michel Aoun à la présidence.»

Il a ajouté que d'autres forces politiques au pouvoir ont également été touchées en plein cœur.

«Le Courant patriotique libre est détruit au niveau de la base, et au niveau interne, il y aura des luttes entre rivaux du même parti sur le même siège. Le Parti socialiste progressiste renommera ses députés.»

Il a ajouté : «Nous pouvons également dire que si la popularité du Hezbollah et du mouvement Amal a été touchée dans certains districts, il n'est plus impossible de la briser dans d'autres districts.»

«Nous assisterons à une confrontation entre la classe dirigeante et l'opposition.»

«Les partis au pouvoir se battront entre eux, et l'opposition pourrait gagner plus qu'une liste dans quelques districts», a soutenu Fakhreddin.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.


Accord Liban-Israël: Beyrouth demande l'aide d'Athènes pour son application

Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.  "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis. "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
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  • Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées"
  • Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

ATHENES: Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.

"Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes.

"Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en oeuvre" et "l'aide de la Grèce dans toutes les instances internationales", y compris "aux Nations unies", a-t-il ajouté.

L'accord conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre, qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées".

Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

"La Grèce, en tant qu'ami traditionnel à la fois du Liban et du monde arabe, et en même temps partenaire stratégique d'Israël, est prête à soutenir tout effort de désescalade et de compréhension mutuelle", a-t-il insisté, rappelant que son pays a envoyé de l'aide militaire et humanitaire au Liban.

La Grèce entretient historiquement de bonnes relations avec les pays arabes, en développant parallèlement ces dernières années une coopération étroite avec l'Israël en matière de sécurité et de défense.

Lundi, Athènes s'est félicité d'avoir signé un accord majeur avec Israël pour l'achat d'un système de défense antiaérienne d'environ trois milliards d'euros.